dimanche 22 novembre 2020

Chronique Express : Nothing - The Great Dismal

Quatrième album pour Nothing, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la bande de Philadephie ne laisse jamais tomber la noirceur dans sa musique. The Great Dismal l'est, et pas qu'un peu.cTout démarre avec "A Fabricated Life", morceau fleuve de près de 6 minutes, et surtout entamer la galette par le morceau le plus long et  le plus calme de l'album, c'est couillu. Et que c'est beau bordel ! On se croirait même chez Sigur Rós avec ses notes éparses, cette voix cotonneuse et ses cordes sublimes. Mais on retrouve rapidement ses reflexes shoegaze en diable avec "Say Less", "April Ha Ha" ou encore "Famine Asylum". Si les Smashing Pumpkins ont l'air de s'être perdus pour de bon, chez Nothing on sait sonner 90's ! On passe aussi par un intro Weezer-esque sur "Catch A Fade", un morceau dont les Pixies pourraient être fiers comme "Bernie Sanders", et toujours ses guitares qui vous ravagent de l'intérieur ("In Blueberry Memories", le côté Deftones des riffs de "Ask The Rust"). Et si tout cela fonctionne, c'est aussi grâce au magicien Will Yip derrière la console. C'est simple, ce type est incapable de produire un mauvais disque, et le tour de force constant c'est cette faculté à faire sonner énorme tout en laissant respirer les morceaux, et sans que cela ne sonne jamais surproduit.  Et on ne peut que saluer le fait que Nothing ait survécu à un changement majeur dans son line-up (le guitariste/chanteur/fondateur du groupe Brandon Setta a été remplacé par le frontman des excellents Cloakroom) pour sortir un des albums majeurs de cette année 2020. Sans se réinventer, mais en variant les plaisirs, comme un mix de Tired Of Tomorrow et Dance On The Blacktop. En moins immédiatement catchy, mais encore plus sombre. Et on en redemande au final. A ne pas manquer !

4/5

Recommandé si vous aimez : The Smashing Pumpkins, Teenage Wrist, My Vitriol

Guillaume W. 





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