mercredi 25 mai 2022

INTERVIEW : LANDMVRKS


LANDMVRKS
sont devenus au fil des années une des valeurs sûres du hardcore mélodique français et la sortie de l'album Lost In The Waves en 2021 les a clairement propulsé sur le devant de la scène et leur a ouvert des portes à l'internationale. Petit entretien avec Kévin, batteur du groupe en pleine tournée européenne.

Alternativ News : Salut Kevin. On est à Prague ce soir car avec LANDMVRKS, vous tournez en Europe. Comment ça se passe jusqu’à présent ?

Kévin : Très très bien, on est hyper contents, les shows sont de plus en plus fous. Chaque soir on se dit que c’est le meilleur soir, et puis on est surpris le lendemain. Je ne saurais même pas lequel choisir pour tout te dire. C’est de plus en plus fou. 

AN : On s’est déjà vus à Wiesbaden il y a deux jours et hier à Stuttgart, et c’est vrai que depuis la fosse, je dois admettre avoir été hyper surpris de la réception du public. Je n’imaginais pas que vous aviez un tel impact à l’internationale, ça doit faire plaisir non ? 

K: Ouais, ouais, ouais, carrément. Pour nous, bizarrement on sait à peu près l’impact qu’on a à l’internationale car on a beaucoup plus tourné à l’étranger, on a un petit peu peur de la France limite. On a plus peur pour la France parce qu’on n’y a pas assez tourné, on a d’ailleurs été très surpris des deux premiers concerts, notamment Paris qui était incroyable, genre digne du concert de ce soir qui était un truc de malade. Donc ouais, on savait l’impact qu’on avait en Europe mais on ne pensait pas que c’était aussi fou que ça. Clairement, on se dit « Wow ! C’est quoi ce délire ? » 

AN : Si j’ai bien compté, ce soir c’est votre 18ème ou 19ème date depuis un mois… 

K : Possible, je t’avoue que je n’ai pas compté. On est lancé dans un run de 13 ou 14 dates d’affilée, il y en a eu 5 avant donc ouais c’est à peu près ça. 

AN : Là, vous avez justement un jour off dans 3-4 jours, on les attend ces jours-là ? 

K : Ah ouais, ouais, ouais. On a tellement hâte. 13 ou 14 jours d’affilée, c’est beaucoup, surtout pour les chanteurs, ça les met un peu en stress. Il faut qu’ils gardent leur voix. Nous, limite, avec nos instruments on se débrouille : le concert à Stuttgart j’avais dormi 3 heures… ça passe. Tu te reposes la journée, tu sais que tu as une heure où tu donnes tout donc ça passe. Pour les chanteurs c’est un peu dangereux de faire autant de dates à la suite, c’est plus compliqué pour eux. 

AN : Sur ces dates, vous défendez votre dernier album Lost In The Waves (2021), et même sa réédition qui est sortie il y a quelques semaines, j’ai envie de dire. Cette réédition contient 3 nouveaux titres plus des versions live. Pourquoi avoir sorti cet album en deux temps ? 

K : On trouvait que l’album dans sa première version était un peu court, il y a neuf vrais titres plus un interlude. On sentait qu’il n’était pas fini sauf qu’on a des deadlines, qu’on ne pouvait pas faire autrement. On s’est dit qu’on n’allait pas rajouter des morceaux pour qu’il y ait 12 ou 13 titres. On préfèré en faire un court mais efficace. Puis après ça, Covid, donc tu as du temps, et tu dis « bon, qu’est-ce qu’on fait ? ». On voulait faire des collabs avec des artistes qu’on kiffe, on s’est dit qu’on allait faire ça puisqu’on a le temps. On a appelé les gars qu’on kiffe, ce ne sont que des potes en plus, ce n’est pas juste une collab pour faire une collab, ce sont des gens qu’on adore, qu’on aime artistiquement. 

AN : On liste Drew de Stray From The Path, Anthony de Resolve et Bert de Chunk! No, Captain Chunk! sur ces 3 nouveaux morceaux. Ce ne sont que des gens de la scène française car finalement Drew vit à Paris… 

K : Il n’y vit plus, il est reparti aux States. Mais ouais c’était une belle occasion. On l’a rencontré sur la tournée avec While She Sleeps et on partageait le bus avec Stray From The Path. On est devenu très, très potes. Quand il s’est installé à Paris, il est descendu plusieurs fois à Marseille donc là c’était le moment. Vu qu’on s’adore, on s’est dit « Vas-y, on fait un truc ensemble, ça va être trop cool ».

