mardi 12 septembre 2017

Chronique Express : Across The Atlantic - Work Of Progress

Across The Atlantic débarque avec son second album Work Of Progress et pas besoin de plus d’une seule écoute pour comprendre d’où vient leur inspiration : A Day To Remember. Y’a pas à tortiller du cul pour chier droit, les 5 de San Antonio vouent un culte hallucinant à la bande d’Ocala, Floride. Ils en ont bien sûr entièrement le droit, mais honnêtement, expliquez-moi l’intérêt de sortir ses propres compositions donnant simplement l’impression d’entendre un album de reprises qu’un groupe pourrait faire dans un bal de promo ? Pourtant, tout y est : l’intro qui met tout bien en place, les titres rapides avec mosh parts sur le pont, les titres plus mid-tempo avec le refrain oh-so-emo, les petits passages acoustiques, le passages plus pop-punk, les passages où on joue les gros bras, bref, dans un monde sans aucun groupe du même genre ou sur un autre galaxie, ce serait parfait. Le seul problème, c’est que des centaines de groupes se sont engouffrés dans cette brèche qui commence sérieusement à s’essouffler (même A Day To Remember s’est loupé sur Bad Vibrations). Across The Atlantic, c’est le calife qui veut la place du calife, mais qui n’en a ni les moyens, ni le talent. On pousse même le vice jusqu’à singer la voix de Jeremy McKinnon (sérieusement écoutez juste le début de "Playing For Keeps"), et là s’en est trop. Work Of Progress, c’est le prototype de l'album Kleenex, aussitôt utilisé, aussitôt jeté. 

2/5 
Recommandé si vous aimez : écouter un plagiat de A Day To Remember, perdre 45 minutes de votre vie

Guillaume W. 




2 commentaires :

Anonyme a dit…

Ils ne ce sont pas foulés les mecs en effet ! Une pure copie d'ATR !

Anonyme a dit…

d'ADTR je voulais dire