vendredi 15 mai 2020

Chronique Express : Boston Manor - GLUE

Quand on voit le grand écart entre Be Nothing, sorti en 2016 et GLUE en 2020, on se demande bien si c'est bien Boston Manor qui a sorti ces albums. Be Nothing était un vrai album de pop-punk mélancolique, Welcome To The Neighborhood mettait presque entièrement de côté le son de son prédécesseur pour avancer à vitesse grand V vers un son plus grunge, lourd et atmosphérique. Et GLUE, bien que proche de cette ambiance, est encore une bête bien différente. ''Everything Is Ordinary" démarre sur les chapeaux de roues, agrippe l'auditeur pour ne plus la lâcher : les guitares sont tranchantes, les synthés et les parties machines sont sombres juste comme il faut, la mélodie est prenante et la voix bourrée de distorsion donne encore plus de puissance au morceau. "1's & 0's" suit le même chemin avec ce break complètement dingue et ce refrain hyper catchy. Et si on ne se fie qu'à ces deux premiers titres, cette faculté qu'a la bande à mixer les influences pour sortir quelque chose de personnel est complètement bluffant. ''Plasticine Dreams" ou encore ''Only1" et l'énorme ''Liquid" (avec Jon Floreani de Trophy Eyes) font ressortir un son grungy, toujours avec cette intelligence à trouver le refrain qui fait mouche à tous les coups. Et puis, dans cet album aux facettes multiples, ce sont les morceaux mid-tempo où les atmosphères sont mises en avant qui donnent encore plus envie de revenir vers GLUE. A ce petit jeu, les natifs de Blackpool sont très très forts. Le côté spatial de "On A High Ledge", qui démarre avec un synthé tout droit sorti de la BO d'Interstellar, pour se construire avec quelques notes de guitares et une ambiance glaciale, est tout simplement excellente. Et ce n'est pas ''Terrible Love" qui viendra inverser le tendance avec cette ballade à l'ambiance post-apocalyptique, qui est bien entendu une vraie réussite. Au même titre que la magnifique "Stuck In The Mud" où la voix de Henry est mise en avant et montre tout l'étendue de son registre. Rien à dire. Et comment faire pour refermer GLUE de la meilleure manière qui soit ? Et bien on balance le furieux "Monolith", qui mixe avec bonheur tous les ingrédients que les 5 ont en stock. On reste même sans voix devant la capacité du groupe à constamment se renouveler et à proposer un son à la fois familier et personnel. Boston Manor sonne comme Boston Manor, point barre. Et GLUE est leur meilleur album et un des meilleurs disques de 2020 !

4,5/5
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Guillaume W.

dimanche 10 mai 2020

Chronique Express : VAR - The Never-Ending Year

VAR, c'est un groupe islandais et The Never-Ending Year est leur premier effort. Le quatuor originaire de Reykjavik officie dans l'emo/post-rock et ces neuf titres vont vous bouleverser, c'est une certitude. "Moments" a à peine eu le temps de démarrer que la magie opère déjà. Une voix androgyne, une basse omniprésente, des guitares cristalline, une ambiance ultra atmosphérique et une émotion à fleur de peau, voilà les ingrédients que proposent le groupe. La suite ? Elle ne fera que confirmer l'énorme impression laissée par cette ouverture. ''Fearless" fait la part belle à la douceur avec une mise en avant des claviers, tandis que l'instrumentale "Drowning" sort tout droit d'un album de Sigur Rós. Mais VAR sait aussi se faire plus incisif quand le morceau l'exige comme sur ''Run'' et "Where To Find You" où les grosses guitares sont de sortie sur un refrain gigantesque, ou se faire encore plus doux avec les machines du Radiohead-esque "By The Ocean", avec toujours cette superbe voix qui navigue sur la musique. Et ce n'est pas le magnifique final de ''I Still Miss You" où cordes et guitares se mêlent dans une danse magique qui viendra inverser la tendance. Ces 4 minutes et 55 secondes d'éternité ne viennent que confirmer ce que l'on pensait déjà dès les premières notes. VAR a sorti un très grand album et The Never-Ending Year (titre tellement approprié à cette année 2020...) sera assurément très très haut sur les listes de fin d'année. A ne louper sous aucun prétexte.

4,5/5
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Guillaume W. 

mardi 5 mai 2020

Chronique Express : Chief State - Tough Love

Encore des nouveaux venus dans l'univers ultra bouché et cliché du pop-punk, Chief State débarque avec son nouvel EP 7 titres et le moins que l'on puisse dire, c'est que les 5 originaires de Vancouver ont bien progressé depuis leur première sortie. Les p'tits gars qui décrivent eux-mêmes leur musique comme du ''pop-punk pour jours de pluie'' ont plutôt trouvé une bonne définition à leur musique. On est loin du pop-punk ensoleillé, mais le point commun est le côté hyper accrocheur de leur musique. On ne perd pas de temps, les 7 titres sont envoyés en 23 minutes. C'est rapide (''Deciduous'', ''Reprise''), émotionnel (le refrain de ''Try Hard'', le mid-tempo ''Biding Time'', la très belle ''Choke'') et surtout, ça se retient en une seule écoute. Les refrains sont hyper catchy, les lignes de chant à la The Story So Far passent nickel et c'est assez varié pour que l'on ait envie d'y revenir avec plaisir. Même si ces morceaux sont encore trop influencés par les copains de la scène, Chief State ont tout ce qu'il faut en stock pour être la next big thing ! A découvrir !