  

AN : Revenons un peu sur l’enregistrement de l’album. Il a été enregistré en 2 temps, en premier lieu dans une villa dans le sud. 

K : Ouais, la toute première session on a loué cette villa avec piscine, c’est à côté de chez nous, c’est quelqu’un qu’on connaît. On y a composé 4 ou 5 titres qui sont dans l’album et après il y a eu le covid donc on a continué à distance. 

AN : Et après vous vous êtes retrouvés en studio. 

K : En fait on a notre propre studio, donc si tu veux on n’est pas obligé de se booker deux semaines d’affilée. On a enregistré les chansons une par une avec du matos différent, des batteries différentes. On s’installe, ça sonne, let’s go ! On a pris à chaque fois une journée pour la batterie, une journée uniquement pour les guitares… On a le temps donc on cherche. Par exemple j’arrive moi, je connais approximativement mes parties de batterie, il y a Flo (chant) et Nico (guitare) au studio avec moi la plupart du temps, on recompose tout en direct. Si d’un coup on se dit « ah on peut faire mieux, essaye de changer de cymbale », on essaye jusqu’à ce qu’on soit content. Ça c’est l’avantage d’avoir ton studio à toi. 

AN : Et du coup c’est plus agréable pour vous d’enregistrer en tant que groupe plutôt que chacun dans son coin et on s’envoie nos tracks ? 

K : Tu sais quoi, c’est la première fois que l’on faisait ça. La maison où on composait ensemble c’était la toute première fois. Les 2 premiers albums de LANDMVRKS ont été enregistrés uniquement par Flo et Nico. On s’est dit qu’on allait essayer de cette nouvelle façon, Flo avait un peu peur car d’habitude il est enfermé tout seul au studio, il fait à 80% toutes les chansons. Mais on a été surpris, ça a été hyper bénéfique en fait : chacun a apporté sa patte, chacun disait « ah moi j’ai ce riff-là, vas-y on travaille ça ce soir » … On n’avait pas d’heures en plus donc on pouvait travailler jusqu’à 6h du matin si on voulait. Donc on était tous ensemble et on essayait jusqu’à ce qu’on se dise que là c’est parfait. On pouvait passer la nuit sur un riff jusqu’à se dire « là on le tient ». 

AN : Ça se ressent à l’écoute de l’album. Vis-à-vis des deux précédents il y a beaucoup de prises de risques, des thèmes différents qui sont abordés, des sonorités différentes… Finalement le titre de l’album annonçait la couleur. 

K : Ouais, on s’est dit que ça va représenter toutes les vagues que tu vas te prendre dans la gueule. On a tout essayé, on ne s’est pas mis de limites car on aime à peu près tous les styles. On est fan de rap, je pense que ça se sait maintenant et on s’est dit « pourquoi pas tenter ça ? »


 

AN : Justement, on sait que vous êtes très fans de rap. Dans une autre interview Paul (guitare) et toi expliquiez que pour le morceau "Visage", le premier couplet est rappé en français car Flo trouvait que le flow avec le couplet rappé en anglais ne collait pas. 

K : C’est surtout qu’il ne peut pas s’exprimer aussi facilement en anglais qu’en français. En anglais ce n’est pas un problème attention, sur "Say No Word" tu vois qu’il te sort un truc à la Busta Rhymes. C’est surtout que là on voulait bien marquer le coup et Flo se disait « malheureusement en anglais, je ne pourrai pas utiliser les mots que je veux, parler comme je veux ». Ce n’est pas notre langue natale. On lui a dit « mec, t’es trop légitime à faire ça, t’as un projet de rap français à côté, on est français, let’s go ». On le fait en français, tout le monde était ok, en tout cas il n’y a pas de honte à le faire pour nous, et j’ai l’impression que tout le public aime ça. Ça a été super bien accueilli. 

AN : Le pari est réussi. 

K : Oui, on a eu un peu peur, mais apparemment ça marche. 

