mercredi 4 juillet 2018

Live Report : DOWNLOAD FESTIVAL PARIS Jours 1 & 2 - 15 & 16/06/18

Retour dans lepost complet sur les deux premiers jours de l'édition 2018 du Download Festival Paris.

Vendredi 15 juin

La première journée de festival n’est pas la plus reposante ! Pour nous, tout commence sur les coups de 16 heures. Encore une fois, c’est toute une aventure de se rendre jusqu’à la base 217 – il faut le mériter, ce festival ! – mais nous finissons par trouver notre chemin, même si on loupe les premières minutes des sets de Billy Talent et Bury Tomorrow. Sacré dilemme d’ailleurs, de choisir entre BT et BT.


On finit quand même, nostalgie oblige, à passer plus de temps du côté de la mainstage pour entendre des titres tels que "Devil in a Midnight Mass", "Fallen Leaves" ou "Red Flag". Même si tous les festivaliers n’ont pas encore pu accéder au festival, l’ambiance est au rendez-vous et les fans les plus fidèles et les plus survoltés sont là.


Nous restons dans le fond, à prendre la température de cette troisième édition française du Download. Bon, si déjà on parle températures, il faut préciser qu’il fait beaucoup plus chaud que prévu. La météo affiche toujours 21 degrés, mais on a l’impression qu’il en fait dix de plus. Pour ce qui est de l’ambiance, c’est plutôt prometteur, mais on s’attend à bien plus que ça !
  

On capte les dernières minutes du set de Bury Tomorrow sur la Warbird Stage. On sent tout de suite la tension qui monte, le pit qui remue beaucoup plus. Sur scène, les musiciens sont eux aussi toujours à fond, alors que l’on approche déjà de la fin de leur temps de scène.

Dommage qu’on ne puisse pas rester plus longtemps ; on nous attend du côté de l’espace presse pour une interview, et pas des moindres, que vous pourrez retrouver très rapidement sur notre site !

Après une trentaine de minutes, il est l’heure de retourner dans le feu de l’action. On a loupé Pogo Car Crash Control, dommage, mais on peut capter quelques instants du set de Thy Art Is Murder sur la Warbird. Et là-bas, la guerre est clairement déclarée ! Les Australiens font face à un public en délire, et quand les premières notes de "Du Hast" de Rammstein résonnent, c’est un peu déconcertant au premier abord, mais les fans accueillent cette reprise avec beaucoup d’enthousiasme.

  
Petit tour ensuite du côté de la Mainstage 2, qui remporte sans doute le prix de la scène la plus fun et colorée avec Alestorm. Entre le clavier et la batterie trône un énorme canard en plastique. Le drap de fond est multicolore, avec deux têtes d’oies qui sortent de bananes (il fallait le voir pour le croire…).


Dès leur arrivée sur scène, les musiciens écossais semblent survoltés et embarquent sans aucun mal la foule dans leur délire. Autour de nous, les gens dansent, scandent les paroles en levant leur pinte de bière ou de cidre (car, rappelons-le, le Download dispose d’une cidrerie, et c’est plutôt une bonne chose quand on commence à en avoir marre des bières et qu’on veut donner un côté un peu plus healthy à notre alcoolisme – ben quoi, c’est fait à base de pommes non ?).

Christopher Bowes, le frontman, a revêtu son plus beau kilt pour l’occasion, et le « pirate métal » du groupe nous donne envie de danser. Décidément, une belle façon de commencer ce Download, car si l’ambiance reste la même pour les jours à venir, ça promet !


Mais ce qui sera pour nous l’un des meilleurs sets du festival nous attend : on retourne du côté de la Warbird pour retrouver Underoath



Rien qu’à l’arrivée du groupe sur scène, les fans les plus observateurs ont noté que les Américains ont fait un bel effort de présentation : tout de noirs vêtus, ils arrivent avec des guitares et micros jaunes, et le show est lancé avec l’un des nouveaux titres, "On My Teeth". 


Dès les premiers instants, on est frappés par la présence et la prestance de Spencer Chamberlain, qui est un frontman hallucinant. Mais chaque membre du groupe mérite qu’on lui accorde de l’attention : bien entendu, derrière les fûts, nous avons Aaron Gillespie qui se fait voir et entendre, mais James Smith, Timothy McTague, Christopher Dudley et Grant Brandell (qui ont tous repris leurs fonctions à la renaissance du groupe en 2015), ne sont pas en reste pour autant.


