jeudi 26 mars 2020

Chronique Express : Higher Power - 27 Miles Underwater

Deuxième album pour le quintet de Leeds, Higher Power. Et le moins qu'on l'on puisse dire, c'est que ce disque est un joyeux bordel. 27 Miles Underwater mélange les styles et les saveurs : hardcore 90's, néo-metal, metal alternatif et grunge. Trois ans après un Soul Structure plus que prometteur, mais un poil brouillon, cette fois-ci, les cinq ont mis les petits plats dans les grands : signature chez Roadrunner Records et surtout Gil Norton aux manettes. Juste le type qui a produit The Colour And The Shape des Foo Fighters, Doolittle, Bossanova et Trompe Le Monde des Pixies ou encore Futures de Jimmy Eat World. Pas un peintre donc. Et bon dieu, ça sonne gros ! Et le premier truc qui m'a sauté aux oreilles, c'est la voix de Jimmy, caméléon, entre screams et voix hyper mélodique un poil nasillarde. ''Seamless", qui fait office d'ouverture de la galette (et d'où vient le nom de la galette), montre l'étendue des influences du groupe: riffs néo en diable, cris sur le couplet hardcore 90's typé Snapcase (d'ailleurs cette voix y fait terriblement penser, quel groupe sous-estimé d'ailleurs auquel Turnstile a absolument tout piqué !)  un refrain Deftones-ien en diable, et bim, ça fonctionne. ''Shedding Skin'' et ''King Of My Domain" (et son solo) changent leur fusil d'épaule en prenant le parti d'aller vers Seattle et Alice In Chains en particulier avec un refrain hyper bien branlé, précédé d'un couplet néo comme il faut. Et à nouveau, contre toute attente, ça marche du tonnerre. ''Lost In Static'' et l'excellent ''Rewire (101)" accélèrent le tempo tout en restant accrocheurs comme pas possible avec cette basse qui cogne. Moment de répit  avec la ballade grungy ''In The Meantime" et son côté unplugged d'Alice In Chains, avant de repartir de plus belle pour finir en boulet de canon. 27 Miles Underwater est tout simplement l'album le plus 90's que vous écouterez en 2020 (jusqu'à l'artwork d'ailleurs). Mais là où les lads sont forts, c'est qu'à aucun moment on ne se dit que cela sonne daté. On pourra reprocher le manque de variété sur certains morceaux, mais bon sang, ce disque est bien pensé. Cette deuxième livraison est une réussite qui parvient à faire passer un mix pas forcément digeste dans un morceau de 3 minutes haut la main. Influencé certes, mais une bonne baffe dans la tronche, rentre dedans, tranchant et ultra catchy. 

4/5
Recommandé si vous aimez : Deftones, Snapcase (et pas les copieurs de Turnstile), Alice In Chains, Filter

Guillaume W. 

samedi 21 mars 2020

Chronique Express : Dogleg - Melee

Formé en 2015, et après plusieurs EPs bien accueillis, Dogleg, quatuor originaire de Detroit, passe enfin l'étape du premier album avec les 10 titres de Melee. Signés chez Triple Crown Records (maison de goût il faut bien l'avouer), les 4 sont clairement prêts à en découdre avec leur emo-punk teinté de post-hardcore. Pas assez pop pour être étiqueté pop-punk, mais ultra catchy malgré tout, on ne perd pas de temps. ''Kawasaki Backflip" est torché en à peine 2 minutes et 24 secondes, qui suffisent à mettre tout le monde d'accord : une production maison, brute, sèche et sans artifices, des guitares qui dégueulent littéralement leurs mélodies, une voix à l'arrache, une section rythmique du feu de dieu et un refrain hyper bien branlé. BOUM ! Ces mecs là jouent comme si leur vie en dépendait et à l'écoute de Melee, impossible de pas penser au Four-Minute Mile de The Get Up Kids, musicalement (en moins pop c'est certain), mais aussi au niveau de cet état d'esprit première prise et surtout pour cette voix éraillée. ''Bueno" continue sur cette lancée et envoie le bois comme jamais avec ces choeurs qui viennent des tripes et toujours cette efficacité redoutable. "Prom Hell" et "Headfirst" se la jouent plus alambiqué, ''Fox" et "Cannonball" sonnent comme un Weezer sous amphétamines, "Hotlines" aurait pu se retrouver sur le fabuleux Soundtrack To A Headrush d'Emanuel et ''Ender", du haut de 6 minutes 20 aurait pu facilement se casser la figure dans la longueur, mais non. Avec son finish tout en douceur (rempli de cordes qui contribuent à donner un côté atmosphérique hyper surprenant et apaisant tant on en a pris plein la poire jusque-là), Dogleg prouvent à qui veut bien les écouter, qu'il faudra compter sur eux. Melee est un album urgent, féroce, sans temps mort, mélodique, accrocheur et  d'une sincérité absolue. Et surtout un des gros coups de coeur de cette année 2020 !