3,5/5
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Guillaume W.  

lundi 13 avril 2020

Chronique Express : Brian Fallon - Local Honey

J'aurais aimé écouté ce troisième album solo de Brian Fallon avec mon père. Je me suis immédiatement fait cette réflexion lorsque j'ai entendu pour la première fois Local Honey. Mais la vie a fait que je ne pourrais jamais partagé ce moment là avec lui. Ce n'est pas pour faire dans le sentimentalisme que je raconte ça, mais simplement parce que je suis persuadé que ce disque est le trait d'union entre la musique que mon père écoutait (folk, rock, country) et ma culture musicale. En grandissant, j'ai clairement appris à apprécier certains artistes qu'il aimait tant, notamment Johnny Cash, et du coup, ce disque du frontman de The Gaslight Anthem (a-t-on encore besoin de le préciser ?) aurait probablement été un des disques qu'on aurait acheté tous les deux. Du coup, la première écoute de Local Honey a été douloureuse. Douloureuse, car elle a fait remonté énormément de choses en moi, auxquelles je me suis interdit de penser pour je ne sais quelles raisons. Et encore une fois, la magie opère. Alors que sur ses deux albums précédents, on restait dans un registre rock'n'roll proche de son groupe de toujours, ici Brian s'essaye à l'exercice de l'album country/folk rock intimiste. Et dès "When You're Ready", parfait morceau d'ouverture, tout en douceur, entre guitare acoustique, batterie discrète, et cette voix, douce et apaisée. "21 Days" qui suit, est une balade bouleversante, d'une beauté à couper le souffle où l'acoustique côtoie des percussions magnifiques et un refrain sublime. Des claviers (''Vincent"), des passages atmosphériques (''I Don't Mind (If I'm With You)"), une version fallon-esque de la country alternative (''Lonely For You Only''), pour terminer sur un chef-d’œuvre d'écriture (''You Have Stolen My Heart"). Avec seulement 8 titres au compteur, Local Honey pourrait paraître trop court. Mais en fait, ces 32 minutes montre encore une fois à quel point Brian Fallon est un songwriter de talent. Un talent qui le place désormais aux côtés de légendes que sont Johnny Cash, Bruce Springsteen et Bob Dylan. J'aurais aimé écouté ce troisième album solo de Brian Fallon avec mon père. Mais au final, il est encore là avec moi quand j'entends Local Honey. Et ça monsieur Fallon, ça n'a pas de prix. Merci. 

4,5/5
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la musique

Guillaume W. 

vendredi 10 avril 2020

Chronique Express : VNDALE - The Electric Night (EP)

VNDALE est un nouveau venu sur la scène parisienne. Enfin plus ou moins, car la moitié du line-up est issue de DEBUNK, dont il est la suite logique, mais nous y reviendrons plus tard. Tel un phénix, Tony (chant) et Arthur (batterie) se sont associés à Rico et JP, tous deux guitaristes et nous proposent une nouvelle version de leurs perspectives et ambitions. Pour ceux déjà familiers avec la musique de DEBUNK, vous ne serez pas dépaysés. Leur rock/metal alternatif à grand renfort de sonorités modernes est toujours de la partie, et The Electric Night, leur première réalisation en est le manifeste parfait. D'entrée de jeu le détonnant et expéditif "Igniter" nous balance un riff presque pop-punk easycore contrebalancé par des sons plus alternatifs, un pont aéré (une des nombreuses marques de fabrique du combo) et d'un solo de guitare mélodique très appréciable. L'oeuvre ayant pour thème principal le Japon (l'artwork ayant été shooté au pays du Soleil Levant), on retrouvera logiquement sur "UENO", premier single tiré de la galette, des harmonies occidentales intéressantes. Les choses se durciront avec "Out For Blood" aux forts relents nu-metal dans ses riffs plombés et encore plus avec "Moving On" et ses assauts de double pédale sur les couplets. Les fidèles de la troupe auront d'ailleurs reconnus "Redemption", sorti en clip il y a plusieurs années sous leur ancien patronyme, cependant ré-enregistrée et remise au goût du jour pour l'occasion. Et puis il y a la finale "Beating Me Down", qui clôt la galette. Et je m'arrêterais particulièrement sur ce titre car en plus d'être le plus émouvant de l'ensemble, il nous emmène dans des territoires plus sombres, plus travaillés et recherchés montrant pleinement le potentiel du combo, à grand renfort de superposition vocale qui vous colleront des frissons. Le retour est donc gagnant, et à travers les 5 titres que composent ce trop court EP, le quartet part de la meilleure des manières possibles.