AN : Et ça vous donne des idées pour la suite, de creuser dans des directions un peu nouvelles ? 

K : On s’est dit qu’on n’allait pas le faire à chaque album non plus, c’est trop facile, on l’a déjà fait une fois. On cherche plus à faire quelque chose d’autre qui n’a pas été fait, que nous on n’a pas fait en tout cas. Mais pourquoi pas des collabs avec des rappeurs, plutôt ça tu vois ? À moins qu’on fasse 100 fois mieux ou une full chanson rap, la chanson avec du rap on l’a déjà faite. Ce n’est pas dit qu’on le retente pareil, juste un couplet on l’a déjà fait. À chaque album on se dit « qu’est-ce qu’on peut faire maintenant qu’on n’a pas fait ? ». De toute façon tu le vois, quand tu écoutes une chanson, tu ne sais pas à quoi va ressembler la prochaine. 

AN : Tu me disais plus tôt que vous aviez votre studio. Flo et Nico sont tous les deux ingénieurs du son, et c’est eux qui ont fait le mixage, le mastering et l’engineering. 

K : Tout. C’est eux qui produisent tout de A à Z. 

AN : L’idée c’est de continuer dans cette direction ou vous êtes également ouverts à travailler avec quelqu’un d’externe ? 

K : On est ouvert, on a eu cette discussion avec Flo. Je n’étais pas là au début de LANDMVRKS, mais c’est lui qui a fait le son depuis le début. Du coup LANDMVRKS avance en même temps que lui progresse dans le son, et que Nico avance aussi. On se dit que du coup c’est peut-être finalement comme ça que ça doit se faire, mais on n’est pas fermé. Le morceau avec Bert des Chunk, c’est Bert qui l’a produit, mixé et masterisé. Il a tout fait lui parce que c’est comme ça qu’on voyait la collab aussi. Ce mec est aussi ingé son, il a composé la chanson à 80%. Pour une fois on n’a pas fait grand-chose, on était avec lui pendant une semaine, on était tous là, mais à 80% ce morceau c’est lui. On lui a dit « on te laisse carte blanche, c’est toi qui mixes, tu choisis tous les sons ». Tu vois, c’est déjà une première ouverture. Donc oui on est ouvert, peut-être qu’on testera sur un single, pourquoi pas… Mais, est-ce que finalement le son LANDMVRKS ce n’est pas parce que c’est LANDMVRKS qui le fait ?

AN : On a abordé les feats des 3 nouveaux morceaux de l’album, mais vous n’en êtes pas non plus à votre coup d’essai ! Sur votre deuxième album il y en avait avec Aaron Matts à l’époque chez Betraying The Martyrs et aujourd'hui chez Ten56., avec Flo de Novelists FR et avec Camille de Bliss Sigh qui est un projet qu’elle a avec votre Nico. Finalement encore que des gens de la scène française. 

K : Ouais, Camille c’est une pote de Marseille. On la connaît depuis des années. Aaron je ne le connaissais pas, mais Nico est en contact avec lui depuis longtemps et Novelists FR sont des potes depuis très longtemps. Donc ouais, comme je t’ai dit, on ne veut pas faire un feat pour faire un feat et rapporter un peu leurs fans… On veut que ce soit vraiment un échange, on ne veut pas parler d’argent ou quoi. On s’adore, on aime beaucoup ce que cet artiste fait, lui aime ce que nous on fait donc on se dit « vient on fait un truc », c’est vraiment un partage. 

AN : Pour revenir sur la tournée, c’est un tour 100% français, avec des groupes qui ont des statuts un peu différents : Glassbone (ex-Wolfpack) qui est au début d’une nouvelle histoire… 

K : Tout à fait ! 

AN : … Resolve qui connaît une jolie percée… 

K : Ouais, ils arrivent en force là 

AN : … Il y a aussi Ten56. qui s’est imposé très rapidement. 

K : Oui, c’est tout nouveau, mais t’as l’impression qu’ils sont là depuis 15 ans. Tous les gars qui composent ce groupe on les connaît. 

AN : Et puis il y a vous, qui êtes finalement le gros morceau de la nouvelle scène française des années 2020. Comment ça s’est fait le choix des groupes ? Votre label Arising Empire vous a suggéré des noms ? 