4,5/5
Recommandé si vous aimez : Les Get Up Kids de Four-Minute Mile qui auraient bouffé At The Drive-In pendant que Title Fight filmait la scène

Guillaume W. 

mercredi 11 mars 2020

Chronique Express : Silverstein - A Beautiful Place To Drown

20 ans après sa formation, Silverstein continue son petit bonhomme de chemin et débarque aujourd'hui avec son dixième album, A Beautiful Place To Drown. Près de trois ans après le très bon Dead Reflection, le quintet canadien balance 12 titres aux allures de tubes. Si la bande n'a jamais vraiment changé son fond de commerce, un post-hardcore plus ou moins pop mais toujours hyper accrocheur, la forme elle évolue un peu à chaque fois. Et clairement, Silverstein n'a jamais sonné aussi moderne et radiophonique. La production est absolument explosive et tout sonne énorme. Et bordel, chaque morceau est un tube susceptible de défoncer les radios rock (ok, difficilement en France). On reconnaît tout de suite le son si caractéristique ("Bad Habits'' et son refrain qu'on retient en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, et son alternance screams/chant clair de Shane Told à la voix inimitable, accompagné d'Aaron Marshall d'Intervals), des riffs et des mélodies entêtants comme pas deux (''Burn It Down'' avec Caleb Shomo de Beartooth, ''Infinite" avec en guest Aaron Gillespie d'Underoath), de l'émotion, un poil cheesy, il faut le dire, mais encore une fois, c'est tellement accrocheur qu'on a du mal à ne pas succomber (''Shape Shift'', "Take What You Give" et son côté Yellowcard hyper bien foutu en compagnie de Pierre Bouvier de Simple Plan). Mais on a aussi droit à quelques surprises, et on sonne finalement près de ce qu'à pu faire Bring Me The Horizon avec amo l'an dernier : le saxo de ''All On Me'', le riff énorme et ce refrain tellement immédiat de ''Madness" (sur lequel on retrouve la chanteuse Princess Nokia). Pas de déchets, tout sonne fort, et si Silverstein ne surprend pas, le groupe arrive toujours à trouver la faille vers nos petits coeurs d'emokids. A Beautiful Place To Drown est une bien belle addition à la discographie désormais bien fournie du groupe. 

4/5
Recommandé si vous aimez :
votre post-hardcore poppy et ultra catchy

Guillaume W. 

vendredi 6 mars 2020

Chronique Express : The Word Alive - MONOMANIA

Sixième album pour The Word Alive, coqueluche du metalcore made in Fearless Records. Plus les albums passent, plus la bande devient mélodique, jusqu'à cette nouvelle livraison, MONOMANIA. Franchement, la bande veut bien faire : des refrains ultra catchy, des mélodies en or massif, une voix pile dans la tendance, entre screams (de plus en plus rares) et voix claire un poil éraillée, des synthés, des passages électro, une production en béton armé où rien ne dépasse, une jolie émotion arrive même à pointer le bout de son nez. Bref, la panoplie complète pour cartonner chez Hot Topic. C'est un fait, ça fonctionne comme dans un rêve. Jusqu'à ce que l'on se réveille et qu'au final plus le temps passe, plus le groupe s’aseptise et ne fasse que sonner comme les 10 000 autres groupes du genre, ni plus ni moins. Et que ces refrains tellement catchy deviennent juste hyper répétitifs sur la longueur (passé la mi-album, on assiste juste à un recyclage des mélodies) et que cette production tellement propose finisse par filer la nausée. MONOMANIA n'est même pas mauvais, mais simplement un disque sans âme et sans aucune personnalité. 

2/5
Recommandé si vous aimez : Slaves, Sleeping With Sirens, Too Close To Touch

Guillaume W. 

mardi 3 mars 2020

Chronique Express : Four Year Strong - Brain Pain

Four Year Strong est de retour ! Enfin ! 5 ans après un album éponyme, plutôt bon, mais sans ce petit truc qui nous avait fait vibrer sur leurs albums précédents, les 4 natifs de Worcester, Massachusetts reviennent sur le devant de la scène avec leur septième album, intitulé Brain Pain. Et le truc qui saute aux oreilles à la première écoute, c'est le côté heavy du disque : la basse cogne comme jamais, les guitares tricotent des riffs du feu de dieu et la batterie envoie le bois. D'ailleurs les deux premiers morceaux postés sur la toile à l'annonce de ce nouvel album annonçaient clairement la couleur. ''Talking Myself In Circles'' est du Four Year Strong pur jus, mid-tempo, catchy à souhait, avec un break d'enfer sur le pont, et surtout cette complémentarité vocale entre Alan et Dan. C'est fort, y'a pas à chier. ''Brain Pain'' aurait très bien se retrouver sur Enemy Of The World avec ce riff ultra heavy et metal à souhait, mais toujours à la sauce Four Year Strong. Et en fait, ces deux titres sont indicatifs du disque dans son ensemble. ''It's Cool'' l'ouvre en défonçant la porte d'entrée et on passe avec une aisance impressionnante de morceaux plus poppy (''Get Out Of My Head'', l'excellent ''Learn To Live The Lie'') à des morceaux bien rentre dedans. Et Brain Pain a finalement des allures de best-of puisqu'on a vraiment la sensation que la bande revisite son passé avec un plaisir non dissimulé (''Crazy Pills'' résonne carrément comme s'il sortait de Rise Or Die Trying, tandis que ''Mouth Full Of Dirt'' semble tout droit sorti de In Some Way, Shape Or Form et ''The Worst Part About Me" échappée d'Enemy Of The World). Mais c'est n'est pas tout. On sait que la bande est aussi capable de nous sortir des trucs bien sympas en acoustique et c'est là que la très belle ballade ''Be Good When I'm Gone'' fait son entrée avec ses cordes et son côté coin du feu hyper réussi et pourrait être un morceau des Foo Fighters. Et pour ne rien gâcher, et comme d'habitude, les mecs se sont lâchés sur le superbe artwork qui ne fait qu'ajouter de la valeur à ce disque. Brain Pain est donc une entière réussite, et certainement leur meilleur disque depuis l'intouchable (?) Enemy Of The World. Les kings de l'easycore sont de retour et sont venus remettre les pendules à l'heure avec ce très gros album. 

