mercredi 11 mars 2020

Chronique Express : Silverstein - A Beautiful Place To Drown

20 ans après sa formation, Silverstein continue son petit bonhomme de chemin et débarque aujourd'hui avec son dixième album, A Beautiful Place To Drown. Près de trois ans après le très bon Dead Reflection, le quintet canadien balance 12 titres aux allures de tubes. Si la bande n'a jamais vraiment changé son fond de commerce, un post-hardcore plus ou moins pop mais toujours hyper accrocheur, la forme elle évolue un peu à chaque fois. Et clairement, Silverstein n'a jamais sonné aussi moderne et radiophonique. La production est absolument explosive et tout sonne énorme. Et bordel, chaque morceau est un tube susceptible de défoncer les radios rock (ok, difficilement en France). On reconnaît tout de suite le son si caractéristique ("Bad Habits'' et son refrain qu'on retient en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, et son alternance screams/chant clair de Shane Told à la voix inimitable, accompagné d'Aaron Marshall d'Intervals), des riffs et des mélodies entêtants comme pas deux (''Burn It Down'' avec Caleb Shomo de Beartooth, ''Infinite" avec en guest Aaron Gillespie d'Underoath), de l'émotion, un poil cheesy, il faut le dire, mais encore une fois, c'est tellement accrocheur qu'on a du mal à ne pas succomber (''Shape Shift'', "Take What You Give" et son côté Yellowcard hyper bien foutu en compagnie de Pierre Bouvier de Simple Plan). Mais on a aussi droit à quelques surprises, et on sonne finalement près de ce qu'à pu faire Bring Me The Horizon avec amo l'an dernier : le saxo de ''All On Me'', le riff énorme et ce refrain tellement immédiat de ''Madness" (sur lequel on retrouve la chanteuse Princess Nokia). Pas de déchets, tout sonne fort, et si Silverstein ne surprend pas, le groupe arrive toujours à trouver la faille vers nos petits coeurs d'emokids. A Beautiful Place To Drown est une bien belle addition à la discographie désormais bien fournie du groupe. 

4/5
Recommandé si vous aimez :
votre post-hardcore poppy et ultra catchy

Guillaume W. 




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