3,5/5 
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Axel R.

jeudi 9 avril 2020

Chronique Express : Violent Soho - Everything Is A-Ok

Quatre ans après l'excellent WACO, les Australiens de Violent Soho reviennent avec leur cinquième album (et premier chez Pure Noise Records), Everything Is A-Ok. Violent Soho fait tout simplement partie de revival grunge qui sévit depuis plusieurs années maintenant. Et la bande fait très clairement partie du haut du panier. Avec 10 titres torchés en 35 minutes, on a choisi le simple et l'efficace. De l'autre côté de l'Atlantique, on appelle ça ''less is more'', et ça s'applique parfaitement à la musique du groupe australien. Hyper bien foutu, mélodique, tendu comme un string, catchy, et un poil nostalgique, car si ce disque était sorti en 1994, ça n'aurait pas fait débat, ça aurait cartonné sévère. Mais les chansons dans tout ça ? Pas de fioritures : basse, guitares, batterie, un chant nasillard qui fera penser à Billy Corgan (en moins clivant quand même) et un travail impressionnant sur les mélodies imparables. ''Sleep Year" mettra tout son monde d'accord en 3 minutes 28 secondes au chrono. Un seul titre et nous voilà déjà conquis. Mais ce morceau est l'arbre qui cache la forêt puisque les 9 morceaux restants sont du même calibre. Plus poppy (l'influence Smashing Pumpkins de ''Vacation Forever", les arpèges Nirvanesques de "Pick It Up Again"), ou hyper véloce ("Easy"), un poil de dissonance dans les guitares de ''Canada" et de l'excellent mid-tempo "Slow Down Sonic" et même un final country alternative des plus réussis (''A-Ok"). Avec toujours cette maîtrise absolue des codes couplets/refrains addictifs. Sans renouveler le genre, mais avec une efficacité à toute épreuve, Violent Soho envoie de la godasse et fait clairement parler la poudre avec ce nouvel album. A ne pas manquer.

4/5
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Guillaume W. 

lundi 6 avril 2020

Chronique Express : All Time Low - Wake Up Sunshine

17 ans après leur formation, All Time Low font désormais figure de vétérans dans la scène pop-punk et ont influencé bon nombre de groupes. Avec ce nouvel et huitième album, Wake Up, Sunshine, la bande fait ce qu'elle sait faire de mieux, à savoir un pop-punk où l'accent est mis sur le poppy et le catchy. Avec ces 15 titres au compteur pour 47 minutes, la bande donne tout ce qu'elle a en stock, tout en respectant le format des trois minutes : couplet/refrain/couplet/refrain/pont/refrain. Une formule éprouvée, qui fonctionne pour eux puisqu'ils ne que peu dévier de leur trajectoire depuis leurs premières sorties. Le prédécesseur, Last Young Renegades les avait vus tenter des petites choses, tout en mettant en avant une facette pop et atmosphérique vraiment pas désagréable. Wake Up, Sunshine est un mix de ces deux facettes. D'un côté, des titres pop-punk /power-pop ensoleillés, et il faut bien l'avouer hyper accrocheurs (''Some Kind Of Disaster", "Sleeping In", "Gateway Green" et son petit côté New Found Glory, l'excellente et finalement très blink-182 "Melancholy Kaleidoscope") et d'un autre côté, des passages pop-rock où l'émotion prend le dessus (la très belle "Safe", "Favorite Place" ou encore "Glitter & Crimson") et qui ne feraient pas tâche sur un disque de Jimmy Eat World. On se rend finalement compte que ce disque est divisé en deux : une première partie plus pêchue (et ce morceau-titre bien rentre dedans) et une deuxième plus mid-tempo. Sur ces 15 titres, il y a forcément du déchet, car rares sont les groupes parvenant à tenir la distance sur un seul disque avec autant de morceaux. On se retrouve donc avec quelques titres bien plus dispensables (''Monsters", "Pretty Venom", ou encore "Basement Noise"), qui n'apportent rien de bien neuf et ne parviennent pas à se hisser au niveau des meilleurs compositions de cet album. Bien entendu, le côté adolescent est encore présent, notamment dans les textes, mais All Time Low fait preuve ici d'une maturité plus évidente que précédemment. Wake Up, Sunshine est donc un bon disque, bien écrit (franchement les types savent composer des chansons catchy au possible, aucun doute là-dessus) et qui arrive pile poil pour la belle saison. Sans rien révolutionner, mais dans le genre pop-punk radio, on peut faire un bien plus mauvais choix.