4,5/5
Recommandé si vous aimez : le meilleur du pop-punk et de l'easycore dans un seul et même disque.  

Guillaume W. 

dimanche 1 mars 2020

Chronique Express : The Amity Affliction - Everyone Loves Once You Leave Them

Avec Misery, sorti en 2018, The Amity Affliction ont clairement divisé leur public et la critique. Leur metalcore hyper mélodique avait pris du plomb dans l'aile, sur fond de vagues expérimentations et de tentatives de refrains ultra poppy remplis de synthés. Produit par Matt Squire, plus habitué à être aux manettes de groupes pop, la greffe avait pris, mais seulement sur une partie de l'album. On pouvait malgré tout louer leur envie d'aller plus loin dans leur son, en tentant de nouvelles choses. Everyone Loves You Once You Leave Them reprend là où Misery s'était arrêté en y injectant des parties plus rentre dedans comme sur les albums précédents. Les Australiens n'ont besoin de personne pour créer des refrains hyper catchy et créer des morceaux qui restent en tête sans aucun problème. ''All My Friends Are Dead", "Soak Me In Bleach" et le surpuissant ''Catatonia'' qui clôt la galette reprennent où Let The Ocean Take Me et This Could Be Heartbreak se sont arrêtés et envoient du bois tout en gardant ce côté ultra mélodique dans les refrains, tandis que le versant poppy est apporté par ''All I Do Is Sink" et "Baltimore Rain". Ce qu'ils ont finalement gardé de Misery, donne une triplette de morceaux plus qu'oubliable (le terrible ''Aloneliness'', "Forever" et le cheesy ''Just Like Me'') et donne à ce disque un côté indigeste. Ce septième opus à l'artwork dégueulasse, est donc un disque qui tutoie le très bon et le très moyen. Pas leur meilleur album, pas leur moins bon non plus, cette nouvelle livraison de The Amity Affliction déçoit autant qu'elle régale. 

3/5
Recommandé si vous aimez : votre metalcore cheesy et catchy

Guillaume W. 

samedi 29 février 2020

Chronique Express : Mint Julep - Stray Fantasies

Duo en musique, comme dans la vie (ils sont mari et femme), Mint Julep débarque avec son quatrième album, Stray Fantasies. Toujours dans cette veine indie/électro pop/shoegaze qui leur va comme un gant, le duo ne cesse de peaufiner sa musique de disque en disque. Nostalgique des 80's, ce dernier est pour vous :  bourré de claviers, une basse ultra présente, d'une guitare et d'une batterie pleines de réverb'. Les compositions sont dansantes (''Blinded'' qui sert d'ouverture à la galette), remplies d'émotions (''Stray Fantasies'' et son loop de clavier hypnotisant, ''Still Waters''), éthérées (''White Noise''), carrément sombres (''Vakaras'') et sont toutes guidées par la très belle voix de Hollie, toujours en douceur, naviguant avec une aisance folle sur les parties musicales créées par son cher et tendre (''Iteration'', qui clôt l'album, vous prendra aux tripes avec son magnifique refrain). Un bien bel album en tout cas, qui rentre pile poil dans cette mouvance électro qui a chéri les années 80 et qui revient plus que jamais sur le devant de la scène. Pour le plaisir de nos oreilles en tout cas. 

4/5
Recommandé si vous aimez : Now, Now et Tegan And Sara qui auraient bossés sur la BO de Stranger Things

Guillaume W.  

vendredi 28 février 2020

Rock Am Ring / Rock Im Park 2020 : troisième salve de groupes !

