mardi 7 novembre 2017

Chronique Express : Slaughter Beach, Dog - Birdie

Sous ce patronyme pour le moins singulier se cache un des chanteurs/guitaristes de Modern Baseball. Slaughter Beach, Dog donc, c’est le projet solo de Jake Ewald. Mais par solo, n’attendez pas un album voix/guitare basique, ce n’est pas réellement le cas. Il y a bien quelques titres plus intimistes comme l’ouverture "Phoenix", la très belle "Buttercup", mais il y a surtout une facette résolument indie et rock’n’roll chez Slaughter Beach, Dog. "Gold and Green", "Pretty Okay", "Bad Beer" (et sa lap steel presque alternative country), et la Butch Walker-esque "Sleepwalking". Birdie est un album simple et attachant, tout comme l’était son prédécesseur. Mais là où Welcome partait dans tous les sens, ces 10 nouvelles compositions regardent plus dans la même direction, sans perdre pour autant l’éclectisme qui le caractérise. Et cette voix saut du lit ajoute un côté émotionnel vraiment plaisant et réussit ("Fish Fry" et "Acolyte" qui referme la galette). Enregistré totalement à Londres, Birdie est un album tristounet, patraque et bordélique (à l'image de cette pochette type d'un vide grenier qui se serait mal terminé) mais jamais pessimiste, et montre à quel point le bonhomme est un songwriter talentueux. Sans marcher sur les plates bandes de son projet principal, Slaughter Beach, Dog montre un visage plus indie que emo/pop/punk et mérite toute votre attention. 

4/5 
Recommandé si vous aimez : Mansions, Into It. Over It., Butch Walker

Guillaume W. 



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