vendredi 3 novembre 2017

Chronique Express : Like Moths To Flames - Dark Divine

Dark Divine, c’est le quatrième album des metalcoreux de Like Moths To Flames. Comme souvent (trop souvent d’ailleurs), il est difficile de différencier un groupe de l’autre quand un genre devient saturé. C’est pareil pour le pop-punk, c’est pareil pour le groupes qui pensaient avoir créé l’emo en 2003, c’est évidemment pareil pour le Risecore (ça ne s’invente pas). Quatrième album donc pour le quatuor de Colombus, Ohio… Et c’est à peu près tout ce qu’il y a à dire. Avant même d’avoir écouter la moindre note, il était 100 % prévisible de deviner à la note près, au break près comment allait sonner chaque morceau. Et il n’y a pas eu de surprises. Ni bonne, ni mauvaise la surprise au final. C’est bien simple : si vous êtes fans des groupes du genre, avec l’alliance de couplets hurlés et refrains atmosphériques en voix claire, vous allez prendre votre pied. C’est loin d’être le pire du lot, mais pour une quatrième réalisation, c’est la moindre des choses. Like Moths To Flames ont eu la bonne idée de placer en premières positions les deux meilleurs morceaux de Dark Divine : "New Plagues" et "Nowhere Left To Sink". Deux morceaux aux refrains oh so emo et catchy (il faut bien l’avouer que ça fait son petit effet) et voilà, c’est réglé. On passera sur le fait qu’on a entendu 10000x le même trucs par des groupes différents mais bon, ça passe. Pour le reste, on a le morceau qui tabasse, le morceau vaguement électro, le morceau calme/tempête et surtout une deuxième moitié d’album qui ne sert plus à rien puisque tout à déjà été dit auparavant, alors qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Bah, on va quand même au bout pour la forme, mais que de remplissage ! Dark Divine est un album inoffensif, aseptisé, qui fait le job, qui réussit sur quelques titres à envoyer le bois et de beaux refrains, mais tout est tellement téléphoné et surjoué qu’on ne reviendra que très peu sur cette nouvelle réalisation où l’évolution est proche du néant, le songwriting en pilote automatique et est probablement en course pour le titre de l'artwork le plus dégueu de l'année. A moins d’être un fan invétéré du genre, passez votre chemin. 

2,5/5 
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Guillaume W. 



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