Les festivals Rock Am Ring et Rock Im Park 2020 se dérouleront du 5 au 7 juin 2020 et voici dans la suite les 14 nouveaux noms confirmés pour cette édition anniversaire (35 ans du Ring et 25 ans du Park) !

mardi 25 février 2020

Chronique Express : Polaris - The Death Of Me

Succéder à This Mortal Coil, le premier album de Polaris sorti fin 2017, n'allait pas être chose aisée. En effet, ce premier effort était loin d'être passé inaperçu, encensé par le public et la critique. leur metalcore mélodique et féroce défonçait tout sur son passage. Qu'en est-il en 2020 avec la sortie de The Death Of Me ? Et bien, dans le fond le groupe continue de jouer sur ses forces principales : des morceaux techniques, alambiqués, jouant sur les facettes calme/tempête dans les voix et les guitares, des refrains hyper accrocheurs. En fait, on navigue dans les mêmes eaux mais cette maîtrise de la composition et ces petites touches d'évolution dans les morceaux font que le disque fonctionne du début à la fin. Tous les ingrédients d'une bonne suite sont réunis : tout y est plus grand, plus beau, plus fort. Le violent est devenu plus violent (''Pray For Rain, qui après un départ en douceur envoie de la godasse comme pas permis, ''Hypermania'', ''Landmine'', "Creatures Of Habit"), et le mélodique l'est devenu encore plus ("Masochist", ''Vagabond'' et son refrain limite metal alternatif, "Above My Head"). Et surtout cette équilibre entre violence et mélodie, souvent casse gueule à trouver, est franchement bien dosé, sans excès ni d'un côté, ni de l'autre. The Death Of Me réussit haut la main le test du tant redouté deuxième album. Sans changer du tout au tout, mais en continuant sur sa lancée. L'effet de surprise en moins. 

4/5
Recommandé si vous aimez : Underoath, Erra, Architects

Guillaume W. 

mercredi 19 février 2020

Chronique Express : Thief Club - New View (EP)

Depuis la mise en sommeil d'Hit The Lights (le groupe a sorti deux nouveaux singles seulement depuis leur dernier EP en 2016) après Just To Get Through To You. Nick Thompson, frontman de la bande, s'est depuis consacré à écrire pour lui-même et son projet Thief Club. Après un album en 2016, le voilà de retour avec les 5 nouveaux titres qui composent ce New View. Fondamentalement, le fond ne change pas. Il s'agit toujours d'un pop-punk puissant et catchy. Dès ''Chicago'', pas de fioritures, on envoie du bois, la voix du bonhomme est aisément reconnaissable et bordel ce refrain est catchy ! ''Bitter Blue'' aurait pu être une Face-B d'Hit The Lights, toujours avec ce petit refrain irrésistible, ''Jen'' envoie du BPM avec une belle émotion, l'acoustique ''My Best Friend'', guitare/clavier/voix fait son effet aussi sans problème. Mais c'est vraiment sur la très belle ''Death Valley Super Bloom'' qui clôt New View qu'on scotche le plus : un morceau puissant (cette basse est hyper prenante et hypnotique) et atmosphérique, mené de main de maître de bout en bout, et certainement son morceau le plus ambitieux depuis l'album Invicta. Au final, le seul reproche que l'on peut faire à cet EP, c'est sa courte durée, pour le reste, c'est du très bon. Sans miser sur l'originalité et en nageant dans les mêmes eaux qu'Hit The Lights certes, mais on reviendra sur New View avec un plaisir non dissimulé. 

3,5/5
Recommandé si vous aimez : Hit The Lights, Number One Gun, votre pop-punk catchy et émotionnel

Guillaume W. 

samedi 15 février 2020

Chronique Express : Stray From The Path - Internal Atomics

Avec chaque album, Stray From The Path devient plus rentre dedans. Ce nouvel et dixième (!!!) album de la bande ne fait pas exception. Musicalement, on sait où va le groupe, à la fois puissant, groovy et prêt à démonter un pit à la demande avec ce hardcore mâtiné de punk et d'une louche de hip-hop. ''Ring Leader'' ouvre le bal et ce putain de refrain de malade se reprend directement ''Have you lost your goddamn mind?/ Straight jacket/ Hyptonize"  et ce mosh part défonce tout sur son passage, prenant son pied comme une tornade dans un camping. Internal Atomics vous attrape à la gorge et ne nous lâche qu'aux dernières notes de ''Actions Not Words''. Internal Atomics est un album violent (''Double Down'' ou encore ''Holding Cells For A Living Hell'' sont prêtes à vous mettre la pâté en live, c'est une évidence), sans compromis, et une critique acerbe de la société américaine et de son président. Si l'évolution musicale n'est pas flagrante ici, le quartet de Long Island continue sur sa lancée et affirme coûte que coûte son identité. Encore une fois, un disque à écouter pour ses paroles et cette furie qui les anime. 