3,5/5
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Guillaume W. 

dimanche 5 avril 2020

Interview : Enter Shikari

Alors que Nothing Is True and Everything is Possible, le sixième album d’Enter Shikari sort le 17 avril, le groupe devait être présent à Paris le 16 mars dernier pour une journée promo. Pandémie mondiale oblige, les Anglais sont restés chez eux. Alternativ News a toutefois pu s’entretenir par téléphone avec Rob Rolfe, le batteur de la formation. Entretien à lire dans la suite.

jeudi 26 mars 2020

Chronique Express : Higher Power - 27 Miles Underwater

Deuxième album pour le quintet de Leeds, Higher Power. Et le moins qu'on l'on puisse dire, c'est que ce disque est un joyeux bordel. 27 Miles Underwater mélange les styles et les saveurs : hardcore 90's, néo-metal, metal alternatif et grunge. Trois ans après un Soul Structure plus que prometteur, mais un poil brouillon, cette fois-ci, les cinq ont mis les petits plats dans les grands : signature chez Roadrunner Records et surtout Gil Norton aux manettes. Juste le type qui a produit The Colour And The Shape des Foo Fighters, Doolittle, Bossanova et Trompe Le Monde des Pixies ou encore Futures de Jimmy Eat World. Pas un peintre donc. Et bon dieu, ça sonne gros ! Et le premier truc qui m'a sauté aux oreilles, c'est la voix de Jimmy, caméléon, entre screams et voix hyper mélodique un poil nasillarde. ''Seamless", qui fait office d'ouverture de la galette (et d'où vient le nom de la galette), montre l'étendue des influences du groupe: riffs néo en diable, cris sur le couplet hardcore 90's typé Snapcase (d'ailleurs cette voix y fait terriblement penser, quel groupe sous-estimé d'ailleurs auquel Turnstile a absolument tout piqué !)  un refrain Deftones-ien en diable, et bim, ça fonctionne. ''Shedding Skin'' et ''King Of My Domain" (et son solo) changent leur fusil d'épaule en prenant le parti d'aller vers Seattle et Alice In Chains en particulier avec un refrain hyper bien branlé, précédé d'un couplet néo comme il faut. Et à nouveau, contre toute attente, ça marche du tonnerre. ''Lost In Static'' et l'excellent ''Rewire (101)" accélèrent le tempo tout en restant accrocheurs comme pas possible avec cette basse qui cogne. Moment de répit  avec la ballade grungy ''In The Meantime" et son côté unplugged d'Alice In Chains, avant de repartir de plus belle pour finir en boulet de canon. 27 Miles Underwater est tout simplement l'album le plus 90's que vous écouterez en 2020 (jusqu'à l'artwork d'ailleurs). Mais là où les lads sont forts, c'est qu'à aucun moment on ne se dit que cela sonne daté. On pourra reprocher le manque de variété sur certains morceaux, mais bon sang, ce disque est bien pensé. Cette deuxième livraison est une réussite qui parvient à faire passer un mix pas forcément digeste dans un morceau de 3 minutes haut la main. Influencé certes, mais une bonne baffe dans la tronche, rentre dedans, tranchant et ultra catchy. 

4/5
Recommandé si vous aimez : Deftones, Snapcase (et pas les copieurs de Turnstile), Alice In Chains, Filter

Guillaume W. 

samedi 21 mars 2020

Chronique Express : Dogleg - Melee

Formé en 2015, et après plusieurs EPs bien accueillis, Dogleg, quatuor originaire de Detroit, passe enfin l'étape du premier album avec les 10 titres de Melee. Signés chez Triple Crown Records (maison de goût il faut bien l'avouer), les 4 sont clairement prêts à en découdre avec leur emo-punk teinté de post-hardcore. Pas assez pop pour être étiqueté pop-punk, mais ultra catchy malgré tout, on ne perd pas de temps. ''Kawasaki Backflip" est torché en à peine 2 minutes et 24 secondes, qui suffisent à mettre tout le monde d'accord : une production maison, brute, sèche et sans artifices, des guitares qui dégueulent littéralement leurs mélodies, une voix à l'arrache, une section rythmique du feu de dieu et un refrain hyper bien branlé. BOUM ! Ces mecs là jouent comme si leur vie en dépendait et à l'écoute de Melee, impossible de pas penser au Four-Minute Mile de The Get Up Kids, musicalement (en moins pop c'est certain), mais aussi au niveau de cet état d'esprit première prise et surtout pour cette voix éraillée. ''Bueno" continue sur cette lancée et envoie le bois comme jamais avec ces choeurs qui viennent des tripes et toujours cette efficacité redoutable. "Prom Hell" et "Headfirst" se la jouent plus alambiqué, ''Fox" et "Cannonball" sonnent comme un Weezer sous amphétamines, "Hotlines" aurait pu se retrouver sur le fabuleux Soundtrack To A Headrush d'Emanuel et ''Ender", du haut de 6 minutes 20 aurait pu facilement se casser la figure dans la longueur, mais non. Avec son finish tout en douceur (rempli de cordes qui contribuent à donner un côté atmosphérique hyper surprenant et apaisant tant on en a pris plein la poire jusque-là), Dogleg prouvent à qui veut bien les écouter, qu'il faudra compter sur eux. Melee est un album urgent, féroce, sans temps mort, mélodique, accrocheur et  d'une sincérité absolue. Et surtout un des gros coups de coeur de cette année 2020 !

