dimanche 23 mai 2021

Chronique Express : Citizen - Life In Your Glass World

On ne sait jamais à quoi s'attendre avec Citizen. On a même carrément l'impression qu'à chaque nouvel album, la bande prend le contre-pied de son prédécesseur. Life In Your Glass World ne déroge pas à la règle, et se veut un virage à 180° par rapport à As You Please, sorti il y a maintenant trois ans. L'expérience aidant, la tête pensante du groupe, Mat Kerekes a décidé de construire son propre studio chez lui, et de produire ces 11 nouveaux morceaux. Et un sentiment se dégage (qui se dégageait déjà des clips sortis en amont), c'est le côté très british et dansant de la grande majorité des titres. La production est brute, proche de l'os, met la section rythmique bien avant, avec cette basse qui pulse constamment. Dès l'ouverture et cette double pénétration auditive "Death Dance Approximately" (dont l'intro pue le At The Drive-In à plein nez d'ailleurs) et "I Want To Kill You" sont tout simplement deux tubes dansants à souhait aux refrains catchy as fuck, qui rappelle l'énorme début de Bloc Party, Silent Alarm. Cette influence parcourt une bonne partie des titres, mais la patte Citizen est tellement forte que cela ne fait que renforcer leur identité sonore. "Blue Sunday" donne dans le mid-tempo avec ces lignes à la limite du spoken word sur les couplets avant de nous filer le frisson sur le refrain, tandis que "Thin Air" se la joue carrément plus poppy (assez proche du Turnover de Good Nature) pour revenir sur le côté hyper groovy avec "Call Your Bluff" et l'énorme "Black And Red" (et ce riff piqué à Blur) et balancer des guitares énormes sur le plus expérimental "Pedestal" pour nous achever sur la sublime "Winter Buds". On a cette sensation que le groupe pourra partir dans n'importe quelle direction, ils arrivera toujours à sortir son épingle du jeu. C'est encore le cas avec Life In Your Glass World, qui est une vraie réussite, où la voix de Mat joue le rôle de fil conducteur tout au long de ces 38 minutes (d'ailleurs jetez vous sur son projet solo si ce n'est pas déjà fait). Le désormais trio continue son petit bonhomme de chemin, en se souciant seulement de ses propres envies, et en restant reconnaissable entre mille. Et cette quatrième réalisation est à nouveau une franche réussite, exigeante, aboutie et remplie d'émotions. 

4/5
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Guillaume W. 





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