Ce sont les Australiens de Polaris qui donnent le coup d’envoi de
la soirée à 20 heures, face à un parterre déjà impressionnant. Les Parisiens se
sont déplacés en masse pour l’un de nos premiers concerts de l’année, et ils
ont bien raison de l’avoir fait !
Les amateurs de Polaris sont nombreux
dans la salle et l’ambiance ne tarde donc pas à décoller. Ce groupe au
potentiel incroyable a déjà fait ses preuves aussi bien sur scène qu’en studio,
c’est donc un plaisir de les retrouver face à nous et un choix très judicieux
d’Architects de les avoir invités sur cette tournée.
Au programme pour la vingtaine de
minutes qui suit : des extraits de The
Mortal Coil et… c’est tout. Six morceaux, tous extraits du dernier album du
groupe sorti en 2017. Les musiciens débordent d’énergie et le charismatique
Jamie Hails, au chant/scream, attire tous les regards. Derrière sa basse et son
micro, c’est Jake Steinhauser qui se charge du chant clair, avec brio
d’ailleurs.
Tout est très propre, bien réalisé et
entraînant à la fois ; un plaisir pour le public ! Mais ce petit
moment en tête à tête avec les Australiens est un peu court, et on est comme
coupés dans notre élan quand le frontman annonce, juste avant d’interpréter "Lucid", qu’il s’agit du dernier morceau.
Mais nous avons à peine le temps de
souffler que le deuxième groupe fait son entrée sur la belle scène de
l’Olympia. Ce sont nuls autres que Beartooth
que nous retrouvons ce soir-là ! Caleb Shomo et sa bande sont en grande
forme – comme à chaque fois – et il leur suffit d’un claquement de doigts pour
se mettre le public dans la poche.
Les Parisiens les attendaient de pied
ferme et le font savoir. Dès les premiers accords de "Bad Listener", la fosse
semble entrer en ébullition et cela ne fait qu’empirer (si on peut dire ça
comme ça) avec les tubes "Hated" et "Aggressive", repris en chœur par les fans. On
sent néanmoins que les morceaux les plus anciens sont acclamés avec davantage
de ferveur que les nouveaux, extraits de leur album Disease.
Le batteur Connor Denis, qui a
intégré le groupe en 2016, se retrouve pendant un moment seul sur scène et nous
offre un solo décoiffant. C’est plutôt rare pour un groupe de support de
choisir d’intégrer un tel moment dans un set raccourci, mais cela plaît aux
fans, qui sont d’autant plus enthousiastes quand les autres musiciens
reviennent sur scène.
L’incontournable "In Between" est
scandé par toute la salle, les moshers s’en donnent à cœur joie, et tout le
monde semble prendre son pied aussi bien dans la foule que sur scène. Un set
trop court, encore une fois, mais qui avait néanmoins le mérite d’être plus
long que celui de Polaris et un excellent moyen de nous amener jusqu’au clou du
spectacle.
Car arrive – enfin – l’heure
d’accueillir les patrons de la soirée. Architects, c’est le groupe qu’on a beau
avoir vu quarante fois en live, ça file toujours des frissons de le revoir.
Quand les lumières s’éteignent, l’enthousiasme des fans se mesure au niveau des
décibels qui explose tous les compteurs.
Les musiciens prennent place sur
scène sous les ovations avant de lancer "Death Is Not Defeat" puis "Modern Misery",
deux extraits du nouvel album du groupe, Holy
Hell. Les jeux de lumières sont bluffants dès les premiers instants et
continueront de nous scotcher tout au long du set. Tout semble calculé au
centimètre près, y compris les – très rares – déplacements des musiciens. Ce
qui aurait pu nous sembler un peu monotone nous montre en fait à quel point le
groupe n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour captiver ses foules, et c’est
peut-être d’autant plus impressionnant.
Sam Carter nous livre une prestation incroyable – comme à son habitude, certes, mais cela n’en reste pas moins appréciable. Quand, à certains moments, il pourrait paraître un peu fatigué, cela se ressent uniquement sur les parties de chant clair (et encore), comme pour "Royal Beggars" où il invite le public à chanter pour lui.
Les fans sont ravis de retrouver "Gravedigger" sur la setlist et le font savoir. Le sol de l’Olympia ne semble
plus super stable, tout d’un coup, et on remarque pas mal de mouvement dans le
pit. On enchaîne avec un nouveau morceau, "Mortal After All", et l’engouement
reste le même, idem pour "Downfall" et l’incontournable "Naysayer". Décidément, les
fans d’Architects tiennent sacrément la route ! Sur scène, les musiciens y
sont réactifs et semblent très touchés par tant de dévouement.
Nous avons même droit à "These Colours
Don’t Run", un extrait de l’album Daybreaker
paru en 2012, et cela ravit les fans de la première heure (qui n’aurait
cependant pas dit non à un titre de Hollow
Crown, mais on se contentera de ce que le groupe veut bien nous donner). L’enchaînement
de "A Match Made in Heaven", "Hereafter" puis "A Wasted Hymn" vient clôturer le set
et le groupe quitte la scène sous des acclamations assourdissantes et amplement
méritées.
Bien entendu, Architects ne peuvent
pas partir comme ça et refont leur apparition quelques instants plus tard, visiblement
touchés par leur public parisien, et c’est loin d’être fini, car la plus grosse
séquence émotion reste à venir. Pour clôturer la soirée, nous avons droit à "Memento Mori", "Gone With The Wind" et "Doomsday", trois morceaux directement liés au
regretté Tom Searle. Autant vous dire que s’il y a bien un moment où la foule
doit montrer son amour au groupe, c’est maintenant, et elle l’a bien compris.
De longues minutes d’applaudissements
et d’acclamations viennent saluer le « T//S » entouré d’un cœur qui s’affiche
sur l’écran géant en fond de scène. Les musiciens ont l’air remués par tant d’ardeur
de la part des Parisiens et se mettent eux aussi à les applaudir en retour. Ce
dernier quart d’heure restera le moment fort du concert, où nous avons –
avouons-le – tous senti les larmes nous chatouiller les yeux.
Quand arrive l’heure des au revoir et
que l’on reprend le chemin de la sortie, on sait que la soirée que nous venons
de passer restera gravée pour longtemps, et qu’on retournera tous voir
Architects lors de leur prochain passage dans la capitale sans se poser la
moindre question.

Un grand merci à Céline et Margaux de
Live Nation.
Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.
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