4,5/5
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Guillaume W. 

mercredi 11 mars 2020

Chronique Express : Silverstein - A Beautiful Place To Drown

20 ans après sa formation, Silverstein continue son petit bonhomme de chemin et débarque aujourd'hui avec son dixième album, A Beautiful Place To Drown. Près de trois ans après le très bon Dead Reflection, le quintet canadien balance 12 titres aux allures de tubes. Si la bande n'a jamais vraiment changé son fond de commerce, un post-hardcore plus ou moins pop mais toujours hyper accrocheur, la forme elle évolue un peu à chaque fois. Et clairement, Silverstein n'a jamais sonné aussi moderne et radiophonique. La production est absolument explosive et tout sonne énorme. Et bordel, chaque morceau est un tube susceptible de défoncer les radios rock (ok, difficilement en France). On reconnaît tout de suite le son si caractéristique ("Bad Habits'' et son refrain qu'on retient en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, et son alternance screams/chant clair de Shane Told à la voix inimitable, accompagné d'Aaron Marshall d'Intervals), des riffs et des mélodies entêtants comme pas deux (''Burn It Down'' avec Caleb Shomo de Beartooth, ''Infinite" avec en guest Aaron Gillespie d'Underoath), de l'émotion, un poil cheesy, il faut le dire, mais encore une fois, c'est tellement accrocheur qu'on a du mal à ne pas succomber (''Shape Shift'', "Take What You Give" et son côté Yellowcard hyper bien foutu en compagnie de Pierre Bouvier de Simple Plan). Mais on a aussi droit à quelques surprises, et on sonne finalement près de ce qu'à pu faire Bring Me The Horizon avec amo l'an dernier : le saxo de ''All On Me'', le riff énorme et ce refrain tellement immédiat de ''Madness" (sur lequel on retrouve la chanteuse Princess Nokia). Pas de déchets, tout sonne fort, et si Silverstein ne surprend pas, le groupe arrive toujours à trouver la faille vers nos petits coeurs d'emokids. A Beautiful Place To Drown est une bien belle addition à la discographie désormais bien fournie du groupe. 

4/5
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votre post-hardcore poppy et ultra catchy

Guillaume W. 

vendredi 6 mars 2020

Chronique Express : The Word Alive - MONOMANIA

Sixième album pour The Word Alive, coqueluche du metalcore made in Fearless Records. Plus les albums passent, plus la bande devient mélodique, jusqu'à cette nouvelle livraison, MONOMANIA. Franchement, la bande veut bien faire : des refrains ultra catchy, des mélodies en or massif, une voix pile dans la tendance, entre screams (de plus en plus rares) et voix claire un poil éraillée, des synthés, des passages électro, une production en béton armé où rien ne dépasse, une jolie émotion arrive même à pointer le bout de son nez. Bref, la panoplie complète pour cartonner chez Hot Topic. C'est un fait, ça fonctionne comme dans un rêve. Jusqu'à ce que l'on se réveille et qu'au final plus le temps passe, plus le groupe s’aseptise et ne fasse que sonner comme les 10 000 autres groupes du genre, ni plus ni moins. Et que ces refrains tellement catchy deviennent juste hyper répétitifs sur la longueur (passé la mi-album, on assiste juste à un recyclage des mélodies) et que cette production tellement propose finisse par filer la nausée. MONOMANIA n'est même pas mauvais, mais simplement un disque sans âme et sans aucune personnalité. 

2/5
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Guillaume W. 

mardi 3 mars 2020

Chronique Express : Four Year Strong - Brain Pain

Four Year Strong est de retour ! Enfin ! 5 ans après un album éponyme, plutôt bon, mais sans ce petit truc qui nous avait fait vibrer sur leurs albums précédents, les 4 natifs de Worcester, Massachusetts reviennent sur le devant de la scène avec leur septième album, intitulé Brain Pain. Et le truc qui saute aux oreilles à la première écoute, c'est le côté heavy du disque : la basse cogne comme jamais, les guitares tricotent des riffs du feu de dieu et la batterie envoie le bois. D'ailleurs les deux premiers morceaux postés sur la toile à l'annonce de ce nouvel album annonçaient clairement la couleur. ''Talking Myself In Circles'' est du Four Year Strong pur jus, mid-tempo, catchy à souhait, avec un break d'enfer sur le pont, et surtout cette complémentarité vocale entre Alan et Dan. C'est fort, y'a pas à chier. ''Brain Pain'' aurait très bien se retrouver sur Enemy Of The World avec ce riff ultra heavy et metal à souhait, mais toujours à la sauce Four Year Strong. Et en fait, ces deux titres sont indicatifs du disque dans son ensemble. ''It's Cool'' l'ouvre en défonçant la porte d'entrée et on passe avec une aisance impressionnante de morceaux plus poppy (''Get Out Of My Head'', l'excellent ''Learn To Live The Lie'') à des morceaux bien rentre dedans. Et Brain Pain a finalement des allures de best-of puisqu'on a vraiment la sensation que la bande revisite son passé avec un plaisir non dissimulé (''Crazy Pills'' résonne carrément comme s'il sortait de Rise Or Die Trying, tandis que ''Mouth Full Of Dirt'' semble tout droit sorti de In Some Way, Shape Or Form et ''The Worst Part About Me" échappée d'Enemy Of The World). Mais c'est n'est pas tout. On sait que la bande est aussi capable de nous sortir des trucs bien sympas en acoustique et c'est là que la très belle ballade ''Be Good When I'm Gone'' fait son entrée avec ses cordes et son côté coin du feu hyper réussi et pourrait être un morceau des Foo Fighters. Et pour ne rien gâcher, et comme d'habitude, les mecs se sont lâchés sur le superbe artwork qui ne fait qu'ajouter de la valeur à ce disque. Brain Pain est donc une entière réussite, et certainement leur meilleur disque depuis l'intouchable (?) Enemy Of The World. Les kings de l'easycore sont de retour et sont venus remettre les pendules à l'heure avec ce très gros album. 

