mercredi 14 septembre 2022

Chronique Express : The Dangerous Summer - Coming Home

Le principal problème avec The Dangerous Summer, c'est qu'à force de sortir des albums qui sont toujours dans la même veine, on est sûr du quitte ou double quant à la qualité des compostions. Mother Nature était un excellent disque où on sentait une envie d'aller plus loin, plus haut, plus fort. Et surtout bien au-dessus d'un S/T ennuyeux au possible. On avait donc plus que hâte d'entendre son successeur, même si l'EP qui a précédé ce nouveau disque était loin d'avoir laisser une trace indélébile dans leur discographie. Du coup, si on attendait évidemment ce Coming Home, on était un poil plus frileux sur le résultat final. Les singles découverts en amont laissaient peu de place à la surprise : The Dangerous Summer ferait du Dangerous Summer, envers et contre tout. Et ce n'est pas un mal quand on connaît leur disposition naturel à composer des hits oh so emo dans leur sommeil. Mais il y a un mais. Non pas que Coming Home soit un mauvais disque, mais on a l'impression que chaque titre a déjà été composé par la bande, et si cela fonctionne encore par à-coups, sur l'intégralité de l'album, on a du mal à s'emballer. Il y a bien quelques nouveautés comme la très belle ballade acoustique "Big Green Eyes", et bien entendu, le poil se dresse encore sur "Meet Me In The Morning" et les BPM augmentent sur "Dimensional Love". En fait, plus on revient sur ce disque, et plus le constat est là : la bande de Perdomo souffre d'une crise d'identité. Des paroles peu inspirées et parfois d'un cliché sans nom, alors que très souvent AJ est un parolier plutôt doué. Et musicalement, le groupe fait exactement ce qu'on attend de lui : de l'émotion, des passages atmosphériques, des mélodies tire-larmes et une voix qui arrive encore à coller quelques frissons. Mais Coming Home est aussi un album inoffensif et sans prise de risques, aucune. On aurait même tendance à dire que c'est plutôt l'inverse d'ailleurs, tant certains morceaux frôlent le banal et sentent le réchauffé à plein nez. Et c'est dommage car on avait encore d'aimer ce disque comme on a aimé Reach For The Sun, War Paint ou encore Mother Nature. Ce n'est malheureusement pas le cas. 

3/5 
Recommandé si vous aimez : Jimmy Eat World, Angels & Aiwaves

Guillaume W. 





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