dimanche 14 janvier 2018

Live Report : Paramore + mewithoutYou + Bagarre @ L'Olympia, Paris - 09/01/18

Premier concert de 2018 pour Alternativ News, ce mardi 9 janvier, et on commence fort avec Paramore à l’Olympia de Paris ! Quelques mois à peine après leur dernier passage au Grand Rex, les Américains étaient déjà de retour.


Pour ouvrir la soirée, nous pensions n’avoir droit – comme cela était annoncé dans l’événement Facebook – qu’à la prestation de mewithoutyou, mais c’est en fait Bagarre qui a pris possession de la scène. Nous prenons le concert en cours de route et, manque de bol pour nous aussi bien que pour le groupe, nous arrivons pile à temps pour l’interprétation de "Claque-le".


Plusieurs points à mettre au clair avant d’aller plus loin : on ne connaissait pas le groupe avant, dans le fond de la salle le son n’était peut-être pas top, et les gens qui nous entourent sont assez dissipés et ne prêtent aucune attention à ce qui se passe sur scène.



En tout cas, de là où nous étions, impossible de comprendre quoi que ce soit et le son de ce que nous pensons être des « couacs » à répétition devient très, très vite insupportable… Au final, on préfère s’abstenir et garder notre énergie pour les deux groupes qui suivront, on ressort donc de la salle. 




Quand arrive le tour de mewithoutYou, nous revenons dans la salle, qui s’est encore un peu remplie entre temps. Nous avions vu le groupe en compagnie d’Underoath à l’Alhambra au mois d’avril, et accueillir mewithoutYou deux fois en moins d’un an sur le sol français relève du miracle quand on repense aux fans qui, il y a deux ou trois ans encore, désespéraient de voir un jour la formation fouler le sol français. 




Au micro, Aaron Weiss donne de sa personne et livre une excellente prestation. Sa poésie chantée ne semble cependant pas être au goût de tout le monde, et une partie du public reste insensible à la prestation. D’autres, qui avaient été « briefés » par Paramore, et notamment Hayley Williams, se sont davantage défoulés tout au long du set. La chanteuse est une grande fan de mewithoutYou et ne loupe pas une occasion de faire la promotion du groupe via ses réseaux sociaux !


S’il n’a pas été conquis, le public n’en reste pas moins très poli et applaudit avec enthousiasme les Américains qui quittent la scène. L’heure approche, et l’impatience se fait ressentir dans la salle au bout de trente minutes de changement de plateau.


Les lumières s’éteignent une nouvelle fois, et la salle tout entière se met à vibrer sous les acclamations assourdissantes des fans. C’est enfin au tour de Paramore !


Dans l’obscurité, nous distinguons pas moins de sept silhouettes qui prennent place sur scène, dont celle, très reconnaissable au milieu de tous ces hommes, de la chanteuse Hayley Williams. Les cris fusent de tous côtés, l’intro semble s’éterniser, et de nouvelles acclamations accompagnent les premières notes de "Hard Times". Ce tube, extrait de leur dernier album After Laughter, est repris en chœur par la foule.





Sur scène, nous avons droit à un vrai spectacle, et on enchaîne avec "Ignorance" sans véritable temps mort. La chanteuse prend toutefois des petites pauses à droite à gauche pour s’adresser à la foule et motiver ses troupes – et ça fonctionne à merveille.

Autre petit moment « flashback » avec "Still Into You", qui fait trembler la salle. L’enthousiasme des fans est peut-être un poil plus fort pour ces anciens morceaux répartis à travers la setlist, mais les nouveaux ont eux aussi droit à un accueil très chaleureux – pas de jaloux ce soir.






"Fake Happy", par exemple, était très attendu et tout le monde ou presque connaît le titre sur le bout des doigts, mais l’enchaînement avec "That’s What You Get" provoque une quasi-hystérie. L’époque Riot a, de toute évidence, marqué tous les esprits, et une grande partie des fans du groupe l’a connu à ce moment-là.


Hayley est en grande forme et nous livre une performance vocale irréprochable tout en dansant et remuant dans tous les sens, incapable de rester immobile plus de trente secondes. Elle tente d’établir un vrai lien avec son public, demande sans cesse aux fans de chanter avec elle, de bouger, elle prend le temps de faire quelques discours ça et là. C’est toujours très appréciable de sentir des artistes impliqués comme elle l’est, et ça n’en rend le show que meilleur.



Le seul petit loupé de la soirée, c’est quand elle se met à chanter le mauvais couplet dans "Pool"… et le réalise au beau milieu de la prestation. Tout le monde en rit, sur scène comme dans la salle, et on continue sans relever plus que ça (et puis, ça fait une anecdote en plus à raconter).



Mais deux chanceuses auront une anecdote bien plus belle à raconter après cette soirée : alors que le tube phare du groupe, "Misery Business", celui qui a lancé la machine Paramore, fait remuer les Parisiens, Hayley interrompt les musiciens pour faire monter quelqu’un sur scène pour chanter avec elle. Deux fans finissent par la rejoindre, et après la séance bonsoir-câlins, elles s’emparent toutes deux d’un micro et terminent le morceau sous le regard amusé de leur chanteuse préférée.



Pour "No Friend", c’est Aaron Weiss de mewithoutYou qui revient sur scène avec Paramore, Hayley et le guitariste Taylor finissant en transe, à genoux, et demandant ensuite au public de redoubler ses applaudissements pour leur « special guest ».


Et après "Ain’t It Fun", c’est l’heure du rappel et de la très longue – mais nécessaire – présentation des musiciens par Hayley herself. Chacun d’eux est applaudit avec ferveur, et quand arrive déjà l’heure de dire au revoir à Paramore, les fans se font un plaisir de scander, en chœur avec la star de la soirée : « We are Paramore ! »


Comment aurions-nous pu mieux commencer cette nouvelle année de concerts et de live reports ? C’était la première fois que je voyais Paramore après plus de dix ans à les écouter, et même si je m’étais pendant un moment contentée de Riot, je suis contente d’avoir repris le train en marche et d’avoir pu constater de moi-même la surprenante, mais très réussie évolution du groupe. 























Texte : Laurie B.
Photos : Emma F.

Merci à Lucie et Alias Production.






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