jeudi 14 juin 2018

Live Report : Sleeping With Sirens + Chapel + Chase Atlantic @ La Machine du Moulin Rouge, Paris - 24/05/18

Jeudi 24 mai, le lendemain du concertde State Champs, nous remettions le couvert pour une nouvelle soirée en très bonne compagnie, cette fois aux côtés des Américains de Sleeping With Sirens, Chapel et Chase Atlantic.

La soirée est lancée à 19h30 par Chase Atlantic, un groupe originaire d’Australie et qui se produit à Paris pour la toute première fois. Nombreux sont les curieux et amateurs venus à l’heure pour le premier groupe, et nous sommes ravis de ne pas avoir loupé ça ! La prestance des musiciens est incroyable, la qualité du live irréprochable, les interactions avec le public donnent du rythme à la prestation.

C’est impossible de rester insensible à la musique de Chase Atlantic, que ce soit par rapport à leur esthétique particulière et très travaillée – qui rappelle les débuts de The 1975 –, leurs paroles très sombres ou leur musique mi-rock, mi-RnB alternatif qu’on ne peut définitivement pas ranger dans une case, mais qui entraîne tout le monde.

Du coup, la température monte très vite et la foule se laisse séduire – et nous avec. Ce groupe a quelque chose en plus, quelque chose qu’on ne trouve pas partout et qui fait son petit effet. Nous n’avons malheureusement pas de photos de cette première partie à partager avec vous, mais il ne faut pas pour autant que vous zappiez Chase Atlantic ; pour la peine, on vous place un de leurs clips, enjoy !





La soirée continue avec Chapel, un duo composé de Carter Hardin et Kortney Grinwis. La seule fille qui foulera la scène ce soir-là est peut-être cachée derrière les fûts, mais cela ne l'empêche en rien de livrer une performance plutôt impressionnante ! On sent néanmoins, malheureusement, que l’ambiance retombe un peu. Le groupe semble moins connu des fans que Chase Atlantic, mais le public reste très respectueux et acclame le groupe avec enthousiasme.


Mais les choses sérieuses ne vont pas tarder à commencer : après un rapide changement de plateau après Chapel, les lumières s’éteignent dans la Machine, et les hurlements emplissent la salle. Les Américains de Sleeping With Sirens viennent prendre possession de la scène sous les regards pleins d’étincelles des fans en délire, avec "We Like It Loud".


Après de brèves salutations, on enchaîne avec "Go Go Go". Sur scène, les musiciens assurent le show comme à leur habitude, à renfort de grands sourires et d’échanges de regards avec les premiers rangs. Kellin Quinn, en frontman digne de ce nom, profite de la moindre occasion qui s’offre à lui pour s’adresser à la foule.


Si les premières minutes du set nous laissent dans un certain flou (micro mal réglé, on n’entendait qu’un mot sur cinq), l’ingé-son et les artistes se rattrapent illico, ni vu ni connu, et le reste du concert peut se dérouler sans que l’on relève d’autre incident majeur.


Le majeur problème des groupes comme Sleeping With Sirens, c’est qu’on n’arrivera jamais à mettre tout le monde d’accord. Certains sont sans doute sortis en ayant moins apprécié le concert que nous, mais de notre côté nous sommes absolument comblés. Leur petit plus, c’est leur prestance scénique et les interactions incessantes avec leurs fans – et ça, personne ne pourra le nier, en revanche.


Les réactions aux annonces de titres comme "Better Off Dead" ou "Empire to Ashes" laissent entendre que les fans suivent l’actualité du groupe, pas de raison donc, a priori, de cracher sur l’évolution musicale tout à fait respectable qu’ont suivi les musiciens de Sleeping With Sirens. Tous semblent d’ailleurs comblés de l’accueil qui leur est réservé, et nous-mêmes sommes agréablement surpris de constater que les Parisiens sont effectivement très chauds ce soir-là !


Petit moment émotion avec "Iris", la reprise des Goo Goo Dolls, qui est une petite merveille en live également. La foule reprendra d’ailleurs les paroles en chœur, si fort que Kellin pourra s’arrêter de chanter pendant un moment et laisser les fans prendre le relais. C’est un très beau moment, et l’ambiance redevient un peu plus entraînante avec "Gossip", chanson-titre du dernier album du groupe.


L’annonce de "Congratulations" entraînera pas mal de secousses et bousculades dans la fosse, et le public s’en donne à cœur joie, sachant que la fin du concert approche dangereusement. Après "Legends", le groupe sort de scène sous des applaudissements tonitruants… qui ne cessent pas. Les acclamations s’intensifient, comme on a rarement pu le voir dans ce type de concert, et personne ne lâche l’affaire, tous les fans se mettent à crier encore plus fort, à taper du pied, et toute la salle résonne sous les hurlements incessants. C’est à vous en donner des frissons !


Le groupe fait durer le plaisir et ne revient pas tout de suite, mais quand les lumières se rallument et que les silhouettes des musiciens réapparaissent, c’est pas pour rigoler : on est partie pour deux morceaux incontournables pour les fans de la première heure. Tout d’abord, "If I’m James Dean, You’re Audrey Hepburn". Encore une fois, on repère pas mal de mouvement dans la fosse, et la foule survoltée – mais à bout de souffle – couvre presque la voix de Kellin. 



Ensuite, "If You Can’t Hang" nous laisse dans cette ambiance déjantée, personne ne peut s’empêcher de sauter, par réflexe ou pour suivre le mouvement. Autour de nous les fans s’époumonent, et c’est bien le signe que ce concert a séduit la majorité. Une preuve supplémentaire que nous avions bien raison d’attendre cette date avec impatience !.



Pour conclure ce set explosif, c’est le plus récent "Kick Me" qui fait vibrer les fans une dernière fois. Et, cerise sur le gâteau, Kellin se jette dans la foule pour un petit moment privilégié avec le public parisien, et pour le plus grand plaisir de ce dernier. Le groupe quitte la scène – pour de bon, cette fois – après de longs au revoir, prenant le temps de remercier les fans.


Autour de nous, les gens quittent la salle trempés, à bout de souffle, mais souriants. Et nous aussi, nous ressortons de ce show ravis, et il faut l’avouer, agréablement surpris. Vous avez dû comprendre que je ne fais pas partie des serial-basheurs de pop-punk, qui profitent de la moindre occasion pour pointer du doigt, entre autres, la voix de Kellin. Néanmoins, j’ai eu quelques petites frayeurs lors des premières chansons, quand la voix du frontman était quasiment inaudible. Et, d’un autre côté, j’ai vu le groupe une flopée de fois au cours des deux dernières années, et je pensais m’en être lassée… mais en fait, pas du tout !


D’ailleurs, je n’ai qu’une hâte : la suite ! Il paraît que le prochain album de Sleeping With Sirens est déjà bien avancé, et qui dit album, dit tournée, et il ne faudrait pas qu’ils perdent le rythme auquel ils nous ont habitués : deux passages par an, c’est très bien !

Merci à Alternative Live pour ce beau plateau !

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.




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