dimanche 26 novembre 2017

Chronique Express : Gleemer - Anymore

Parfois, au détour d’une affiche de concert, on tape le nom d’un groupe parfaitement inconnu et là c’est la baffe. En l’occurrence, ce groupe c’est Gleemer et cet album c’est Anymore. Première partie de la tournée américaine de Hundredth, le groupe s’intègre parfaitement dans le bouleversement stylistique opéré par l’ex-groupe de hardcore mélodique. Gleemer sera shoegaze ou ne sera pas. Un rapide tour sur la toile pour découvrir qu’il s’agit déjà de leur deuxième album. Anymore est un album idéal pour la saison hivernale. Cotonneux et doux, tout en mid-tempo, une voix saut du lit, des arpèges décomplexées, le tout emballé dans une ambiance spatiale du plus bel effet. "Basketball Casino" met l’auditeur directement dans l’ambiance et ne le lâchera que lorsque les dernières notes de l’ultra émotionnelle "Gush". Si les titres se suivent dans une homogénéité presque troublante, les écoutes successives donnent encore plus envie d’approfondir ce disque où les mélodies sont reines et addictives ("Sooth Me", "Porcelain"), ou belles à en pleurer toutes les larmes de son corps ("Come Down" qui hausse le ton dans les guitares, "Pressure" ou "Dryness"). Gleemer est une sacrée belle découverte qui débarque pile poil au bon moment de l’année. On associe souvent à un style à un saison, et c’est vrai qu’Anymore tombe à pic dans cette période de l’année où les journées se raccourcissent et la nuit prend le pas sur le jour. A écouter sans attendre et à faire découvrir car Gleemer mérite bien mieux que d’être le secret le mieux gardé de la scène shoegaze et emo/indie. 

4/5 
Recommandé si vous aimez : Turnover, Last Days Of April, My Vitriol, Nothing

 Guillaume W. 




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