mercredi 28 mars 2018

Live Report : Betraying The Martyrs @ Mondial du Tatouage, Paris - 09/03/18

Des stands à perte de vue sur deux étages, une exposition de motos, des dessins noir et blanc ou colorés tous plus beaux les uns que les autres, un “bzz bzz” ambiant incessant, de la bière et de la musique : le week-end du 9 au 11 mars s’est tenu le Mondial du Tatouage, un rassemblement incontournable pour les fans de cette pratique des quatre coins du monde.

Des artistes de multiples pays d’Europe côtoient ainsi des tatoueurs américains, australiens, japonais ; on peut entendre un accent québécois au détour d’une allée, croiser des visiteurs allemands ou espagnols venus dans la capitale pour l’occasion, assister à un concours du plus beau tatouage du jour, se prendre en photo sur le canapé rouge de Dr. Martens ou manger à l’un des food-trucks installés en extérieur.

 


Le Mondial du Tatouage, c’est aussi l’un des seuls endroits (et j’aimerais tellement, tellement, dire « LE » seul endroit… malheureusement j’ai été en vacances à Majorque) où l’on peut croiser des mecs en string à tous les coins de rue. Bon, ceux-là ont l’excuse d’exhiber leurs multiples tatouages, soit. Mais dessins ou non, il y a certains spectacles dont on se passerait volontiers (cela dit, je vous écris ça plus pour la forme que le fond, parce qu’il en faut beaucoup, beaucoup plus pour me choquer ou me mettre mal à l’aise – et qu’est-ce qu’on ferait pas pour vous tirer un p’tit sourire, aussi).

 
Tout ça pour en venir à la raison première de notre venue ici : chez Alternativ News, on aime bien les concerts, et ça tombe bien, parce que ce soir, nos copains de Betraying The Martyrs se produisent sur la scène installée au beau milieu de la Grande Halle de la Villette, entre les allées de stands.
Ce n’était pas gagné d’avance, cependant : en début d’après-midi, le groupe était toujours bloqué de l’autre côté de la Manche, leur tourbus étant tombé en panne en Angleterre alors qu’ils venaient d’achever la partie UK de leur tournée.
Si à l’impossible nul n’est tenu, les Français ont tout mis en œuvre pour quand même arriver à Paris dans les temps. Ce show a en effet une importance particulière pour eux, car c’est le seul qui se tiendra intramuros sur cette tournée. Et, après de multiples rebondissements et un après-midi fort en suspense, Betraying The Martyrs arrive enfin dans la Grande Halle.
Il est 19h55. Le concert commence à 20h30. Le groupe a tout juste le temps de déballer son matériel et de procéder à de rapides réglages que les lumières s’éteignent déjà.

 
Les premiers rangs sont en place depuis un bon bout de temps – ils étaient déjà prêts alors que le groupe n’était pas encore dans la ville – et l’accueil réservé à Betraying The Martyrs valait sans doute de tels efforts de leur part pour arriver dans les temps. On commence le set avec Lost For Words, et les fans sont bien là et le font savoir en reprenant les paroles en chœur.


Le groupe interprète ses plus grands tubes et un grand nombre d’extraits de The Resilient, son dernier album (sorti en janvier 2017). Ainsi, nous avons droit à "Man Made Disaster", mais aussi à "The Great Disillusion", l’éponyme "The Resilient" ou encore "Unregistered".


Le grand point d’interrogation du set, c’est qu’on ne retrouve pas Lucas D’Angelo derrière sa guitare, du côté droit de la scène : pourquoi n’est-il pas là, et qui est son remplaçant ? Avis aux apprentis détectives, on vous lance un Cluedo IRL.


Mais les autres piliers de Betraying The Martyrs sont tous là. Victor Guillet prendra un moment pour résumer leurs péripéties de la journée, quelques instants seulement avant de s’octroyer un bain de foule, micro en main.


Aaron Matts jongle entre l’anglais et le français et ne perd pas la moindre occasion pour échanger avec son public. Il n’a pas son pareil pour fédérer les troupes et parvient même à motiver les fans à créer un wall of death.

A l’avant de la scène, Baptiste Vigier et Valentin Hauser sont toujours aussi complices et, derrière les fûts, Boris Le Gal nous prouve qu’il a su s’imposer en élément clé au sein de la formation. Il ne se contente pas de rester assis en fond de scène ; dès que l’occasion se présente, lui aussi se lève et fait des signes au public pour lancer un circle pit ou leur demander de crier plus fort.


C’est "The Great Disillusion" qui vient conclure ce set, que l’on aurait souhaité plus étoffé (mais bon, l’heure tourne, et le cadre est un peu particulier). Ils nous l’ont déjà prouvé et ne cessent de le confirmer à chaque nouveau show : Betraying The Martyrs sont une valeur sûre de notre scène française !

 
Les suivants à monter sur scène sont un pilier du métal français depuis quelques années supplémentaires ; il s’agit de Mass Hysteria. Les musiciens prennent place face à une armée de fans prêts à en découdre. Bien chauffé, le public répond aux sollicitations du chanteur, et le groupe semble ravi.
Nous ne pouvons en revanche pas rester apprécier tout le set, mais à en juger par les premières minutes, nous savons déjà que Mass Hysteria va mettre le feu.

Une belle première soirée pour ce week-end chargé de la Grande Halle de la Villette ! Nous espérons d’ores et déjà que l’affiche de 2019 nous réservera d’aussi beaux noms.

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.





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