mardi 2 novembre 2021

Chronique : Sam Fender - Seventeen Going Under

Sam Fender est ce que l'on peut appeler un coup de foudre musical. Oui, oui autant que ça ! De 1, il est beau gosse, une sorte de sosie de Robert Pattinson. De 2, et c'est bien le plus important, sa musique parle aux personnes qui tendent l'oreille pour l'écouter : une découverte à travers les singles de son deuxième album, Seventeen Going Under, et le déclic s'est fait instantanément et dès le morceau-titre : 80's, rock'n'roll en diable, une influence marquée du Boss (mais pas que !), des guitares en veux-tu en voilà, un saxophone de malade, une section rhythmique aussi discrète qu'indispensable. un refrain de toute beauté, et cette voix, cristalline et tellement puissante. Les superlatifs manquent tant la claque est immense. Et ce n'est pas "Getting Started" qui va changer la donne, avec ses guitares cristallines et toujours cette influence Springsteen. Si cette marque indélébile aurait pu être gênante, elle ne l'est en fait absolument pas. Car Sam sait aussi s'en affranchir le temps d'un "Aye" ou d'un "The Leveller" (servi par des cordes indispensables), aux guitares dissonantes et hypnotiques. Et puis, "Get You Down", est un morceau que The Gaslight Anthem (des autres disciples du Boss) aurait pu écrire pour The '59 Sound, si Brian Fallon s'était décidé à balancer du sax dessus, assorti de cordes magnifiques sur le final. 
 
Et si c'est un album dont on fait l'éloge, ce n'est pas pour rien car je ne pense pas avoir été autant attiré par un disque du genre depuis celui cité juste au-dessus, et ça ce n'est pas rien car on parle d'un monument du rock, tout simplement. Si Seventeen Going Under fonctionne si bien sur la durée, c'est parce les plaisirs sont variés, et les mid-tempo tout aussi bons que les titres plus axés grosses guitares : "Long Way Off" a un petit côté Deaf Havana ultra plaisant, "Last To Make It Home", "Mantra" (et son côté Jeff Buckley jusque dans la voix) ou encore la sublime "The Dying Light" où l'accent mis sur les claviers fera chavirer les plus durs d'entre vous sans soucis. 
 
Mais je voudrai m'attarder sur le pièce centrale de cet album qu'est "Spit Of You", qui se traduit par ''ton portrait craché" et où il y parle de son père, et de cette ressemble de plus en plus prononcée au fil du temps, et cette pudeur qui a toujours caractérisée leur relation père/fils où les je t'aime sont toujours sous-entendus. Et je ne peux d'ailleurs pas écouter ce titre sans avoir les larmes qui montent tellement je me reconnais dans cette relation avec mon père, et ce manque que je ressens lorsque je vois mes deux petits bonhommes, qui ne connaîtront jamais physiquement l'homme fantastique qu'était leur grand-père. Et surtout, toute cette musique, cet album (qu'il aurait aimé j'en suis sûr), et tous ces événements de nos vies que j'aurai voulus partager avec lui. Et que je ne pourrai malheureusement jamais faire. 
 
Une chose est certaine : Sam Fender est prêt à bouleverser vos petits cœurs et surtout il va grimper très très haut dans les tops de fin d'année. C'est l'évidence même car ça pue tellement le talent et la sincérité. Et comme l'a dit Cédric, un de nos fidèles lecteurs : "Un mec qui utilise des cuivres en 2021 est quelqu'un de bien!" Je crois pas qu'on ne trouvera meilleure conclusion à un disque cette année. Absolument indispensable !

4,5/5
Recommandé si vous aimez :
Bruce Springsteen, The Gaslight Anthem, le talent à l'état pur

Guillaume W.  





1 commentaire :

Anonyme a dit…

Toujours plaisant de découvrir une référence à Gaslight au détour d'un article. Je viens d'écouter Get you down et je trouve même qu'avec la guitare très "59 soundesque" on retrouve un peu de Brandon Flowers (époque flamingo) dans le chant. Merci pour ces articles.