lundi 25 octobre 2021

Chronique Express : Hawthorne Heights - The Rain Just Follows Me

S'il y a bien une chose que l'on peut laisser à Hawthorne Heights, c'est sa constance. Ce huitième long jeu ne déroge pas à la règle : le groupe sera emo ou ne sera pas. Du titre des albums, jusqu'au son estampillé 00's de tous leurs albums, ils n'ont jamais connu une évolution flagrante depuis leurs débuts il y a maintenant 20 ans.  Et du coup, avant même d'avoir mis le disque entre nos oreilles, on est quasi certain de ce que l'on va y trouver : du chant, du scream, de la mélodie tire-larmes, des refrains hyper catchy et des paroles oh-so-emo. Et... Bingo ! Ce nouvel album est du Hawthorne Heights pur jus ! Et dès "Constant Dread", le style est malgré tout reconnaissable entre mille. Un couplet calme, un refrain entre chant clair et screams, qui fera bouger l'auditeur sans aucun mal, et un pont où Brendan Murphy des énormes Counterparts vient s'époumoner comme il en a l'habitude.  Le morceau-titre suit avec sa facette poppy qu'on leur connaît aussi. Dès ce deuxième titre, la direction de l'album est tout tracée, on le sait d'avance et pourtant on a envie d'y aller, en partie par nostalgie mais aussi car on sait qu'il va y avoir du tube. Les rentre-dedans "Holy Coast" (et son riff heavy metal),  "Dull Headlights" et "Bambarra Beach" montre que le groupe n'a rien perdu de sa fougue (cela fait d'ailleurs bien longtemps qu'il n'avait autant lâché les chevaux) , mais ce bien les morceaux les plus pop-rock qui prennent le dessus. Essayez voir d'écouter "Tired And Alone" et ses paroles ("And I remember the summer that we met/the winter that you left/ and everything in between/the years have since gone by/ I hope you're doing fine") sans avoir envie de vous laisser pousser la mèche 2003 (si on a a encore suffisamment de cheveux pour en tout cas). IMPOSSIBLE ! Du coup, The Rain Just Follows Me est un bon cru Hawthorne Heights, avec ses invités judicieusement choisi (Anthony Raneri de Bayside sur la très bonne "Spray Paint In Black" et Ryan Key, frontman de Yellowcard sur "Seafoam"), son son familier et son côté accrocheur de bout en bout. Les fans de la première heure en auront pour leu argent et même si ce style finalement un peu daté ne leur apportera plus le succès de leurs débuts (If Only You Were Lonely restera leur plus belle réussite et l'une des vaches à lait les plus impressionnantes de l'écurie Victory), ni de nouveaux fans, la bande continue son petit bonhomme de chemin contre vents et marées. Le contrat est rempli et The Rain Just Follows Me fait du bien par où il passe. 

3,5/5
Recommandé si vous aimez : l'emo 00's

Guillaume W. 





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