dimanche 10 octobre 2021

Chronique Express : The Bronx - Bronx VI

Chroniquer un album de The Bronx est à la fois simple et compliqué. Simple car la chronique pourrait s'arrêter là, tellement The Bronx fait... du The Bronx. Dans une très vieille chronique de chez nous, Romain (qui travaille pour Télérama soit dit en passant), disait d'un album de Bad Religion, que l'on savait finalement à quoi s'attendre de la part d'un tel groupe, mais que comme le rôti du dimanche chez mamie, le tout  était de savoir s'il était meilleur que celui de la semaine précédente. Et c'est exactement le sentiment que l'on a chez The Bronx. On sait qu'on va passer un moment rock'n'roll rempli de pisse, du sueur et de sang. Le tout est simplement de voir si ce sixième album est à la hauteur des précédents. Dès "White Shadows", le doute n'est pas permis, on est bien sur un disque de la bande : ça envoie du bois, ça rock, ça roll, ça balance un p'tit solo bien senti, le tout agrémenté d'un refrain du feu de dieu. Emballez, c'est pesé, le disque est lancé sur les chapeaux de roue, et ne s'arrêtera que sur les toutes dernières notes de "Participation Trophy". Entre temps, la voix de Matt et les mélodies de Joby font le job, des ultra véloces "Superbloom", "Curb Feelers" ou encore l'excellent "New Lows" au mid-tempo ultra rock'n'roll "Watering The Well" (avec ses chœurs d'enfer sur le refrain et le pont) ou encore "Mexican Summer". Cet album n'est pas surprenant, c'est un fait établi depuis bien longtemps. Et même si on sent moins l'urgence et la bave aux lèvres qu'à leur début, la bande n'a jamais faibli et ce n'est pas demain la vieille. Une réussite de plus dans le sac à tubes de The Bronx !

4/5
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Guillaume W. 





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