4/5
Recommandé si vous aimez : Rage Against The Machine qui aurait bouffé du Converge en passant sur le corps d'Every Time I Die

jeudi 13 février 2020

Chronique Express : Handguns - When The Lights Burn Out

5 ans après Disenchanted, les pop-punkers d'Handguns sont de retour avec When The Lights Burn Out. Avec 4 albums au compteur depuis le 1er janvier 2020, la bande roule toujours aussi vite sur l'autoroute d'un pop-punk véloce et plein de nostalgie. Le truc, c'est qu'elle n'a jamais fait partie du haut du panier, et si on omet le très bon Life Lessons, sorti en 2013, les disques n'ont jamais été 100% mémorables. Et cette dernière livraison ne changera pas la face de la musique. C'est ultra classique, bien interprété (la voix de Taylor est le gros point fort du groupe), mais tellement prévisible, et réellement pas assez accrocheur pour que l'on ait envie de se remettre ces 10 nouveaux morceaux et cette toute petite demie-heure, qui paraît au final bien longue. A réserver aux fans absolus. 

2,5/5
Recommandé si vous aimez : The Movielife, Man Overboard 

Guillaume W. 

vendredi 7 février 2020

Chronique Express : Spanish Love Songs - Brave Faces Everyone

Un album aux allures de révélation (Schmaltz sorti en 2018), une signature Pure Noise Records (qui ne se rate jamais d'ailleurs) plus tard, et voici le nouvel album de Spanish Love Songs, Brave Faces Everyone. Et si Schmaltz posait les bases d'un son proche de The Menzingers, cette nouvelle livraison offre un son unique, et transpire la sincérité. Dynamique et catchy comme pas deux (''Routine Pain'', le tube ''Kick'') ou à dominante acoustique (''Optimism (As A Life Choice)'', la sublime ''Dolores''), ces 10 morceaux ont tous en commun une émotion à fleur de peau et cette voix déchirante et tremblante qui guide ces compositions franchement fabuleuses. En fait, imaginez plutôt les chansons de The Gaslight Anthem chantées par Soupy Campbell de The Wonder Years, ça donne envie non ? Brave Faces Everyone est un des gros coups de coeur de ce début 2020 !

4,5/5
Recommandé si vous aimez : The Gaslight Anthem, The Wonder Years

Guillaume W.

jeudi 26 décembre 2019

Les Tops 2019 des rédacteurs d'Alternativ News

Encore une année de plus au compteur pour Alternativ News et qui dit fin décembre, dit bien évidemment publication des tops de l'année des rédacteurs du webzine. On vous laisse donc découvrir nos listes dans le post complet, qui comprennent nos albums et EP préférés, nos plus grosses déceptions de 2019, mais aussi nos attentes pour 2020. Bonne lecture ! N'hésitez pas à nous mettre les vôtres en commentaires.

mardi 10 décembre 2019

Rock Am Ring / Rock Im Park 2020 : seconde salve de groupes

Les festivals Rock Am Ring et Rock Im Park 2020 se dérouleront du 5 au 7 juin 2020 et voici dans la suite les 30 nouveaux noms confirmés pour cette édition anniversaire (35 ans du Ring et 25 ans du Park) !

mercredi 4 décembre 2019

Live Report : Northlane + Polaris + Silent Planet + Void Of Vision @ Gibus LIve, Paris - 23/11/19

Ce samedi 23 novembre, le Gibus Live était plein à craquer pour le retour de Northlane dans la capitale. Un concert sold-out sur lequel nous revenons dans la suite du post. 

lundi 25 novembre 2019

Chronique Express : Turnover - Altogether

Ah ce premier morceau du nouvel album de Turnover, "Still In Motion", nous fait sacrément penser à un croisement entre Peripheral Vision et Good Nature, deux superbes albums et deux ambiances complètement opposées, l’un automnal, l’autre bien plus ensoleillé. Bref, cette intro nous plaît bien. Mais l’inquiétude est que malgré tout, les morceaux présentés en amont de la sortie de Altogether laissait présager d’un album encore plus apaisé, chill, et beaucoup moins évident au niveau de l’immédiateté des morceaux. Et malheureusement, c’est bien là que le bât blesse. Car c’est finalement le seul titre de l’album qui permet à l’auditeur de se raccrocher au passé de la bande. Ce n’est pas grave, le groupe est en constante évolution, voyons voir ce qu’ils ont à proposer. Si "Much After Feeling" (avec son groove et sa basse bondissante), "Parties" (et ses guitares lancinantes) ou encore "Number On The Gate" (et son chouette refrain) arrivent à nous faire un petit truc, putain qu’est-ce qu’on s’emmerde, bordel de merde. On sent que la bande refuse de stagner sur un son et au final on se doutait bien que ce disque allait arriver, mais bon sang, ça fait mal ! Sérieusement, "Ceramic Sky" et son saxophone aurait tout pour être la bande son d’un film érotique années 80 sur RTL 9, mais pas sur un album ! Turnover a encore ralenti le tempo, et au final avec des morceaux comme "Valley Moon" ou encore "Temporary Love", on s’ennuie. Les chansons ne sont même pas mauvaises, il ne se passe juste rien. Passé la moitié de l’album, on se fait chier comme la pluie, point barre. Pas d’émotions, des expérimentations jazzy, dansantes, groovy à souhait certes, mais pas d’accroche au niveau des refrains, pas de frissons. Altogether est une franche déception pour un album aussi attendu. Pas bon, pas mauvais non plus, juste dans la moyenne, et pour un groupe ayant sorti trois superbes disques, on va dire que c’est le droit à l’erreur. Altogether est un disque vers lequel on ne revient pas, sauf pour quelques morceaux. Et c’est bien dommage !

