mercredi 28 mars 2018

Chronique Express : Blessthefall - Hard Feelings

Sixième album pour Blessthefall qui avait finalement failli jeté l’éponge après To Those Left Behind, sorti en 2015. A lire les différentes interviews données par le groupe avant la sortie de ce Hard Feelings, ils auraient mis toute leur âme dans les compositions de ce nouvel album. Bah ma foi, il ne devait pas y en avoir des masses de l’âme du coup. Oui, ce Hard Feelings est un poil plus poppy que les prédécesseurs, mais depuis le très bon Witness, le groupe n’a fait que tourner en rond, recyclant les riffs jusqu’à l’épuisement. Sans déconner, vous avez déjà essayé de vous farcir tous leurs albums à la suite ? Impossible de retenir quoi que ce soit puisque toutes les chansons se ressemblent. Et on sent bien qu’avec ce sixième album, ils tentent un all-in, et surtout ils tentent sans avoir l’air d’y toucher de faire une Bring Me The Horizon. Dès "Wishful Sinking" (quel jeu de mot bon sang, ils ont dû en mettre de l’âme là-dedans), Blessthefall force le passage, ça se sent : un breakdown déjà entendu 1000000000 de fois plus tard, on sait exactement où va aller ce disque : droit dans le mur. Attention, ce n’est même pas mauvais, mais c’est tellement téléphoné qu’on peut deviner ce qui va se passer après. Des passages electro ("Find Yourself"), des breaks, des mélodies chessy à souhait ("Feeling Low" qui ressemble comme deux gouttes d’eau à "Find Yourself", juste deux pistes plus tôt). Mais on est quand même metalcore, donc on balance du riff qui tâche ("Cutthroat"). Et comme on est aussi sensible, on tape dans le Linkin Park ("I’m Over Being Under(rated)"). Pour un Bring Me The Horizon ou un Architects, combien de groupes médiocres se sont engouffrés dans la brèche ? Beaucoup trop. Beau, le chanteur, devrait plutôt prendre exemple sur sa talentueuse femme Lights, pour composer. Et oui, tous les styles tournent en rond à un moment donné, mais ça fait quand même 10 ans qu’ils nous ressortent la même soupe, et là, c’est vraiment trop. Hard Fellings n’est pas le pire album de metalcore gentillet que vous entendrez cette année, ce n’est même pas leur plus mauvais album. C’est un opus complètement générique où aucune émotion réelle ne transparaît et qui n’apporte absolument rien à la scène. 

2,5/5 
Recommandé si vous aimez : Bring Me The Horizon, Emarosa, écouter un riff tourner en boucle pendant 38 minutes.

Guillaume W. 




1 commentaire :

McFly a dit…

C'est clairement la première chose qui vient à l'esprit quand on écoute l'album... "J'aurais pas déjà entendu ce morceau ?!" Si, deux ou trois morceaux plus tôt en effet, et y'a le même deux ou trois morceaux plus tard. Dommage, l'album est loin d'être mauvais, mais il tourne beaucoup trop en rond, toujours la même chose malheureusement, et c'est un fan de BTF qui témoigne...
Très bonne critique en tout cas, cheers !