La setlist est géniale et ne laisse aucun temps de répit. Le public ne s’endort à aucun moment, pas même quand Chamberlain prend la parole pour échanger quelques mots avec lui. Il y a quelques mouvements dans la foule, mais le show est si bon que, bien entendu, la réception de la part des fans n’est pas à la hauteur. Un bon nombre de personnes présentes à ce moment-là semble être arrivé ici par curiosité – et c’est une bonne chose, certes, et c’est une excellente chose que ces gens-là aient décidé de rester, mais contrairement aux premiers rangs, ils sont encore novices et ne peuvent donc pas hurler les paroles à pleins poumons.

Ce que nous ne gênons pas de faire, soit dit en passant. Les musiciens sont extraordinaires, les chansons sont extraordinaires, Underoath c’est extraordinaire, et qu’est-ce que ça fait du bien de savoir qu’ils sont de retour !


Notons d’ailleurs qu’aujourd’hui, en ce 15 juin, nous fêtons le 14e anniversaire de la sortie de They’re Only Chasing Safety, qui est considéré par beaucoup comme le meilleur album du groupe, et qui est sorti le 15 juin 2004. Pour y faire honneur, nous avons droit à trois morceaux extraits de cet opus : "A Boy Brushed Red Living in Black and White", "It’s Dangerous Business Walking Out Your Front Door" et "Reinventing Your Exist" (+ l’interlude instrumentale "The Blue Note", en guise de bonus).


Les nouvelles chansons du groupe comme "Rapture" ou "Bloodlust", issues de l’album Erase Me paru le 6 avril, sont elles aussi plutôt dingues en live. Bon, vous l’aurez compris, on a du mal à cacher notre joie, et à ne pas user et abuser de courbettes et de flatteries, mais une fois de temps en temps, ça fait du bien de se retrouver face à un groupe au si fort potentiel, capable de nous administrer une belle claque alors qu’il ne joue « que » sur l’une des petites scènes du festival.


Pour la peine, on vous rajoute quelques superbes photos, c’est cadeau. Et on vous donne rendez-vous, très rapidement, pour une interview du groupe !












Il est ensuite l’heure de retourner vers la Mainstage 2. Il fait encore jour quand Ghost arrive sur scène, et c’est plutôt déstabilisant. Il faut dire que la scénographie du groupe ne rend pas du tout de la même façon le jour et la nuit, et que l’on perd un peu d’esprit mystique ou gothique quand le soleil est encore haut dans le ciel.

Toujours est-il que, musicalement parlant, c’est un plaisir de retrouver les Suédois, et ça se sent dans la foule, qui a fait le déplacement en masse. Notamment, peut-être, pour assister à l’avènement du Cardinal Copia, nouvelle figure de proue du groupe, nommé à la tête du clergé après le départ de Papa Emeritus III. Le verdict ? Tobias Forge est peut-être un peu plus statique, un peu moins charismatique, mais vocalement parlant il tient la distance. 

Le jour commence tout juste à décliner quand nous entendons, au loin, rugir la foule réunie face à la Mainstage 1. Signe qu’Ozzy Osbourne vient de faire son apparition sur scène ! Ce n’est pas le concert que nous attendons le plus ce week-end, mais c’est un artiste que nous ne voulons pas rater pour autant, donc direction la Mainstage ! Autour de nous, les gens sont installés plutôt tranquillement, en train de manger ou de boire une bière dans l’herbe encore relativement drue (ce ne sera plus le cas très longtemps).

Les fans se réveillent dès que le chanteur, qui fêtera ses 70 ans cette année, entame un morceau de Black Sabbath – il y en eut trois ce soir-là : "Fairies Wear Boots", "War Pigs" et "Paranoid", qui sera d’ailleurs le morceau de fin. Ils sont en revanche moins présents pour les titres les moins connus du rockeur.

Au bout d’environ une heure vingt ou une heure trente de concert, et une douzaine de titres, c’est déjà l’heure des rappels ! Bon, on s’en tient au planning, cela dit. On nous a promis une heure quarante-cinq de show, et c’est ce qu’on aura.
Sur scène, il faut dire qu’Ozzy fait sourire – ce n’est pas moqueur, mais c’est qu’il garde cet air ahuri, un peu impressionné, comme si c’était la première fois qu’il se retrouvait face à un tel parterre de fans.