3/5
Recommandé si vous aimez : l'indie-pop groovy et dansante

Guillaume W.

mardi 29 octobre 2019

Chronique Express : The Almost - Fear Caller

Ce quatrième album de The Almost est en total opposition avec le dernier album d'Underoath. Là où Erase Me (tu m’étonnes qu’on aurait préféré l’effacer de notre mémoire ce disque !) se la jouait très synthétique, bourré d’effets électro, d’ambiances et de claviers, Fear Caller est hyper organique. Aaron le racontait dans une récente interview que le processus d’enregistrement avait été très roots et chaotique (des histoires de studios pas bookés ou déjà surbookés), et qu’au final, c’était son meilleur souvenir dans la création d’un disque. Mais qu’attendre du successeur surprise de l’oubliable Fear Inside Our Bones (très clairement le moins bon de tous leurs disques) sorti en 2013 ? Comme évoqué plus haut, Fear Caller est un album organique et sans fioritures (si ce n’est un superbe solo de saxophone d’un membre de Less Than Jake sur la magnifique "Tame A Lion"). Il s’agit de l’album le plus pop-rock de la bande, et on sent qu’Aaron a désormais pris ses marques en tant que songwriter unique d’un groupe et réussit à se libérer (presque) totalement de l’ombre d’Underoath. Très rock dans le côté direct des morceaux ("I Want It Real" qui renoue avec Monster Monster, tout comme "Fire", "Over And Underneath"), à la recherche de l’émotion à chaque instant (la très belle ouverture sur "Chokehold" avec un très beau refrain et une superbe performance vocale du bonhomme, "I Won’t Miss"), Aaron sait où il va et y fonce. C’est une certitude. Sur certains titres, l’influence Underoath se fait encore présente, mais ça fonctionne toujours extrêmement bien (l’interlude "Fear Caller" ou "Life" sont de bien meilleurs titres que tout ce qu’on peut trouver sur Erase Me, et pourtant on ne peut s’empêcher d’y penser, cette ambiance, cette lourdeur, ces guitares). Aaron a donc réussi son pari de proposer un quatrième volet à ce projet mis en suspens pendant trop de temps et surtout à écrire un album homogène, beau et accrocheur. Moins rentre dedans que ce que l’on pouvait trouver sur les deux premiers albums, mais plus personnel et encore plus affûté. Fear Caller est un bien bel album, et montre encore, si besoin était, à quel point Aaron Gillespie est un monsieur talentueux. A ne pas manquer. 

4/5
Recommandé si vous aimez : Underoath, Foo Fighters

Guillaume W. 

EXCLU / Affidavit : nouveau single, Dead End (clip officiel)

Le jeune quatuor pop-punk parisien Affidavit dévoile aujourd'hui en exclusivité sur Alternativ News son nouveau titre nommé "Dead End" via un superbe clip officiel qui est à voir après le saut. 

Le groupe jouera avec LANDMVRKS, Resolve et Set To Change, au O'Sullivans Backstage By The Mill de Paris demain soir (le 30 octobre).

dimanche 27 octobre 2019

Chronique Express : Bayside - Interrobang

Ce huitième album de Bayside a été annoncé seulement 15 jours avant sa sortie. Une surprise donc. Et d’abord c’est quoi ça Interrobang ? Ça existe vraiment, avec un nom à coucher dehors certes, mais quand même : un point exclarrogatif, combinant donc les fonctions de points d’interrogation et d’exclamation. Voilà pour la petite minute culture. Cette nouvelle livraison de la bande du Queens fait suite à Vacancy, un album en pilote automatique, pas vraiment mauvais, pas vraiment bon non plus. Du coup, à l’annonce du disque, une certaine anxiété pointait le bout de son nez. Anxiété de courte durée au final, car après avoir entendu les premiers singles, c’est l’excitation qui a fait son apparition. Beaucoup plus heavy que son prédécesseur (et d’ailleurs que tous leurs albums), remplis de riffs et de solos (pas une nouveauté puisque Jack O’Shea, leur guitariste, est un metalhead), c'est un Bayside 2.0 qui débarque. Du coup, Interrobang prend cette direction corps et âme, sans jamais se retourner. Du morceau titre, en passant par "Prayers" et "Bury Me" (ce break et ce solo bon sang !), ce tiercé gagnant ne fait que confirmer ce nouveau son pour la bande. On reste dans une sorte de pop-punk, sans le côté ensoleillé, et avec un penchant pour le côté obscur de la force, et toujours ultra catchy. Ajoutez à tout ça cette voix reconnaissable entre mille d’Anthony Ranieri, et vous avez une recette qui cartonne. Les excellents "Tall" et "Medication" accélèrent les BPMs et continuent à envoyer de la godasse, faisant clairement référence à leur meilleur album, The Walking Wounded (sorti en 2007) et il faut attendre "Heaven" pour les voir descendre d’un ton pour nous sortir un morceau poppy juste comme il faut, mais toujours avec la patte Bayside. "Walk It Off" est le tube de Interrobang avec un refrain en béton armé, "White Flag" clôture cet album en boulet de canon en étant le morceau le plus heavy de la galette, où on balance des riffs, des solos heavy metal, une section rythmique au poil, bref de l’éprouvé et du solide. Avec cette livraison, Bayside fait un retour tonitruant sur le devant de la scène, et vient de sortir un de ses meilleurs albums, 19 ans après sa création. Sans changer d’identité, mais avec une vélocité comme on n’en avait plus vu depuis trop longtemps dans leur camp. Welcome back boys !

