mardi 8 juin 2021

Chronique Express : Fiddlehead - Between The Richness

Le premier album du all-star band Fiddlehead (avec des membres de Have Heart ou encore Basement pour ne citer qu'eux) était une affaire cathartique, car les textes étaient en majorité portés sur le décès du père du chanteur. Springtime And Blind avait en tout cas fait tourner bien des têtes avec ses morceaux courts, intenses et hyper catchy: un mix de post-hardcore et de pop-punk. Trois ans plus tard, voici son successeur et cette fois, l'effet de surprise ne sera plus de mise puisque le groupe est désormais attendu comme le messie. Et ce Between The Richness n'est finalement que la suite logique de son prédécesseur, en moins sombre et moins rentre dedans. Attention, il y a des coups de boules bien sentis : "Eternal You" et son refrain hurlé en double voix va défoncer tous les pits qui se présenteront à lui, "Get My Mind Right" (toujours aussi bon que la version du 7" sorti en 2019), "Down University", la folie de "Life Notice" ou encore l'énorme morceau de clôture "Heart To Heart" (qui est d'ailleurs le seul à dépasser les 3 minutes et qui fait le lien entre l'intro "Grief Motif" avec un passage d'un poème de E.E. Cummings : "I carry your heart with me / I carry it in my heart / I am never without it / Anywhere I go you go"). Ailleurs, la bande ne s’embarrasse jamais de fioritures, et on balance les brulots en moins de 2 minutes 30 secondes. Et bordel, ça pleut du tube ! "The Years", "Millions Times ou les plus mid-tempo "Loverman" et "Joyboy" sont tout simplement irrésistibles et prouvent que la bande a bien plus d'une corde à son arc. 10 titres balancés en 26 minutes, c'est court mais les morceaux réussissent pourtant à se développer pleinement sans qu'on ai besoin de plus de temps. Les guitares font un boulot de dingue, pour tricoter des mélodies à la fois évidentes mais sinueuses malgré tout, la section rhythmique tient la baraque bien comme il faut et cette voix fait vivre les morceaux avec toutes ces émotions ("Heart To Heart" a d'ailleurs été écrite pour son fils). Fiddlehead a réussi le test exigent du deuxième album avec brio, sans changer le fond, mais avec un talent intact. 

4/5

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Guillaume W.  





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