jeudi 19 juillet 2018

Live Report : Rock Am Ring (Allemagne) - jour 3 - 03/06/18

Troisième et dernier jour de cette édition 2018 du Rock Am Ring en Allemagne, le soleil est toujours au rendez-vous et ça fait plaisir, même si on s’est bien caillé les miches les deux dernières nuits.

Il est 15h lorsque nous arrivons sur site, NOTHING BUT THIEVES ont terminé il y a quelques minutes leur set sur la grande scène et les roadies ont quasiment déjà changé toute cette dernière pour que le groupe suivant puisse jouer.


Ce groupe, c’est PVRIS, l’une des formations que j’attendais de voir avec impatience pour la première fois, un peu comme pour Don Broco la veille. Backdrop géant avec le logo du groupe inscrit dessus, trois claviers et... deux batteries sont installés, pourtant le groupe officie comme un trio !?
Dès l’entrée des musiciens, Lynn Gunn à l’air très tendue, ou alors il s’agit de timidité (il faut dire que la scène est impressionnante), mais cette nonchalance et ce manque de communication peut déstabiliser. Puis petit à petit, la frontwoman prend ses marques et commence à sourire. Les tubes se suivent à vitesse Grand V, sans vériatble temps mort, on notera un joli duo de batterie entre Lynn et Justin Nace, leur batteur live et bien entendu le hit "My House" en clôture qui sera fortement apprécié par une bonne partie de la première fosse. 

setlist : Heaven / St. Patrick / Smoke / Half / You And I / What's Wrong / Winter / Anyone Else / My House

Nous sortons de ce court set ravis d’avoir pu enfin voir ce groupe en live, et nous sommes désormais prêts à affronter tous les autres nombreux concerts du jour, à commencer par les punks vétérans de BAD RELIGION. Les Californiens reviennent pour la neuvième fois dans ce festival et à chaque fois le groupe fait mouche. Avec un "American Jesus" en guise d’ouverture, les papys n’ont pas peur d’en mettre plein les oreilles aux très nombreux fans venus les voir (ou revoir !). Setlist variée, son propre, groupe souriant, tous les ingrédients sont réunis pour passer un super moment. 

setlist : American Jesus / New Dark Ages / Fuck You / The Streets of America / Atomic Garden / Los Angeles Is Burning / I Want to Conquer the World / 21st Century (Digital Boy) / Along the Way / Part II (The Numbers Game) / Do What You Want / Anesthesia / Wrong Way Kids / Against the Grain / Dearly Beloved / Generator / Sorrow / You / Infected / Punk Rock Song / Fuck Armageddon... This Is Hell


Alors que la formation continue sa longue chevauchée de plus de 20 titres en 1h chrono, nous devons nous rapprocher après 40 minutes de punk-rock vers la petite scène pour voir un autre groupe encore jamais vu jusqu’à présent : MOOSE BLOOD
Il n’y a pas foule à 17h, mais on remarque quand même de nombreux t-shirts à l’effigie des plus grands groupes d’emo de la scène. Eddy Brewerton, aka la version anglaise de Malik Bentalha, en claquettes chaussettes, lance le set de son groupe avec "Honey", tube de son deuxième album, Blush paru en 2016. La setlist est très équilibrée entre les trois albums du groupe et l’énergie positive dégagée par les morceaux fait plaisir à entendre. Niveau communication, on repassera, mais l'ensemble est plaisant à regarder.

setlist : Honey / Talk in Your Sleep / Bukowski / Glow / Can We Stay Like This / Gum / Swim Down / Have I Told You Enough / Knuckles / It's Too Much


17h35, on profite de ce petit moment de répit auditif pour faire le tour du site et manger, puis regarder la fin du set du duo sludge metal allemand MANTAR qui aura fait son effet, avant de revenir sur la grande scène pour (re-)voir GOOD CHARLOTTE

Les frères Madden sont en forme pour leur deuxième passage ici (le premier depuis 2007) et sont tout feu tout flamme, au sens propre comme figuré. Explosion de cotillons géants, "The Anthem" est lancé, le circle-pit aussi ! Bon les solos de guitares laissent un peu à désirer mais la voix de Joel Madden est plutôt correcte, l’homme s’essayera même à quelques mots en Allemand. La fosse de la grande scène est en pleine forme et chante le refrain des hits du groupe californien. Les morceaux plus punk-rock se mélange au sons plus poppy, mais même si la première fosse répond avec ferveur, le reste de la longue masse de gens restent plutôt calme et attend gentiment la suite. Nous aurons le droit au nouveau single "Actual Pain" pour la première fois en live, et aux inconditionnels "I Just Wanna Live" et "Lifestyles of the Rich & Famous" en fermeture de ce set d’1h10 tout à fait sympathique en attendant la suite du programme. 

setlist : The Anthem / The Story of My Old Man / Keep Your Hands Off My Girl / Girls & Boys / Riot Girl / Life Changes / Predictable / Hold On / Actual Pain / Little Things / The Young and the Hopeless / The River / Dance Floor Anthem / I Just Wanna Live / Lifestyles of the Rich & Famous
Il est 19h10 sur la petite scène lorsque les bourrins deathcoreux australiens de THY ART IS MURDER entrent en scène. Pas de demi-mesure, chaque titre assomme les spectateurs, les breaks sont lourds, la batterie tourne à 200 à l’heure, et maître cochon Chris McMahon assure à mort ses parties vocales. Malgré la qualité de ce show, pas le temps de voir tout jusqu’au bout, nous devons impérativement remonter en tribune pour choper une bonne place pour la suite de la soirée qui s’annonce terrible.

