jeudi 8 août 2019

Live Report : Lollapalooza Paris - 20/07/19 - jour 1

Le week-end du 20 et 21 juillet, nous étions sur les terres de l’hippodrome de Longchamp pour la troisième édition du Lollapalooza parisien. Bon, ok, pas super rock comme festival, mais il y avait quand même de quoi satisfaire nos oreilles (… et de quoi les faire saigner aussi, un peu), et puis c’est beau de voyager mais il faut aussi penser à parler de ce qui se passe par chez nous ! Retour sur ce premier jour du festival dans la suite du post.


Samedi 20 juillet

Notre début d’après-midi peut être résumé à des aller-retour entre la scène alternative et la scène Perry (électro). On jette un œil au DJ Gryffin, puis on retrouve Jaden Smith (oui oui, le fils de Will) sur l’Alternative Stage.



Derrière lui, un immense écran diffuse des vidéos de paysages urbains et sauvages, créant un fond de scène parfait. Si la journée avait bien commencé, le ciel bleu s’est rapidement couvert et, au beau milieu du set de Jaden, nous nous retrouvons arrosés par des trombes d’eau.

On file se réfugier sous la tente de la scène électro, histoire de profiter pendant quelques instants du set de Dynoro, puis on retourne braver les éléments (ok, ça s’est vite calmé) pour voir la fin du show de Jaden Smith. Et, franchement, c’était un sacré show, aussi bien musicalement que visuellement !


Le jeune rappeur a un charisme indéniable, il danse, il échange avec la foule, il se rase le crâne sur scène (oui, vous avez bien lu). C’était vraiment un bon moment, l’un des meilleurs de cette première journée de festival, et si l’occasion venait à se présenter à nouveau, nous n’hésiterions pas à retourner le voir !

Ensuite, retour vers la scène électro avec Alison Wonderland. Certains d’entre vous la connaissent peut-être ; c’est sans doute l’artiste électro la plus alternative de la journée – au côté de Kayzo. L’Australienne enflamme la Perry’s Stage, et nous en oublions même de sortir du chapiteau pour la suite de notre programme.



Ensuite, direction la scène alternative – encore – pour Skip The Use. Ce groupe, que j’ai dû voir une dizaine de fois depuis que j’ai commencé à écrire pour Alternativ News il y a plus de 5 ans, fait toujours preuve de la même énergie décalée en live. Après deux ans de pause, Mat Bastard et sa bande sont de retour plus en forme que jamais et ont l’air bien décidés à prouver que Skip The Use, eh bien c’est pas fini. Le groupe présente deux nouveaux morceaux, "Damn Cool" et "Forever More", et le Lollapalooza approuve.  


C’est ensuite au tour d’IAM de commencer son show sur la MainStage 1. La foule se presse devant la scène, c’est plutôt impressionnant, et le public est complétement hétéroclite, on y retrouve aussi bien des bobos trentenaires que des ados venus en bande.


Akhenaton et Shurik’n, aux micros, le groupe débute son set avec l’incontournable tube "L’Ecole du micro d’argent". Sur scène, pas de show exceptionnel, le groupe apparaît avec ses masques devant une mise en scène japonisée, comme à son accoutumée. Mais il n’en faut pas plus, finalement : les gens viennent voir la légende IAM, c’est tout, pas de chichis.

 
Bien sûr, le point fort du set sera le cultissime titre "Je danse le MIA", que tout le monde connaît et reprend en chœur. Un peu plus vers le fond – là où les festivaliers ont la place de bouger – tout le monde ressort les petits pas du MIA, bière à la main. Un chouette moment, ça fait plaisir de revoir les Marseillais sur scène, et de jolies surprises comme les confettis qui sont en fait une pluie de faux billets verts.

 
Place ensuite à la sensation Orelsan sur la MainStage 2. Pour être tout à fait honnête, je ne maîtrise absolument pas le sujet, mais je me réjouissais de découvrir ce rappeur dont tout le monde parle. Pour être tout à fait honnête aussi, je n’ai pour ma part pas du tout accroché, malgré l’enthousiasme débordant des fans qui m’entouraient. Pas de charisme, pas vraiment de rythme, une nonchalance qui m’a fait lever les yeux au ciel à plusieurs reprises ; c’est clair que je ne payerai pas pour revoir le rappeur sur scène, mais autour de moi il y a des milliers de personnes qui prennent leur pied, donc il n’a pas vraiment besoin de mon soutien.

Nous loupons Perry Farrell’s Kind Heaven Orchestra sur l’Alternative Stage pour ne pas manquer une miette du show de Twenty One Pilots. Il faut noter que Perry Farrell, en plus d’être le chanteur de Jane’s Addiction, est aussi le créateur du festival Lollapalooza ! Il s’était donc gentiment accordé le spot de clôture de la scène alternative – pourquoi se priver, après tout ?


Le show de la journée, ce sera bien entendu Twenty One Pilots sur la MainStage, comme on aurait pu s’y attendre. Le seul point négatif de ce set, c’est la pluie qui nous rince à nouveau (on est trempés jusqu’aux os), mais hors de question de louper une seconde du show. Après l’intro sur "Jumpsuit" qui réveille illico tout le festival, on enchaîne avec l’énergique "Levitate" puis "Heathens", repris en chœur par la foule.

Sur scène, nous retrouvons la voiture en flammes, Joshua Dun et sa batterie en hauteur, le piano de Tyler Joseph, mais bien entendu, aucune trace du pont suspendu qui nous avait vendu du rêve à Bercy en mars. Pas bien grave, le duo sait assurer le show comme personne, pas besoin de diversions scénographiques pour nous en mettre plein la vue et les oreilles. Les fans sont très nombreux et donnent de la voix, même sur des titres qui ne sont pas "Ride" ou "Stressed Out".

En revanche, on est un peu tristes que Tyler n’ait pas quitté la scène sur "Car Radio" comme il a l’habitude de le faire pour se retrouver à l’autre bout de la salle, ou perché quelque part sur les tentes son et lumière des festivals. C’était peut-être la faute à la pluie qui limite les déplacements à risque, mais le chanteur est resté sur scène jusqu’à la fin de la chanson.

Pour conclure le set, nous avons droit à "Chlorine", puis l’incontournable "Trees", qui vient à chaque fin de concert nous faire pleurer, sauter et danser. Tyler et Josh ne dérogent pas à leur tradition et viennent s’installer sur les plateformes portées par la foule, frappant sur leurs grosses caisses comme si leur vie en dépendait. Les confettis viennent compléter ce bouquet final, et tous les fans repartent les yeux pleins d’étoiles, comblés par la superbe prestation de leurs idoles.

Cette première journée de festival s’achève en compagnie de Martin Garrix sur l’autre Main Stage, feux d’artifice et jeux de lumières au programme. C’est pas vraiment le style de prédilection d’Alternativ News, mais on passe un agréable moment à ne pas se prendre au sérieux et à profiter de la météo qui s’est calmée (et on profite des lance-flammes pour faire sécher nos vêtements à distance).

Pour le retour sur Paris, le système des navettes en bus est plutôt cool. Il faut attendre, c’est sûr, mais on reste à une distance raisonnable des principaux axes de la ville – rien à voir avec le périple pour repartir du Download depuis qu’il est allé s’exiler dans la base aérienne 217… 
Rendez-vous très rapidement sur notre site pour le live report du dimanche ! 

Merci à l'équipe du Lollapalooza et notamment à Natacha C. !

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. 







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