dimanche 4 février 2018

Chronique Express : Waterparks - Entertainment

Deuxième album des pop-punkers farfelus de Waterparks, Entertainment, porte excellemment bien son nom. Le trio originaire de Houston, Texas joue sans complexe la carte du fun. Le côté poppy/cheesy est entièrement assumé et c’est là que leur musique va diviser. Si on est prêt à passer outre ce fait, cette grosse demi-heure passe comme une lettre à la poste. Des morceaux pêchus comme il faut et catchy comme pas deux ("11:11", "Blonde", "Not Warriors" dont le refrain va vous rester scotché dans vos têtes pendant des jours entiers, "Rare", "Sleep Alone"). Pas de soucis, le trio envoie le bois bien comme il faut et sait aussi calmer le jeu en proposant des titres beaucoup plus pop, entre electro et acoustique. Et là, cela aurait pu se passer hyper mal, et bien franchement c’est le contraire qui se produit. "Peach (Lobotomy)" et son petit passage sifflé en début de couplet se retient toute seule, "Lucky People" est une ballade folky/pop-punk bien foutue. Il y deux ovnis complets sur ce disque : un "TANTRUM" quasi hardcore et "Crybaby", electro vraiment indigeste. Après un Double Dare sympa, accrocheur, bien accueilli par la presse et le public, mais un peu noyé dans la masse, Waterparks était attendu au tournant. Et il faut bien avouer qu'Entertainment a compris où appuyer pour faire sauter les foules, avec des morceaux simples et d’une efficacité redoutable où les petits détails (synthé et passage électro bien sentis) font la différence. Sans originalité certes, mais avec un sens de la mélodie et du fun tellement appréciables qu’on passe volontiers outre ce petit défaut. Et surtout, là où Fall Out Boy sort des disques qu’on espère presque être des blagues, les Texans ne se posent pas de questions et ont réussi à passer le cap du tant redouté second album avec brio. 

4/5 
Recommandé si vous aimez : All Time Low des débuts, Fall Out Boy quand ils étaient bons, une louche de The 1975

Guillaume W. 




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