4/5
Recommandé si vous aimez : Alkaline Trio qui joueraient avec les Foo Fighters

Guillaume W. 

mardi 22 octobre 2019

Chronique Express : Jimmy Eat World - Surviving

Chez Jimmy Eat World, chaque nouvel album semble être une réaction à son prédécesseur. Clarity était une réaction à Static Prevails, Futures une réaction à Bleed American, on pourrait continuer tout au long de leur discographie que cela fonctionnerait sans souci. Du coup, Surviving est une réaction, et même un compagnon de route de l’excellent et très sous-estimé Integrity Blues en 2016 (je le classe sans problème dans mon top 3 de mes albums préférés de la bande). Du coup, et sans surprise, Surviving est un album plus direct et in your face, rempli de guitares et de morceaux qui ne s’étendent pas. Integrity Blues prenait son temps, demandait plus de temps pour être appréhender, et déployait des atmosphères juste magnifiques. Cette nouvelle livraison ne perd pas de temps. Le groupe sait où il veut aller, y va, et envoie le bois. Ce dixème album n’est pas surprenant, on reconnaît facilement leur patte, et puis la voix de Jim Adkins est quand même identifiable dès les premières paroles. Et puis avec 37 minutes au compteur, on va à l’essentiel. Pour autant, dès les premières mesures du morceau-titre, on est sous le charme de ce refrain catchy et familier à la fois. "Criminal Energy" continue sur cette lancée avec son petit solo dans l’intro, sort les muscles et encore une fois, pas besoin de 10 000 instruments pour rendre une chanson intéressante, le groupe a un sens du songwriting affûté et c’est une évidence. S’en suit, "Delivery", l’un des plus beaux morceaux de Surviving, un mid-tempo à tomber, où cette émotion à fleur de peau vous mettra le frisson, et aurait carrément pu se retrouver sur Bleed American ou Futures (oui à ce point). Le reste se déroule dans nos oreilles, de la ballade plus électro "555" (qui fonctionne bien à l’intérieur de l’album même si loin d'être inoubliable), l’influence Weezer sur "One Mil", le saxophone sur l’irrésistible single "All The Way (Stay)" (qui s’avère d’ailleurs hyper proche de "The Middle"), la Foo Fighter-ienne "Diamond", ou encore la Futuresque "Love Never" (qui apparaît dans une version retravaillée du 7" sorti l’an passé) et la superbe ballade "Recommit". Voilà, en fait on vient juste de citer 9 titres sur les 10 que contient la galette. C’est parce que chez eux, le dernier morceau a toujours une place et un impact particulier et a créé des moments de bravoures sur tous leurs albums ("Goodbye Sky Harbor" sur Clarity, "23" sur Futures, "My Sundown" sur Bleed American, "Dizzy" sur Chase This Light, "Pol Roger" sur Integrity Blues, "Mixtape" sur Invented, bref vous avez saisi de quoi on parle). Et bien entendu, Jimmy Eat World est toujours le maître incontesté des clôtures de disque monstrueuses. Ce dernier ne fera donc pas exception avec "Congratulations" : atmosphérique et toutes guitares dehors, un final que l’on n’imaginait pas sortir de leur répertoire (on se croirait chez les Foo Fighters ou Queens Of The Stone Age sur les dernières minutes). Comme quoi, on peut avoir sorti 10 albums, et toujours évoluer par petites touches. Surviving est une pièce de choix supplémentaire dans une discographie de qualité et franchement irréprochable. Pas surprenant, pas leur meilleur album, mais un très bon disque, accrocheur, court et intense. A ne pas manquer. 