Nous repartons du site après ce dernier show avec un sourire, l’envie de revenir demain et… bon, aussi l’envie de – déjà – revoir Underoath.


Samedi 16 juin


Ce deuxième jour est relativement soft en termes de « groupes à voir », mais il est plutôt dense en interviews et obligations diverses. Néanmoins, qualitativement parlant, nous ne serons absolument pas déçus du voyage !

 
La journée commence pour nous avec Crossfaith sur la Mainstage 1. Dès les premières notes électro de l’intro du set, on sent que le public est chaud, et cela ne fera qu’amplifier tout au long du show. Celui-ci s’annonce relativement court, malheureusement, mais raison de plus pour que les Japonais donnent tout ce qu’ils ont !



Kenta Koie, le chanteur, et Terufumi Tamano, le DJ/claviériste également en charge des chœurs, sont particulièrement mis en avant. Teru n’hésite d’ailleurs pas à quitter son poste pour s’avancer vers les fans – et, pourquoi pas, descendre le long des barricades pour un mini bain de foule ?


 
La foule se fait de plus en plus dense derrière nous. Attirés par une telle prestation, les festivaliers se pressent devant la Mainstage. Qu’ils connaissent Crossfaith ou non, ils n’hésitent pas à entrer dans le pit, qui est impressionnant alors qu’il n’est même pas encore 15 heures ! Les plus sceptiques entrent définitivement dans la danse avec "Omen", la reprise de The Prodigy, connue de quasiment tout le monde, pour le coup.

 
Ça danse, ça chante, ça hurle, et surtout, ça acclame la formation japonaise après chaque morceau. Les musiciens sont ravis, et il y a de quoi. La prestation est carrée, entraînante, nous n’avons absolument rien à y redire ; c’est juste dommage que le set ne dure pas plus longtemps.

 
Au moment de quitter la scène, Crossfaith a droit à des acclamations tonitruantes amplement méritées. Petit scoop, au passage, pour les moins avertis : on apprendra plus tard dans la journée, à l’espace presse, que le bassiste Hiro a du être évacué vers l’hôpital le plus proche dès la fin du set ; il avait déjà mal avant de jouer, mais serait sorti de scène en se tordant de douleur. Il a été opéré de l’appendicite la nuit suivante. La performance du musicien n’en fut donc que plus admirable !


D’ailleurs, peu après leur sortie de scène, je retrouve Ken et Teru en coulisses, pour une interview que j’espère pouvoir, là aussi, vous dévoiler très rapidement !

  Mais c’est ensuite le moment de déménager vers la Mainstage 2, qui accueille un autre groupe que nous attendons avec une impatience toute particulière : Betraying The Martyrs ! Le groupe français a fait des ravages sur la Mainstage du Hellfest l’année passée, au tour des festivaliers du Download de goûter au spectacle !

D'ailleurs, Aaron Matts vous souhaite la bienvenue : 

Le coup d’envoi du show est donné avec l'excellent "Lost For Words", et les premiers rangs jubilent. Vers l’arrière, les curieux s’approchent progressivement… pour ne plus repartir, captivés notamment par l'énergie dingue dégagée par le groupe. Ce jour-là plus que jamais, et plus que dans les salles fermées, on sent que les musiciens en veulent et ont décidé de donner le meilleur d'eux-mêmes sur cette Mainstage. 


Nous remarquons avec surprise que beaucoup de personnes autour de nous ne connaissent pas le groupe ; certains sont en train de checker la page Wikipédia, s’étonnant de découvrir que Betraying The Martyrs a été fondé à Paris. En revanche, nous sommes beaucoup moins surpris que ces mêmes personnes décident de rester pour l'intégralité du set. 

 
Sur scène, les musiciens sont fidèles à eux-mêmes et débarquent tout sourire, certes, mais avec l'envie d'en découdre, que l'on peut sentir de loin. Ce n’est pas un secret, nous les avons vu un certain nombre de fois, et nous repartons satisfaits de chaque show. L’Anglais Aaron Matts et ses camarades français savent mettre l’ambiance partout où ils vont, et le Download Festival de Paris ne fera pas exception à la règle.


