lundi 18 septembre 2017

Chronique Express : Sleeping With Sirens - Gossip

Cinquième album pour Sleeping With Sirens, après un Madness qui avait tout du plaisir coupable avec un son hyper pop à grosses guitares mais des titres tubesques à souhait. Gossip enfonce le clou, mais cette fois-ci, c’est le carton rouge qui leur est décerné. En poussant le bouchon encore plus loin, la bande à Kellin Quinn a fait sauter la bouteille. Où sont les guitares ? Cachées derrière des tonnes d’effets inutiles. Le batteur a-t-il été kidnappé ? C’est en tout cas l’impression que cela donne tant les parties sont ennuyeuses et linéaires. Une chose est sûre, il ne s’est pas foulé le poignet en frappant ses fûts. Et comme dans tout album de pop radio qui se respecte, la voix est mise hyper en avant, la production est clinquante au possible, et l’erreur est fatale : en croyant avoir composé des tubes, la bande s’est totalement perdue en chemin, à tel point que cela sonne bien plus comme un album solo du chanteur qu’à autre chose. Les singles avaient déjà inquiété une bonne partie des fans, ce n’était pas pour rien. Le pire dans tout ça, c’est que "Legends", le premier titre proposé sur la toile (et hymne officiel des USA aux prochains jeux olympiques d'hiver 2018 en Corée du Sud) n’est pas loin d’être le meilleur, c’est dire. A si, il y a quand même "The Chase", seul titre où le groupe semble avoir repris conscience pendant l’enregistrement de la galette. Certes, pendant 2m59, mais on s’y accroche, même si on a la sensation d’entendre une chute studio de Madness. C’est vraiment tout ce qu’il y a à se mettre sous la dent. Gossip et sa pochette immonde ferait presque passer 30 Seconds To Mars pour le meilleur groupe du monde. Inoffensif et sur-produit, sans aucune âme, si ce n’est celle vendue au diable pour créer ces 11 nouvelles chansons, Sleeping With Sirens est passé en un clin d’œil du tubesque au daubesque. Et même si vous être ultra fan du groupe, cette soupe sera difficile à digérer. 

1,5/5 
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Guillaume W.



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