K : Non c’est nous qui avons choisi. On a la main sur ça, on fait attention à garder ça. On veut avoir le dernier mot dans tous les cas. Là on a voulu faire cette tournée, on a décidé de qui on voulait. On s’est dit « On va faire un truc français, on amène tous nos potes », mais parce qu’ils le méritent. Ce n’est pas juste parce que ce sont des potes, on a pris ces gars-là parce qu’on a confiance en eux, ce sont des gars qu’on veut mettre en avant. On veut présenter un beau plateau aux gens. Donc ouais, c’est choisi 100% par LANDMVRKS. 

AN : Et bien on va se quitter sur ces belles paroles, et je vous souhaite une excellente fin de tournée. Merci !

 

Interview réalisée par Axel G.



dimanche 24 avril 2022

Chronique Express : Overgrow - Walls Of Mirrors

S'il y a bien une chose pour laquelle internet et les réseaux sociaux sont au top, c'est pour découvrir des nouveaux groupes. Bien sûr, par manque de temps, on passe parfois à côté de pépites qui nous accrochent l'oreille bien plus tard qu'on ne l'aurait souhaité. Pour le coup, sur AN, on vous avait déjà parlé d'Overgrow, petit quatuor de Chicago, et du bien qu'on pensait des singles postés en amont de la sortie de leur premier effort. Bien nous en a pris finalement, car ces 10 titres sont très certainement parmi les plus chargés en émotion que vous entendrez cette année. Walls Of Mirrors est de ces disques qui vous agrippent, vous brisent le cœur en miettes et le pire c'est qu'on en redemande. Atmosphérique, beau à chialer, mélodique à souhait, le frisson est là, et ne vous quittera pas. ''Weigh Down" ouvre l'album de la plus simple des manières, tout en retenue et presque sur la pointe des pieds, comme pour s'excuser d'être là : une guitare, une voix, une ambiance spatiale, et le tour est joué. "Spread Thin", amène tout le groupe derrière lui, toujours avec ce côté ambiant et quel refrain bordel de nom de dieu ! Tous les titres sont hyper travaillés, le boulot des guitares est aux petits oignons, la voix surfe sur la musique, sans jamais trop en faire, et la section rythmique est la véritable colonne vertébrale de ces 10 titres. "Three Years", "Nothing Left To Say", "Time Moves Slow" sont tout simplement bouleversants et ne manqueront pas de vous tirer les larmes (la seule condition est d'être dotée d'un cœur qui bat). Et Walls Of Mirrors s'achève comme il a démarré, en catimini avec le morceau-titre. Après ces 38 minutes, on ressort presque sonné de la claque que l'on vient de prendre dans la tronche.  Et si on peut reprocher que l'album soit presque trop homogène, on est bluffé devant le talent d'Overgrow, qui devrait faire un carton avec une telle galette sous les bras. On attend déjà la suite avec impatience car leur emo-indie est de toute beauté !

4/5
Recommandé si vous aimez : Balance & Composure qui aurait écrit un album avec Circa Survive et Moving Mountains 

Guillaume W. 

samedi 16 avril 2022

Chronique livestream : INCUBUS - les 20 ans de l'album Morning View


C'était il y a un peu plus de 20 ans... Morning View, le cultissime quatrième album d'Incubus, voyait le jour le 23 octobre 2001. A cette occasion, les Californiens ont célébré cet anniversaire via un livestream (payant) pile deux décennie après, alors que le monde était privé de concerts à cause de la COVID-19. Un show qui a été récemment uppé sur le Tube de façon inofficielle qui nous donne l'occasion de faire un saut dans le passé avec un plaisir non dissimulé et d'analyser cette performance.

On retrouve donc les cinq musiciens pour un retour aux sources, à Malibu, sur la plage de Zuma Beach, qui fait office au passage de spot photo pour la pochette arrière du disque. Seul Dirk Lance manque à l'appel, parti mi-2002 et remplacé un peu plus tard par Ben Kenney, aujourd'hui à la basse (qui restera d'ailleurs muet dans la présentation de ce film, sûrement par respect et humilité vu que le monsieur n'était pas de la partie à ce moment-là de l'histoire du groupe). 