4/5 
Recommandé si vous aimez : le Jimmy Eat World coincé entre Bleed American et Futures

Guillaume W. 

vendredi 20 septembre 2019

Chronique Express : Cold - The Things We Can't Stop

Les trois premiers albums de Cold (bon allez 2 ½ puisque Year Of The Spider comportait déjà quelques titres bien en dessous mais quand même), c’était quelque chose. 13 Ways To Bleed On Stage, leur deuxième galette reste un monument du courant nu-metal / post-grunge. 19 ans plus tard, 8 ans depuis le plus qu’oubliable Superfiction et 10000 changements de line-up plus tard, la bande à Scooter Ward revient avec The Things We Can’t Stop, son sixième album. Cold n’a jamais eu autre chose qu’un succès d’estime quand un Staind a cartonné, dans le même genre, et pas forcément mieux d’ailleurs. Malgré tout, la bande a continué son petit bonhomme de chemin et cette nouvelle livraison était attendue. On s’attendait à un album sombre, torturé, guitares rugissantes. Bah bordel, on ne rugit pas franchement beaucoup… Il faut carrément attendre le septième morceau de l’album pour que ça s’énerve un peu avec "Without You" qui effectivement fait carrément plaisir pour ce côté retour aux sources. Malheureusement, ce sera à peu près tout... Les mid-tempo sont trop nombreux, sont trop longs, les premiers passent ("Shine", "Snowblind" et "The Devil We Know" sont sombres comme il faut), mais on finit par s’ennuyer au bout de la cinquième chanson où rien ne se passe. Une reprise de Snow Patrol ("Run"), totalement inutile. L’émotion est bien présente dans la voix, mais malgré un piano omniprésent sur la fin de la galette, on ne peut plus cacher notre déception et ces 45 minutes paraissent malheureusement bien longues. Si les morceaux pris à part tiennent la route, sur l’ensemble d’un disque, qu’est-ce qu’on s’emmerde. The Things We Can’t Stop n’est même pas un mauvais album, c’est juste un album où rien ne se passe et qui ne fait que confirmer le déclin du groupe depuis A Different Kind Of Pain. Et c’est bien dommage. 

2,5/5 
Recommandé si vous aimez : Staind, le post-grunge, les ballades, les araignées

Guillaume W.

mardi 17 septembre 2019

Rock Am Ring / Rock Im Park 2020 : les 22 premiers noms !

Les festivals Rock Am Ring et Rock Im Park 2020 se dérouleront du 5 au 7 juin 2020 et voici dans la suite les 22 premiers noms confirmés pour cette édition anniversaire (35 ans du Ring et 25 ans du Park) !

dimanche 15 septembre 2019

Chronique : blink-182 - NINE

Avant même d’avoir entendu la moindre note du neuvième album (décrété officiellement par Mark Hoppus) de blink-182, tout avait déjà été dit : "C’est de la merde", "Y’a pas Delonge", "Matt Skiba retourne dans Alkaline Trio, on veut retrouver notre canard préféré au chant", ‘"De toute façon, c’est pas blink", "Delonge is God, Hoppus is shit", "Sum 41 c’est mieux", blablabla. Alors imaginez les réactions après avoir entendu les morceaux postés en amont de la sortie de galette. Les fans de Sum 41 qui s’offusquent qu’on puisse aimer "Darkside" (un tube et un morceau

jeudi 12 septembre 2019

Chronique Express : Have Mercy - The Love Life

Ce quatrième album de Have Mercy est un album triste. En fait, tous les disques de la bande le sont. Cette voix, ces mélodies, c’est atmosphères sont familières et tellement prenantes. Make The Best Of It, le prédécesseur, était le disque le plus abouti et le plus fort, sortant les grosses guitares tristounes et des refrains en or massif. Dommage que le quintet de Baltimore souffre de ce manque de reconnaissance du public car il est constamment encensé par la critique. The Love Life ne dérogera pas à la règle, cette nouvelle livraison se posant là en termes de qualité d’écriture et de mélodies tire-larmes. En versant du coté plus pop de leur son. Il a toujours été présent mais caché derrière ces grosses guitares. Ces 11 nouvelles compositions sont plus subtiles dans les ambiances. Prenez "We Ain’t Got Love", qui démarre avec une voix et une guitare acoustique pour terminer sur une explosion sonique du feu de dieu. Cette entrée en matière laissait présager d’un album bien rentre dedans. Ce ne sera pas le cas. Ou tout du moins beaucoup moins qu’on ne pouvait l’imaginer. C’est "Heartbeat" qui prend le relais avec un morceau Jimmy Eat World-esque en diable, sans franchement haussé le ton, mais toujours rempli d’émotions. Et ce refrain restera scotché que vous le vouliez ou non. La suite navigue entre emo-pop classieuse (la superbe "40oz", "Mattress On The Floor"), emo-rock qui envoie ("Clair", "So Like You"), et ballades frissonnantes (les bouleversantes "Dressed Down" et "8006 Hedgeway CT."). Have Mercy n’ont pas changé du tout au tout. Il y a une certaine forme de continuité dans leur discographie. On évolue par petites touches et on ajoute des éléments pour rendre leur musique à la fois plus pop et toujours plus chargée en émotions. Moins immédiat que son prédécesseur, mais tout aussi réussi, The Love Life narre l’histoire d’un amour perdu. A la fois simple et beau. 

4/5 
Recommandé si vous aimez : Jimmy Eat World, The Dangerous Summer

Guillaume W.