vendredi 20 avril 2018

Chronique Express : Fiddlehead - Springtime And Blind

Des membres de Have Heart et Basement dans un seul et même groupe, oui, oui et encore oui ! Après un premier EP sorti il y a plus de 3 ans, Fiddlehead débarque avec son premier long jeu, Springtime And Blind. Le groupe doit plus son identité sonore à l’emo-punk grungy de Basement qu’au hardcore de Have Heart, sans sonner comme l’un ni l’autre. Fiddlehead ne s’embarrasse pas de fioritures, 10 titres balancés en seulement 25 minutes, emballé, c’est pesé. Mais ces 25 minutes font tellement de bien par où elles passent. Le tiercé d’ouverture donne le ton à la galette, avec l’indie-punk de "Spousal Loss" et "Poem You" et leurs refrains emprunts de fragilité, et la plus poppy "UMSA", dont le refrain tout aussi imparable se la joue plus ensoleillée. Une production tout sauf clinquante, propre juste ce qu’il faut, des compositions simples et ultra efficaces. Que ce soit dans les passages plus rapides ("Tidal Waves") ou plus mid-tempo ("Head Hands"), l’émotion est toujours omniprésente et sincère ("Lay Low"). Springtime And Blind flirte avec l’emo, l’indie et le punk, et réussit à emporter l’auditeur dans leurs formats courts, intenses et accrocheurs (un seul titre dépassé la barre des 3 minutes). Les déçus de Hyperview vont prendre leur pied, puisque qu’on retrouve tout ce qui faisait la marque de fabrique de Title Fight, mais pas seulement. Point de shoegaze ici, mais des guitares à revendre, une part de DIY et le tour est joué. Fiddlehead trouvera facilement son public et on n’espère simplement qu’il ne s’agit pas seulement d’une parenthèse pour la bande, mais qu’un autre album suivra. A ne pas louper. 

4/5 
Recommandé si vous aimez : Title Fight, Jawbreaker, Sport

Guillaume W.



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