Le show vient tout juste de commencer qu'une fois encore, Betraying The Martyrs prouve qu'il est l'un des groupes les plus fiables et les plus forts de la scène française. Les fans le savent déjà, et sont très nombreux à s'être glissés dans les premiers rangs pour apprécier le spectacle, mais aussi pour soutenir ceux qui, au bout d'un certain nombre de concerts, sont parfois devenus des amis. 

 
A la guitare, nous remarquons le nouvel arrivant que nous avions déjà repéré au Mondial du Tatouage, en mars : il s’agit du guitariste Steeves Hostin, que certains ont pu connaître alors qu’il jouait pour Uneven Structure, déjà bien intégré dans la formation étant donné qu’il a pris part à tous les shows du groupe cette année.

 
Si Aaron Matts peut être considéré comme le véritable maître de cérémonie étant donné qu’il est l’élément central sur scène, c’est Victor Guillet (clavier et voix claire, photos ci-dessous) qui se charge de la plupart des discours, échangeant avec le public en français.

 
La prestation du groupe attire beaucoup de monde, mais en toute honnêteté, et même si l’ambiance est assez folle, Betraying The Martyrs mériteraient une foule trois fois plus dense, des acclamations vingt fois plus fortes, des pits cent fois plus violents – ou au moins la même dinguerie qu’au Hellfest l’année passée. Mais le public n’est pas forcément le même, et cela joue beaucoup.

 
Mais le groupe n'en tient absolument pas rigueur et, malgré tout, la performance est remarquée, applaudie, irréprochable. Nous avons même droit au petit honneur souvent réservé aux Parisiens : le groupe interprète "Won’t Back Down", une chanson écrite suite aux attentats du 13 novembre 2015. On enchaîne avec "The Resilient", morceau-titre du dernier album du groupe, et nous avons enfin droit à un wall of death digne de ce nom !


Le groupe clôture le set avec "The Great Disillusion", un morceau connu par la plupart des fans présents et repris en chœur par ces derniers. Aaron Matts nous offre son habituel saut de gazelle (à force, on connaît le moment idéal pour choper le Boomerang parfait pour notre story Instagram). 


Après une dernière photo-souvenir – prise par nulle autre que notre photographe, qui a pour l’occasion joué les envoyés spéciaux sur scène ! – la formation parisienne dit au revoir à son public… Et là encore, nous repartons en nous disant que c’était à coup sûr l’un des meilleurs concerts du week-end – et nous n’en sommes même pas à la moitié !

 
Nous partageons l’heure qui suit entre le début d’Hollywood Undead sur la Mainstage 1 et la fin de Thrice, sur la Warbird, sous un soleil de plomb et une chaleur étouffante (et pourtant, les thermomètres que sont nos iPhones n’affichent que 23°C).

Hollywood Undead, c’est plutôt entraînant, un peu rigolo, idéal pour passer le temps et boire un coup tranquillement. Et au bout de quelques morceaux, on reconnaît quelques notes familières : nous avons droit à deux reprises pour le prix d’une, une partie d’"Enter Sandman" de Metallica, pour commencer, et puis… on retrouve "Du Hast" ! En deux jours de festival, deux groupes ont repris la chanson de Rammstein, alors que le groupe allemand n’est même pas là.  

Après "Another Way Out", nous nous hâtons vers la Warbird, craignant de louper les dernières minutes de Thrice. Il faut croire que nous avions plutôt bien calculé notre coup, car nous arrivons pile quand le chanteur annonce le dernier morceau !
Nous nous frayons un passage entre les festivaliers disséminés autour du grand chapiteau ; au centre de la fosse, les fans sont déchaînés, mais vers l’extérieur, on est bien plus tranquille. Si c’était pour certain l’un des concerts les plus importants de la journée, il n’aura malheureusement pas pu nous marquer plus que ça…

En revanche, l’heure a sonné pour The Offspring sur la Mainstage 2. Une partie des spectateurs a déjà vu le groupe à plusieurs reprises, mais pour certains, c’est une première ! En toute honnêteté, je n’attendais pas un miracle ce soir-là, je demandais simplement à passer un bon moment, comme la plupart des festivaliers…
Tout commence plutôt bien : une entrée en scène dynamique, des fans impatients et survoltés, des musiciens souriants et de toute évidence heureux d’être de retour… et puis tout cela retombe vite. Dans le fond, les spectateurs préfèrent s’asseoir et discuter entre eux, écoutant le concert d’une oreille distraite. Seuls les fans aguerris suivent l’intégralité du set.