4,5/5
Recommandé si vous aimez : le meilleur du pop-punk et de l'easycore dans un seul et même disque.  

Guillaume W. 

dimanche 1 mars 2020

Chronique Express : The Amity Affliction - Everyone Loves Once You Leave Them

Avec Misery, sorti en 2018, The Amity Affliction ont clairement divisé leur public et la critique. Leur metalcore hyper mélodique avait pris du plomb dans l'aile, sur fond de vagues expérimentations et de tentatives de refrains ultra poppy remplis de synthés. Produit par Matt Squire, plus habitué à être aux manettes de groupes pop, la greffe avait pris, mais seulement sur une partie de l'album. On pouvait malgré tout louer leur envie d'aller plus loin dans leur son, en tentant de nouvelles choses. Everyone Loves You Once You Leave Them reprend là où Misery s'était arrêté en y injectant des parties plus rentre dedans comme sur les albums précédents. Les Australiens n'ont besoin de personne pour créer des refrains hyper catchy et créer des morceaux qui restent en tête sans aucun problème. ''All My Friends Are Dead", "Soak Me In Bleach" et le surpuissant ''Catatonia'' qui clôt la galette reprennent où Let The Ocean Take Me et This Could Be Heartbreak se sont arrêtés et envoient du bois tout en gardant ce côté ultra mélodique dans les refrains, tandis que le versant poppy est apporté par ''All I Do Is Sink" et "Baltimore Rain". Ce qu'ils ont finalement gardé de Misery, donne une triplette de morceaux plus qu'oubliable (le terrible ''Aloneliness'', "Forever" et le cheesy ''Just Like Me'') et donne à ce disque un côté indigeste. Ce septième opus à l'artwork dégueulasse, est donc un disque qui tutoie le très bon et le très moyen. Pas leur meilleur album, pas leur moins bon non plus, cette nouvelle livraison de The Amity Affliction déçoit autant qu'elle régale. 

3/5
Recommandé si vous aimez : votre metalcore cheesy et catchy

Guillaume W. 

samedi 29 février 2020

Chronique Express : Mint Julep - Stray Fantasies

Duo en musique, comme dans la vie (ils sont mari et femme), Mint Julep débarque avec son quatrième album, Stray Fantasies. Toujours dans cette veine indie/électro pop/shoegaze qui leur va comme un gant, le duo ne cesse de peaufiner sa musique de disque en disque. Nostalgique des 80's, ce dernier est pour vous :  bourré de claviers, une basse ultra présente, d'une guitare et d'une batterie pleines de réverb'. Les compositions sont dansantes (''Blinded'' qui sert d'ouverture à la galette), remplies d'émotions (''Stray Fantasies'' et son loop de clavier hypnotisant, ''Still Waters''), éthérées (''White Noise''), carrément sombres (''Vakaras'') et sont toutes guidées par la très belle voix de Hollie, toujours en douceur, naviguant avec une aisance folle sur les parties musicales créées par son cher et tendre (''Iteration'', qui clôt l'album, vous prendra aux tripes avec son magnifique refrain). Un bien bel album en tout cas, qui rentre pile poil dans cette mouvance électro qui a chéri les années 80 et qui revient plus que jamais sur le devant de la scène. Pour le plaisir de nos oreilles en tout cas. 

4/5
Recommandé si vous aimez : Now, Now et Tegan And Sara qui auraient bossés sur la BO de Stranger Things

Guillaume W.  

vendredi 28 février 2020

Rock Am Ring / Rock Im Park 2020 : troisième salve de groupes !

