jeudi 6 mai 2021

Chronique : Dropkick Murphys - Turn Up That Dial

Pour fêter leur 25ème anniversaire, les Murphys se sont offerts une bien belle galette. Pas celle au sarrasin, même si l'étroite relation entre l'Irlande et la Bretagne remonte au VIème siècle, non celle plutôt houblonnée où la sueur est indissociable de la bromance. De la verte Irlande, Dropkick Murphys nous balancent toujours la ferveur des pubs après quelques pintes. Ce dixième album, Turn Up That Dial, est dans le plus pur esprit des DKM : celtique, punk, festif et parfois légèrement subversif, même si la politique n’est pas au centre des boys de Boston, un peu plus léger aussi par rapport au dernier 11 Short Stories Of Glory And Pain (2017). 
 
« Nous espérons juste que cet album va permettre aux gens de s'évader ... Il y a 25 ans, un mec m'a parié 30 dollars que je ne pouvais pas former un groupe en trois semaines pour assurer sa première partie ... Notre message est donc très clair : lève ton poing et joue la musique à fond ! ». The boys are back ! L’album s’ouvre sur la chanson titre "Turn Up That Dial" et le moins que l'on puisse dire c'est que les gars sont bien de retour. Accordéon, mandoline, péchu, optimiste... le cocktail est bien présent pour festoyer avec les copains !!! "L-EE-B-O-Y" arbore fièrement la même recette festive, une ode écrite pour Lee Forshner, le joueur de cornemuse du groupe. 
 
L'influence celtique traditionnelle prend le dessus sur des morceaux comme "Queen Of Suffolk County", "H.B.D.M.F" et la petite pépite "City By The Sea" qui nous invite à retourner profiter de l'air iodé de l'Atlantique. Les sonorités punk ne sont pas oubliées avec "Smash Shit Up" et "Chosen Few", véritable appel à l'unité nationale et critiques acerbes des hommes politiques. Mention spéciale pour "Nick Jones Nicked My Pudding", où l'on apprend que Mick Jones, guitariste des Clashs adore les desserts, surtout ceux des autres... "Wish You Were Here" conclut l'album, un dernier adieu au père décédé d’Al Barr, Woody. 
 
Vous l'aurez compris, Turn Up That Dial se recentre sur le "cœur de métier" du groupe. Les Bostoniens ont su évoluer tout en en restant fidèles aux influences musicales de leur ADN. Je conseille vraiment cet album, peu importe qu’on soit seul chez soi ou à claquer des pintes entre potes, légende d’un autre temps… 

4/5

Romain B.





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