Un drone survole le lieu de création et d'enregistrement du disque, la somptueuse Stern House sur les hauteurs au-dessus de la route Morning View, si bien qu'il est inutile d'en faire des tonnes en artifice tant le lieu est idyllique à lui seul avec sa piscine, ses grandes baies vitrées, les palmiers... Des grands tapis et quelques gros projecteurs sont disposés dans le grandiose salon, nous voilà prêts à vivre une heure d'exception avec Incubus. 

Évidemment tout le disque sera joué dans l'ordre (mais pas en une seule prise) après une intro inédite annonçant "Nice To Know You". La principale force de ce set est d'avoir su proposer quelques adaptations et autres modifications bien venues aux compositions comme cette coupure au début de "Circles", mais aussi sa fin complètement revue, à la fois plus lente et plus lourde. La DW comme plaquée or de José Pasillas, claque comme le soleil californien sur le megahit "Wish You Were Here", LE tube absolu du groupe, qui sera joué à la note près comme sur la version studio avec un Mike Einziger cheveux longs au vent (d'un ventilateur). 

Le soleil a disparu pour "Just A Phase", ambiance intimiste, tamisée, la guitare acoustique est de sortie, tout comme sur "11AM" qui voit l'ajout de cordes par DJ Kilmore. Les choses s’accélèrent un peu sur "Blood On The Ground", Brandon a tombé la chemise (mais n'est pas nu !), le monsieur s'applique au chant, là aussi légère variation avant de reprendre le refrain et le pont qui est totalement nouveau avec un petit solo de Mike en prime (et ce gros plan sur ses 50 pédales d'effets !). 

Pour la ballade "Mexico", rendez-vous sur la terrasse avec Brandon accompagné pour le coup de Mike à l'acoustique, ainsi que de sa femme, Ann Marie Calhoun qui sublime le morceau avec son violoncelle (et son large sourire). Une version splendide filmée en noir et blanc. Puis retour au salon pour un "Warning" classique, pour ne pas dire conventionnel, puis voilà "Echo" arriver avec ses sonorités asiatiques et ce jeu de caisse claire soutenu. La fin a aussi été ré-interprétée pour un rendu ultra classe où Mike se lâche dans les aigus. 

Sur "Have You Ever", c'est José qui en ajoute (un peu) à la batterie avant qu'on s'ambiance tous sur la phénoménale "Are You In ?" qui mettra un peu plus en avant les scratchs de DJ Kilmore et le groove de Ben Kenney. Dernier coup de fouet avec "Under My Umbrella" qui voit l'ajout de sons électroniques plutôt bien trouvés par Kenney avant que Mike ne s'empare de sa pipa (guitare chinoise que Steve Vai lui a offerte), et ne balance "Aqueous Transmission" en guise de final long de 7 minutes (comme sur l'album). 

Le beau Brandon a pris un peu dans le cornet et ne montre plus son torse, ce dernier restant pudique en marcel, et j'avais un peu peur de sa voix vu les prestations un peu faiblardes dirons-nous des derniers lives vus sur le net. Ici, pas de fausses notes, même pas de problèmes à reprendre chaque morceau, même sur les plus compliqués "Circles", "Under My Umbrella" et surtout "Have You Ever" qui poussera le chanteur dans ses retranchements. Même si les derniers disques n'ont pas eu l'impact de leurs premiers efforts (perso j'ai adoré le tellement décrié If Not Now, When?), Incubus est et restera un groupe phare de la scène nu-rock mondiale et ce concert prouve tout le talent des cinq mecs de la côte Ouest. En plus le son est top et le tout merveilleusement bien filmé avec des fondus qui nous font penser parfois que nous sommes plongés en plein rêve. Même si Make Yourself restera probablement leur meilleur album, il faut bien saluer ce bel hommage rendu à Morning View. Le rendez-vous est pris pour le 3 février 2024, date anniversaire des 20 ans d'A Crow Left Of The Murder...

Sébastian D.

 

2:55 Nice To Know You
9:23 Circles
14:24 Wish You Were Here
17:55 Just A Phase
23:16 11am
27:20 Blood On The Ground
33:08 Mexico
37:30 Warning
42:12 Echo
46:47 Have You Ever
50:05 Are You In?
54:14 Under My Umbrella
57:58 Aqueous Transmission

mardi 5 avril 2022