dimanche 28 octobre 2018

Chronique Express : Joyce Manor - Million Dollars To Kill Me

Millions Dollars To Kill Me est le cinquième long jeu de Joyce Manor, et le troisième à sortir sur Epitaph Records. Et c’est Kurt Ballou de Converge qui l’a produit. Oui, oui, vous avez bien lu. Surprenant et intriguant au possible dans tous les cas. Mais alors, un changement total dans le son par la même occasion ? Non, pas de panique à bord. Joyce Manor reste Joyce Manor. Ce nouvel album est la suite logique que l’on pouvait attendre de Cody. Rob Schnapf avait fait ressortir des influences bien plus pop que sur les prédécesseurs et Million Dollars To Kill, et cette facette poppy est à nouveau bien présente. Dix titres pour 23 minutes, on est presque sur un album de post-rock pour le bande habituée à pondre des morceaux sous la barre des deux minutes. Leur force a toujours été de caser tubes sur tubes en moins de temps qu’il ne faut pour les écrire. Cette livraison ne fait pas exception et on sent un groupe à l’aise dans ses sneakers. Les harmonies, les chœurs, les mélodies, tout est soyeux, tout coule de source. "Fighting Kangaroos" ouvre le bal et ce refrain va vous agripper pour ne plus vous lâcher. Il y a du Weezer chez Joyce Manor : le riff du hit "Think I’m Still On Love With You" et celui du morceau-titre, il y a aussi du Saves The Day sur "Big Lie" et "Wildflowers", une jolie influence alternative country apparaît sur la très belle "I’m Not The One". Emballez tout ça et secouez bien fort en ajoutant l’identité de la bande dans le shaker et vous obtenez la recette idéale de ses 10 morceaux : un peu de pop, un peu de punk-rock ("Friends That We Met Online"), et beaucoup de talent pour réussir à mixer tout ça avec goût et sans que l’on y trouve à redire. Million Dollars To Kill Me montre un groupe sur de son fait et qui continue son petit bonhomme de chemin sans évoluer drastiquement mais en essayant constamment quelque chose de sincère et catchy. C’est amplement réussi. 

4/5 
Recommandé si vous aimez : le Weezer du Blue Album et In Reverie de Saves The Day

Guillaume W.



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