Les festivals Rock Am Ring et Rock Im Park 2020 se dérouleront du 5 au 7 juin 2020 et voici dans la suite les 14 nouveaux noms confirmés pour cette édition anniversaire (35 ans du Ring et 25 ans du Park) !

mardi 25 février 2020

Chronique Express : Polaris - The Death Of Me

Succéder à This Mortal Coil, le premier album de Polaris sorti fin 2017, n'allait pas être chose aisée. En effet, ce premier effort était loin d'être passé inaperçu, encensé par le public et la critique. leur metalcore mélodique et féroce défonçait tout sur son passage. Qu'en est-il en 2020 avec la sortie de The Death Of Me ? Et bien, dans le fond le groupe continue de jouer sur ses forces principales : des morceaux techniques, alambiqués, jouant sur les facettes calme/tempête dans les voix et les guitares, des refrains hyper accrocheurs. En fait, on navigue dans les mêmes eaux mais cette maîtrise de la composition et ces petites touches d'évolution dans les morceaux font que le disque fonctionne du début à la fin. Tous les ingrédients d'une bonne suite sont réunis : tout y est plus grand, plus beau, plus fort. Le violent est devenu plus violent (''Pray For Rain, qui après un départ en douceur envoie de la godasse comme pas permis, ''Hypermania'', ''Landmine'', "Creatures Of Habit"), et le mélodique l'est devenu encore plus ("Masochist", ''Vagabond'' et son refrain limite metal alternatif, "Above My Head"). Et surtout cette équilibre entre violence et mélodie, souvent casse gueule à trouver, est franchement bien dosé, sans excès ni d'un côté, ni de l'autre. The Death Of Me réussit haut la main le test du tant redouté deuxième album. Sans changer du tout au tout, mais en continuant sur sa lancée. L'effet de surprise en moins. 

4/5
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Guillaume W. 

mercredi 19 février 2020

Chronique Express : Thief Club - New View (EP)

Depuis la mise en sommeil d'Hit The Lights (le groupe a sorti deux nouveaux singles seulement depuis leur dernier EP en 2016) après Just To Get Through To You. Nick Thompson, frontman de la bande, s'est depuis consacré à écrire pour lui-même et son projet Thief Club. Après un album en 2016, le voilà de retour avec les 5 nouveaux titres qui composent ce New View. Fondamentalement, le fond ne change pas. Il s'agit toujours d'un pop-punk puissant et catchy. Dès ''Chicago'', pas de fioritures, on envoie du bois, la voix du bonhomme est aisément reconnaissable et bordel ce refrain est catchy ! ''Bitter Blue'' aurait pu être une Face-B d'Hit The Lights, toujours avec ce petit refrain irrésistible, ''Jen'' envoie du BPM avec une belle émotion, l'acoustique ''My Best Friend'', guitare/clavier/voix fait son effet aussi sans problème. Mais c'est vraiment sur la très belle ''Death Valley Super Bloom'' qui clôt New View qu'on scotche le plus : un morceau puissant (cette basse est hyper prenante et hypnotique) et atmosphérique, mené de main de maître de bout en bout, et certainement son morceau le plus ambitieux depuis l'album Invicta. Au final, le seul reproche que l'on peut faire à cet EP, c'est sa courte durée, pour le reste, c'est du très bon. Sans miser sur l'originalité et en nageant dans les mêmes eaux qu'Hit The Lights certes, mais on reviendra sur New View avec un plaisir non dissimulé. 

3,5/5
Recommandé si vous aimez : Hit The Lights, Number One Gun, votre pop-punk catchy et émotionnel

Guillaume W. 

samedi 15 février 2020

Chronique Express : Stray From The Path - Internal Atomics

Avec chaque album, Stray From The Path devient plus rentre dedans. Ce nouvel et dixième (!!!) album de la bande ne fait pas exception. Musicalement, on sait où va le groupe, à la fois puissant, groovy et prêt à démonter un pit à la demande avec ce hardcore mâtiné de punk et d'une louche de hip-hop. ''Ring Leader'' ouvre le bal et ce putain de refrain de malade se reprend directement ''Have you lost your goddamn mind?/ Straight jacket/ Hyptonize"  et ce mosh part défonce tout sur son passage, prenant son pied comme une tornade dans un camping. Internal Atomics vous attrape à la gorge et ne nous lâche qu'aux dernières notes de ''Actions Not Words''. Internal Atomics est un album violent (''Double Down'' ou encore ''Holding Cells For A Living Hell'' sont prêtes à vous mettre la pâté en live, c'est une évidence), sans compromis, et une critique acerbe de la société américaine et de son président. Si l'évolution musicale n'est pas flagrante ici, le quartet de Long Island continue sur sa lancée et affirme coûte que coûte son identité. Encore une fois, un disque à écouter pour ses paroles et cette furie qui les anime. 

4/5
Recommandé si vous aimez : Rage Against The Machine qui aurait bouffé du Converge en passant sur le corps d'Every Time I Die

jeudi 13 février 2020

Chronique Express : Handguns - When The Lights Burn Out

5 ans après Disenchanted, les pop-punkers d'Handguns sont de retour avec When The Lights Burn Out. Avec 4 albums au compteur depuis le 1er janvier 2020, la bande roule toujours aussi vite sur l'autoroute d'un pop-punk véloce et plein de nostalgie. Le truc, c'est qu'elle n'a jamais fait partie du haut du panier, et si on omet le très bon Life Lessons, sorti en 2013, les disques n'ont jamais été 100% mémorables. Et cette dernière livraison ne changera pas la face de la musique. C'est ultra classique, bien interprété (la voix de Taylor est le gros point fort du groupe), mais tellement prévisible, et réellement pas assez accrocheur pour que l'on ait envie de se remettre ces 10 nouveaux morceaux et cette toute petite demie-heure, qui paraît au final bien longue. A réserver aux fans absolus. 

