mardi 28 août 2018

Chronique Express : Casey - Where I Go When I Am Sleeping

Une injustice se doit d’être réparée : Casey a sorti le sorti le successeur du très prometteur Love Is Not Enough il y a plus de 5 mois (le 16 mars dernier exactement) et il a l’air d’être passé sous les radars d’énormément de monde. Les critiques sont dithyrambiques à son égard mais le public (si on omet les fans du groupe) a l’air de l’avoir ignoré au profit de groupes beaucoup plus médiatisés (et bien moins talentueux). Le premier long jeu de la bande restait très hardcore mélodique dans l’ensemble mais on sentait déjà quelque chose de plus. Ce quelque chose de plus c’est l’ensemble de Where I Go When I Am Sleeping. On parle finalement assez peu des textes lorsque l’on parle d’un disque, mais là c’est un passage obligé. Tom Weaver, le chanteur, nous parle de ses problèmes de santé tout au long de ses 12 morceaux. Attention pas de manière direct, mais toujours sous formes de métaphores et d’une façon très poétique. Le chant joue avec les émotions de l’auditeur passant d’un chant hurlé à un chant clair tout en nuances. Ce chant clair prend d’ailleurs largement le pas sur les passages hurlés et ce n’est pas pour rendre leur musique plus pop, bien au contraire : on navigue entre post-hardcore ("Wavering", "Wound"), post-rock ("Making Weight") et shoegaze ("Fluorescents") sans que cela sonne forcé, mais en réussissant à mettre en valeur chacun de ces styles ou en les mixant dans un seul et même morceau ("Phosphenes", "Flower By The Bed"). Un disque varié donc, mais pas pour autant hétérogène. Et n’hésitez pas une seule seconde à écouter Where I Go When I am Sleeping au casque, tant il regorge de détails et de passages qui se découvrent et se redécouvrent. On sent que les membres de Casey ont tout mis dans ce disque. En résulte un album sublime et bouleversant. Et surtout un des plus beaux disques que vous entendrez cette année. A ne manquer sous aucun prétexte.
4,5/5 
Recommandé si vous aimez : Touché Amoré, Moving Mountains, Balance And Composure

Guillaume W. 




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