Heureusement, les autres finissent par se réveiller… mais seulement pour le dernier tiers du show, en reconnaissant les premières notes – inoubliables – de "Why Don’t You Get A Job?".
Là, on se relève même dans le fond, ça danse, ça bouge, ça chante, ça hurle… Et là, on se souvient pourquoi est-ce qu’on attendait The Offspring avec une telle impatience.

D’ailleurs, le groupe nous réserve un enchaînement qui est peut-être responsable à lui tout seul de notre aphonie du lendemain : "(Can’t Get My) Head Around You", puis le cultissime "Pretty Fly (For a White Guy)", avant de balancer le tube "The Kids Aren’t Alright", avec une apparition surprise de Fat Mike (qui était sur cette même scène un peu plus tôt avec NOFX) qui nous fait l’honneur de chanter le refrain.

C’est une telle avalanche de hits d’un coup qu’on se retrouve à bout de souffle à la fin du set… qui n’est d’ailleurs pas terminé. Car The Offspring ont décidé de faire un petit rappel et de revenir sur scène pour deux dernières chansons. Ce sont donc "You’re Gonna Go Far, Kid" et "Self Esteem" qui finissent de nous réconcilier un peu avec le groupe. C’était vraiment pas si mal, après tout. Nous étions juste un poil trop exigeants, après avoir vu tant d’autres concerts décoiffants au cours des heures précédentes.
Et puis, nous n’étions pas encore au bout de nos désillusions.

Pour remettre un peu les choses dans leur contexte et que, peut-être, vous compreniez mieux les lignes qui vont suivre : je n’avais, shame on me, encore jamais vu Marilyn Manson en live. Et, comme beaucoup, j’avais traversé une sacrée période gothique au collège/lycée, et s’il n’était pas spécialement mon mentor à moi, il était celui de nombreux amis, et ses chansons ont pas mal bercé ces années-là.

Quand le chanteur arrive sur scène, je suis donc très impatiente de le voir, enfin. Ça fait des années que je ne suis plus vraiment à jour dans sa discographie, donc commencer le set avec "Irresponsible Hate Anthem" et "Angel With the Scabbed Wings", extraits de l’album Antichrist Superstar, me convenait très bien. Nouvel accès d’euphorie avec "This Is The New Shit", mais je crois que c’est déjà à ce moment-là que beaucoup de spectateurs comprennent que s’ils sont venus pour un show explosif, il faudra repasser.

Sur scène, la rockstar fait preuve d’une apathie consternante. Peu d’interactions avec les fans, peu d’énergie, des breaks entre deux morceaux aussi long qu’une chanson à part entière, car Manson prend le temps de changer d’attirail toutes les cinq ou dix minutes, arborant tour à tour une grande cape, puis un manteau à plumes…

Certains morceaux comme "mOBSCENE" ou "Sweet Dreams" apportent une petite lueur d’espoir, mais cela ne dure pas : en fait, l’ambiance est avant tout amenée par les fans, qui chantent un peu plus fort, crient un peu plus longtemps… mais sur scène, pas grand-chose. A part un Manson qui semble faire des reproches à ses musiciens dès que l’occasion se présente et des filles qui viennent se succéder, en plus ou moins petite tenue, aux côtés des musiciens. Pas du meilleur des goûts, mais ça fait partie du spectacle – on va dire.  

Marilyn Manson nous offre deux rappels pour le prix d’un – mais honnêtement, on ne s’en rend absolument pas compte. Il est si souvent absent de la scène qu’une fois de plus ou une fois de moins… Même les premiers rangs arrêtent de réclamer son retour.
Après "Coma White", d’ailleurs, il lâche son micro au milieu de la scène, disparaît… et les lumières se rallument. Pour le coup, il a surpris tout le monde, car personne n’a considéré ces derniers instants comme une véritable fin.

Clairement, nous sommes déçus de cette prestation brouillonne, bâclée. Et, encore une fois, les meilleurs moments de la journée n’auront pas été passés en compagnie des têtes d’affiche du festival. 

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.

Merci à Elodie de Live Nation et à Betraying The Martyrs !






Aucun commentaire :