2,5/5
Recommandé si vous aimez : The Movielife, Man Overboard 

Guillaume W. 

vendredi 7 février 2020

Chronique Express : Spanish Love Songs - Brave Faces Everyone

Un album aux allures de révélation (Schmaltz sorti en 2018), une signature Pure Noise Records (qui ne se rate jamais d'ailleurs) plus tard, et voici le nouvel album de Spanish Love Songs, Brave Faces Everyone. Et si Schmaltz posait les bases d'un son proche de The Menzingers, cette nouvelle livraison offre un son unique, et transpire la sincérité. Dynamique et catchy comme pas deux (''Routine Pain'', le tube ''Kick'') ou à dominante acoustique (''Optimism (As A Life Choice)'', la sublime ''Dolores''), ces 10 morceaux ont tous en commun une émotion à fleur de peau et cette voix déchirante et tremblante qui guide ces compositions franchement fabuleuses. En fait, imaginez plutôt les chansons de The Gaslight Anthem chantées par Soupy Campbell de The Wonder Years, ça donne envie non ? Brave Faces Everyone est un des gros coups de coeur de ce début 2020 !

4,5/5
Recommandé si vous aimez : The Gaslight Anthem, The Wonder Years

Guillaume W.

jeudi 26 décembre 2019

Les Tops 2019 des rédacteurs d'Alternativ News

Encore une année de plus au compteur pour Alternativ News et qui dit fin décembre, dit bien évidemment publication des tops de l'année des rédacteurs du webzine. On vous laisse donc découvrir nos listes dans le post complet, qui comprennent nos albums et EP préférés, nos plus grosses déceptions de 2019, mais aussi nos attentes pour 2020. Bonne lecture ! N'hésitez pas à nous mettre les vôtres en commentaires.

mardi 10 décembre 2019

Rock Am Ring / Rock Im Park 2020 : seconde salve de groupes

Les festivals Rock Am Ring et Rock Im Park 2020 se dérouleront du 5 au 7 juin 2020 et voici dans la suite les 30 nouveaux noms confirmés pour cette édition anniversaire (35 ans du Ring et 25 ans du Park) !

mercredi 4 décembre 2019

Live Report : Northlane + Polaris + Silent Planet + Void Of Vision @ Gibus LIve, Paris - 23/11/19

Ce samedi 23 novembre, le Gibus Live était plein à craquer pour le retour de Northlane dans la capitale. Un concert sold-out sur lequel nous revenons dans la suite du post. 

lundi 25 novembre 2019

Chronique Express : Turnover - Altogether

Ah ce premier morceau du nouvel album de Turnover, "Still In Motion", nous fait sacrément penser à un croisement entre Peripheral Vision et Good Nature, deux superbes albums et deux ambiances complètement opposées, l’un automnal, l’autre bien plus ensoleillé. Bref, cette intro nous plaît bien. Mais l’inquiétude est que malgré tout, les morceaux présentés en amont de la sortie de Altogether laissait présager d’un album encore plus apaisé, chill, et beaucoup moins évident au niveau de l’immédiateté des morceaux. Et malheureusement, c’est bien là que le bât blesse. Car c’est finalement le seul titre de l’album qui permet à l’auditeur de se raccrocher au passé de la bande. Ce n’est pas grave, le groupe est en constante évolution, voyons voir ce qu’ils ont à proposer. Si "Much After Feeling" (avec son groove et sa basse bondissante), "Parties" (et ses guitares lancinantes) ou encore "Number On The Gate" (et son chouette refrain) arrivent à nous faire un petit truc, putain qu’est-ce qu’on s’emmerde, bordel de merde. On sent que la bande refuse de stagner sur un son et au final on se doutait bien que ce disque allait arriver, mais bon sang, ça fait mal ! Sérieusement, "Ceramic Sky" et son saxophone aurait tout pour être la bande son d’un film érotique années 80 sur RTL 9, mais pas sur un album ! Turnover a encore ralenti le tempo, et au final avec des morceaux comme "Valley Moon" ou encore "Temporary Love", on s’ennuie. Les chansons ne sont même pas mauvaises, il ne se passe juste rien. Passé la moitié de l’album, on se fait chier comme la pluie, point barre. Pas d’émotions, des expérimentations jazzy, dansantes, groovy à souhait certes, mais pas d’accroche au niveau des refrains, pas de frissons. Altogether est une franche déception pour un album aussi attendu. Pas bon, pas mauvais non plus, juste dans la moyenne, et pour un groupe ayant sorti trois superbes disques, on va dire que c’est le droit à l’erreur. Altogether est un disque vers lequel on ne revient pas, sauf pour quelques morceaux. Et c’est bien dommage !

3/5
Recommandé si vous aimez : l'indie-pop groovy et dansante

Guillaume W.