dimanche 26 juin 2022

Chronique Express : Memphis May Fire - Remade In Misery

Septième album pour Memphis May Fire. Septième ! On pensait que depuis le temps, ils auraient fini par jeter l'éponge après leur 10 000 changements de line-up mais non. En 2009, le groupe avait pourtant tellement bien commencé avec l'excellent Sleepwalking, rempli jusqu'à la gueule de riffs southern à la Every Time I Die. Et patatra ! Le metalcore s'était emparé de leurs âmes, et ils ont continué leur petit bonhomme de chemin en allant chercher le succès là où il se trouvait. Ça a fonctionné pour eux, mais en sortant des albums de plus en plus dégueulasses, avec en point d'orgue l'ignoble The Light I Hold. La bande a Matty, a décidé près de quatre ans après, de se racheter une conduite en revenant à quelque chose de plus heavy. Avec 9 sur 11 balancés avant la sortie de Remade In Misery, on ne peut pas dire que l'effet de surprise soit complètement dingue. Surtout que chaque titre propose la même mis en scène pour les vidéoclips avec le groupe devant un ensemble de télévision. Alors oui, c'est plus heavy, y'a du breakdowns à gogo, y'a même des refrains catchy. Mais bordel de merde, qu'est ce qu'on s'emmerde avec eux ! Prenons "Blood & Water" : gros riff qui tâche, check. couplet hurlé, check. refrain chanté catchy, check, couplet, refrain, pont/break, refrain, check, check, check. Vous répétez ça 11x et vous avez ce nouvel album. Vous allez me dire : "Mais ils nous fait chier à critiquer tout le temps ce genre de groupes !" et vous aurez même sûrement raison. Mais sans déconner, quel intérêt de sortir un disque où TOUS les morceaux se ressemblent, avec les même riffs en plus lents ou plus rapides, sans apporter AUCUNE idée neuve en cours de route. Oui, les mecs maîtrisent leur sujet, mais encore heureux au bout de sept albums. Et puis, si on vous met ce disque après un autre du genre, impossible de faire la moindre différence, tant Memphis May Fire se noie dans la masse. "Bleed Me Dry" est catchy, "Somebody" ou encore Make Believe" ralentissent le tempo, mais n'oublient pas le break, "Death Inside" essaye le phrasé rap à la Stray From The Path sur le couplet, avant de revenir leur habituel refrain cheesy. Bref, rien de nouveau sous le soleil. Remade In Misery est une sorte de Wage War du (très) pauvre,  plaira aux fans du genre, mais tout y est tellement téléphoné et sans inspiration (les paroles !), qu'une seule écoute devrait suffire à laisser tomber. NEXT ! 

2/5
Recommandé si vous aimez : Wage War, The Word Alive

Guillaume W. 





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