samedi 21 janvier 2023

Live Report : ELECTRIC CALLBOY + ANNISOKAY @ La Laiterie / Strasbourg - 15/01/23


En ce dimanche 15 janvier, nous voilà de retour à La Laiterie de Strasbourg pour ce premier concert de 2023 et LA dance party de l'année, et oui, déjà, pas moins que ça ! Ce soir c'est ELECTRIC CALLBOY qui fait sold-out et quand on dit sold-out, c'est vraiment complet vu la gigantesque file d'attente à laquelle nous avons le droit pour entrer dans la salle... Si longue qu'après 45 minutes d'attente (dans un froid bien de saison – dédicace aux gros malades qui ont osé le short), on peut enfin pénétrer les lieux un peu déçu d'avoir raté une grande partie du premier titre de la première partie, les compatriotes allemands d'ANNISOKAY.

On arrive pour la fin du tube "Like A Parasite" (du coup la salle n'est pas tout à fait remplie), le quatuor fait dans le post-hardcore classique avec son frontman à casquette pour les screams et un guitariste-chanteur pour les nombreuses parties en voix claires. Le premier, Rudi Schwarzer, n'est dans le groupe que depuis 2019 et n'a participé qu'au dernier très bon album, Aurora paru en 2021 (duquel 5 morceaux seront interprétés ce soir). Le nom du groupe est inscrit en lettres capitales en fond de scène, les morceaux s'enchaînent, mais il manque ce petit quelque chose pour vraiment faire décoller le set, même si Rudi n'hésite pas à donner de sa personne en crowdsurfant. 

Rudi Schwarzer (chanteur d'Annisokay)

Musicalement en place, vocalement aussi, on reprochera un manque cruel de charisme et de profondeur dans le son comparé à la qualité de la production en studio (notamment sur les deux derniers disques). 10 titres envoyés en 40 minutes dont une reprise de "Duality" de Korn (ironie du guitariste bien entendu puisqu'il s'agit d'un titre de Slipknot), beaucoup de remerciements et nous voilà chauds pour la suite.

Annisokay


Il est 20h50 lorsque les lumières s'éteignent et les basses d'intro retentissent. Pas de rideau qui tombe, pas d'écrans en fond de scène, juste quelques néons en guise de décor et voilà nos six compères débarquer en jogging comme dans le clip officiel du hit "Pump It". Et quelle entrée en puissance avec explosion de confettis sur ce morceau fédérateur au possible qui retourne en une fraction de seconde toute la Laiterie. "Arrow Of Love" ne fait qu'enfoncer le clou et un bisou sur la bouche des deux frontmans plus tard, nous voilà partis pour un petit saut dans le passé avec un enchaînement de cinq morceaux plus anciens. "Hate/Love" envoie du lourd, "The Scene", "Castdop X Spandau", "Supernova" font effet, même si il est vrai que ces derniers sont un poil en dessous qualitativement, peut-être aussi moins hybrides que le dernier EP et le dernier album TEKKNO (2022) dont 8 titres sur 10 seront joués ! Dommage pour les excellentes "Fuckboi" et surtout "Neon" qui n'a encore jamais eu de version live à ce jour...



Chaque pause permet aux chanteurs d'échanger un peu avec le public, Nico Sallach, désormais guéri de son infection auditive (la date devait avoir lieu le 30 septembre 2022) n'en rate pas une pour montrer à quel point c'est un très bon vocaliste, les mecs de la console centrale auront le droit à une tournée de Jägermeister transportée gentiment par les spectateurs, ça clash sur la qualité de la bière alsacienne (bon en même temps la Météor, c'est vraiment pas top), les bazookas à confettis seront de sortie... 

Ça enchaîne avec le terrible "MC Thunder II (Dancing Like A Ninja)", puis on revient sur l'excellente "Tekkno Train" et son break de fin énormissime, et bien entendu "Hypa Hypa" qui rendra fou toute la salle. Ce fameux clin d'oeil bien trouvé au groupe allemand Scooter paru en 1995. Le côté délirant continue avec "Hurrikan" et sa première partie dance folklorique allemande ultra dégueulasse, mais qui sera reprise en choeur avec beaucoup d'amour, avant que les riffs deathcore viennent tout détruire. La cadillac de "MC Thunder" clôture ce set dans un joyeux bordel puisque le screameur Kevin Ratajczak demande à tout le monde de se prendre par les épaules et de sauter ensemble. Pas très COVID mais ambiance folle garantie. 

Le sextet revient pour un premier rappel de deux titres encore plus fous, mais avant ça, une question se pose. Toute la salle a crié "Zugabe" (on peut traduire par "encore, encore") en allemand pour que le groupe revienne... Les chanteurs demandent alors combien il y a d'Allemands dans la salle. 75% des bras se sont levés en réponse à cette question ! Eh oui c'est une réalité, bien que les dates françaises soient toutes complètes, ce soir à Strasbourg, c'est les Allemands qui ont acheté la majorité des places. Du coup l'ambiance redouble d'intensité puisque quasi tout le monde connait TOUTES les paroles ! On termine alors sur "Mindreader" puis avec "Spaceman" toutes deux chantées par les 1000 personnes présentent ce soir. 

Évidemment les lumières s'éteignent une dernière fois mais ce n'est bien entendu pas terminé car LE tube tant attendu doit être encore joué. Munis de perruques coup au bol noir, les Allemands balancent un gros "We Got The Moves" qui mettra tout le monde d'accord. Comment ne pas chanter, crier et sauter dans tous les sens en entendant ce megahit electro-metalcore ? Impossible. Une dernière explosion de confettis et un dernier karaoké qui nous restera en tête longtemps encore après la fin du concert. 

Nico Sallach
 

1h20 de concert pour nos gymcoreux allemands et un énorme sourire en sortant de la salle, d'une part parce qu'on a vécu une soirée absolument dingue, mais aussi parce que le groupe a aussi eu la bonne idée de balancer des titres des années 2000 pour continuer la fête après le show, avec des belles cochonneries comme Loona ou Blumchen (on vous laisse chercher si vous êtes curieux). Chose plutôt rare et ultra respectueuse à souligner, les artistes reviendront filer des cadeaux et signer des autographes aux nombreux fans restés dans la salle. On peut reprocher le côté « musique pour ado », les mélanges improbables de mauvais goûts pour beaucoup, mais au final, Electric Callboy est tout sauf un imposteur de la scène metalcore alternative. 13 ans de carrière et un sixième album 100% hits imparables, les Allemands peuvent être fiers de leur parcours et du succès rencontré dans le monde entier depuis la parution du hit "Hypa Hypa". Tout cela ne laisse présager que du bon pour l'avenir et ça va danser sévère sur la Mainstage 2 du Hellfest cet été à Clisson !!!

Sébastian D. 

Merci à Zoé et Sabrina de chez Verycords pour leur gentillesse. 

Electric Callboy

Setlist : 01 – Pump It 02 – Arrow Of Love 03 – Hate / Love 04 – The Scene 05 – Castrop X Spaudau 06 – Supernova 07 – MC Thunder II (Dancing Like A Ninja) 08 – Tekkno Train 09 – Hypa Hypa 10 – Crystals 11 – Best Day 12 – Parasite 13 – Hurrikan 14 – MC Thunder / rappel 1 / 15 – Mindreader 16 – Spaceman / rappel 2 / 17 – We Got The Moves


 





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