mercredi 17 octobre 2018

Chronique Express : Basement - Beside Myself

Deux ans après un Promise Everything en demi-teinte, Basement est de retour avec son quatrième album, Beside Myself. Oui en demi-teinte, car on a senti un groupe prêt à revenir sur le devant de la scène mais parmi les 10 titres présentés, certains paraissaient encore au stade non terminés et du coup, des tubes il y avait, mais du remplissage aussi. Avec plus de temps en studio, un nouveau label et un songwriting de plus en plus affûté, le quintet d’Ipswich a corrigé toutes les choses que l’on pouvait reprocher à son prédécesseur. Beside Myself est un concentré de tubes comme on peut en trouver sur un disque de Jimmy Eat World, le côté grungy en supplément. On sait la bande ultra fan des créateurs de Bleed American, et il n’est donc pas surprenant de les voir aller dans cette direction. Direction qu’ils avaient déjà en partie prise il y a deux ans. Mais là, la maîtrise totale en plus. Attention, pas d’inquiétude à avoir, l’identité Basement est toujours là, ils ne sont pas devenus un groupe de reprises non plus. "Disconnect" (et son pont tout droit sorti d’un titre de Futures) et "Be Here Now" (grunge et catchy à souhait) vont devenir à coup sûr les pistes préférées des fans, il s’agit de deux tubes emo-rock, point barre. L’avantage, c’est que ces pistes donnent exactement les deux visages de la galette. "Nothing Left", "Keepsake" et "Stigmata" auraient pu se trouver sur Colourmeinkindness sans que l’on trouve à redire quoi que ce soit, les mélodies restent en tête et sont pleines d’émotions. L’émotion est d’ailleurs un mot qui reviendra tout au long de ces 40 minutes. Les mid-tempo sont maîtrisés à la perfection : "Ultra Violet", "New Coast", la très belle "Right Here", l’acoustique "Changing Lanes" (qui traite des attentats de Londres en 2017) permettent à la galette de respirer juste ce qu’il fait avant de repartir sous les assauts des riffs dévastateurs des excellentes "Just A Life" et "Reason For Breathing". Et si ce Beside Myself était finalement le digne successeur du cultissime Colourmeinkindness ? On peut clairement se poser la question, tant la parenté et l’évolution en douceur nous donnent cette impression. Mais finalement, peu importe, Basement est de retour en très grande forme et prouve à quiconque pouvait encore en douter, que les cinq font partie des groupes majeurs de ce revival grunge. A ne pas manquer ! 

4/5 
Recommandé si vous aimez : Jimmy Eat World meets Silverchair, une version plus radiophonique de Colourmeinkindness

Guillaume W. 




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