setlist : Dear Desolation / Puppet Master / Holy War / Coffin Dragger / The Purest Strain of Hate / No Absolution / Slaves Beyond Death / The Son of Misery / Du Hast (Rammstein cover) / Reign of Darkness 

Tout d’abord RISE AGAINST qui a le droit à un créneau d’1h30 pour faire danser la foule déjà bien chauffée par Good Charlotte. Et quel concert ! Rarement nous avons vu un public aussi déchaîné et un nombre aussi impressionnant de circle-pit. Tim Mcilrath fera d’ailleurs monter un fan sur scène rien que pour les compter ! Brian Baker, guitariste de Bad Religion, viendra jouer le titre "In My Eyes", reprise de Minor Threat, avant un "Give It All" absolument génial chanté par plus de 50 000 personnes. Séquence émotion avec une petite session acoustique de deux titres avant de terminer sur une triplette de hits dont un "Prayer Of The Refugee" de folie. Je n’avais pas réécouté Rise Against depuis un petit moment, mais ce concert a eu le mérite de faire remonter le groupe dans mon estime. 

setlist : The Violence / Satellite / Survive / I Don't Want to Be Here Anymore / House on Fire / Ready to Fall / Help Is on the Way / In My Eyes (Minor Threat cover) / Give It All / Blood-Red, White & Blue / Re-Education (Through Labor) / Savior / acoustique : People Live Here / Hero of War / rappel : Make It Stop (September's Children) / Like the Angel / Prayer of the Refugee



La tête d’affiche de cette dernière journée s’appelle FOO FIGHTERS ! Pas vu en live depuis 2002, j'étais excité comme pas possible à l'idée de revoir la bande à Dieu le père Dave Grohl en live. Ce dernier arrive en courant comme un fou et traverse toute la scène avant de venir brailler dans le micro, comme un putois. "All My Life" est lancée ! Le son est évidemment gigantesque mais on remarque vite que Dave galère avec sa voix... L'homme expliquera quelques minutes plus tard qu'en gros, en bon père de famille, qu'il n'a pas pu éviter de faire bisous à ses enfants (malades) et que du coup, il se retrouve à son tour contaminé aujourd'hui.



Mais là où d'autres stars auraient annulé sans scrupules, les Foo Fighters vont assurer un show de 2h sur les 2h30 prévues ! Les membres du groupe, notamment Taylor Hawkins et sa batterie qui s'envole dans les airs, assurera plusieurs fois certaines parties chnatées afin d'aider son frontman convalescent. La setlist est du coup un peu raccourcie mais les tubes s'enchaînent et les reprises aussi. On passe un super moment même si il est compliqué de se faire à l'idée que nous aurons un Foo Fighters un peu moins en forme ce soir-là.



Quel bonheur d'entendre "Monkey Wrench", "Times Like These" et bien entendu en clôture le tube repris en choeur par toute l'assemble : "Everlong". Les Foos ont tout simplement assuré en tant que dernière tête d'affiche de ce Rock Am Ring 2019. Respect !



setlist : All My Life / Run / Learn to Fly / The Pretender / The Sky Is a Neighborhood / Rope (+ solo de batterie) / Sunday Rain / My Hero / These Days / Under My Wheels (Alice Cooper cover avec Chris Shiflett au chant) / Another One Bites the Dust (Queen cover) / Blitzkrieg Bop (The Ramones cover) / Under Pressure (Queen cover) (Taylor au chant et Dave à la batterie) / Monkey Wrench / Wheels / Best of You / Times Like These / Stay With Me (Faces cover avec Taylor au chant) / Everlong



Puis GORILLAZ fera le plein sur la moyenne scène, mais après trois premiers titres bien mous et le son beaucoup trop peu fort depuis l’arrière de la scène, nous nous dirigeons tout naturellement vers la petite scène pour finir en beauté avec la machine inhumaine MESHUGGAH. Si vous n’avez jamais vu les Suédois sur scène, c’est une expérience à part, quelque chose de difficilement appréciable pour les novices. Structures compliquées, voix redondante, puissance des riffs, jeux de lumières démentiels... Les inventeurs du djent ont achevé les derniers festivaliers venus les voir d'une bien belle manière avec un set d'une beauté apocalyptique !

setlist : Clockworks / Born in Dissonance / The Hurt that Finds You First / Rational Gaze / Pravus / Lethargica / Nostrum / Violent Sleep of Reason / Bleed / Straws Pulled at Random / Demiurge 

Il est 1h30 du matin, cette troisième édition du Rock Am Ring est désormais terminée et nous laisse à nouveau bon nombre de souvenirs dans la tête. Il n'y a plus qu'à attendre à nouveau un an pour revivre un autre weekend de rêves...

Texte : Sébastian D.
Photos : Rock Am Ring / Malika D.

Merci à Katharina Wenisch et toute l'équipe du Rock Am Ring.





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