lundi 3 juillet 2017

Interview : The Great Divide

photo : Edouard Camus
Alors que Paris commençait à se parer de lunettes de soleil et de vêtements légers tant il faisait chaud en ce milieu de printemps, Sebastien, chanteur du groupe The Great Divide, nous accueillait au sein du Landscape Tatoo pour parler de l’avenir proche du groupe. Entretien à lire dans le billet complet.

Salut Seb, tu es le chanteur de The Great Divide. Peux-tu nous présenter un peu ton groupe ? 

Sébastien : Je m’appelle Seb, je suis dans le groupe depuis le début, ainsi que Julien (batterie) et Antoine (guitare). Thibaut (guitare) et Florian (basse) sont les 2 membres les plus récents. On a créé le groupe avec Fabien qui joue aujourd’hui dans Rise Of The Northstar, il y a plus de 7 ans. On a eu la chance à nos débuts de faire un featuring avec Scott Wade qui est le premier chanteur de Comeback Kid, qui est un groupe de modern hardcore assez connu venant du Canada. Ça nous a pas mal lancés, on en a sorti un clip avec une chanson qui s’appelle "Leave Tomorrow". Suite à cela on a sorti un premier album en 2012, suivi d’un EP en 2014. Tout ça nous a permis de tourner un peu partout en France, en Europe et en Asie. En ce moment on travaille sur un nouvel album qui devrait sortir bientôt.

Vos premiers essais remontent à 2010/2011, vous aviez sorti 3 titres à l’époque que vous avez remasterisés et mis dans votre premier album, sorti en 2012, Tales Of Innocence And Experience. Tu peux nous parler de ces premiers morceaux et nous expliquer pourquoi avoir décidé de les mettre sur l’album ? 

S : En fait on les a carrément ré-enregistrés pour Tales Of Innocence And Experience ! C’étaient les 3 premiers morceaux du groupe donc on a décidé de sortir une démo avec et par la suite de les intégrer à l’album, car on trouvait qu’ils y avaient leur place.

Suite à cet album riche en tubes, vous avez sorti un EP en 2014, White Bird, qui se veut peut-être un peu moins vénère que l’album mais tout aussi catchy, les riffs restent bien en tête. Est-ce que c’est comme ça que tu définirais les sonorités de ton groupe ?

S : En fait à la base on était un groupe de modern avec toutes les bases qu’il y a dans ce style, ce qu’on peut entendre dans le premier album. Après ce premier album, Fabien est parti rejoindre Rise (ndlr - Rise Of The Northstar), il a toujours été proche du groupe, on est proche d’eux, il nous l’avait dit bien à l’avance donc ça s’est fait tout naturellement. Fab apportait une certaine dynamique et quelque chose de spécifique au groupe, qu’on pouvait entendre dans le premier album. Après son départ on a voulu faire vraiment ce qu’on aimait, rester toujours proche de ce milieu mais en apportant des sonorités un peu plus mélodiques. Ça s’entend peut-être pas plus que ça mais même ma voix était un peu plus éraillée que sur l’album. On a vraiment voulu faire ce qu’on voulait faire, sans featuring. Dans le premier on avait Scott et Vithia de Rise qui étaient venus, ça s’était tellement bien passé qu’on n’avait pas envie de refaire un feat, on avait envie de faire un truc vraiment solo, comme on le ressentait à ce moment-là. C’est un peu ça la différence entre le premier album et l’EP.

Quelles sont vos principales influences musicales, des groupes en particulier ?

S : On est 5 et on est 5 à avoir des délires différents, 5 styles différents, donc des fois c’est intéressant parce que ça permet d’enrichir notre style de musique mais par moment c’est relou parce que y en a un qui veut ça, l’autre qui veut ci etc. donc c’est compliqué. Pour ma part, je suis aussi fan de groupes français pop-punk comme Hightower, je suis fan de blink-182, de Comeback Kid, de Wiz Khalifa, de salsa… Je suis fan de pleins de trucs différents. 



Vous postez régulièrement du contenu sur les réseaux sociaux pour montrer que vous n’êtes pas morts. On peut voir quelques annonces de concert, des photos de vos tournées, du merch… Alors, le prochain disque, c’est pour quand ?

S : Normalement c’est pour bientôt ! Y a 2 ans on a fait pas mal de tournées et depuis 2015 on a eu pas mal de petits soucis avec des gars qui sont partis, qui avaient envie de changer de vie, d’arrêter la musique, partir, on a eu des mecs qui sont arrivés (Florian à la basse et Thibaut à la guitare) … ça été pas mal compliqué de se mettre en place avec tout ce qu’on vit à côté mais on n’a pas lâché l’affaire. On a fait pas mal de concerts depuis 2 ans, dont de très très bons concerts avec Chunk ! No, Captain Chunk ! à Paris, avec Rise aussi au Trabendo, des supers concerts aussi en Allemagne, donc ça c’était quand même cool, mais c’est vrai qu’il ne se passe pas grand-chose niveau son, on n’a pas de nouveauté. Donc là, normalement, cette fois c’est sûr, on enregistre, on entre en studio en novembre et l’album qui devrait sortir, on espère, en mars 2018.

A quoi peut-on s’attendre avec ce petit nouveau ?

S : Ca va être un album, 10 titres normalement… Attention là c’est de l’exclu ! (rires) Normalement on n’invite personne, on reste entre nous. On fait quelque chose qu’on aime, avec différentes sonorités, je vais essayer de pousser ma voix, l’amener encore plus loin, c’est ce que je me suis promis. On va essayer de faire quelque chose de propre, qui nous convient et qui j’espère conviendra à nos fans, si on en a toujours. (rires)

Vous avez tendance à faire des CDs dont la durée est de 22 minutes en moyenne. Pourquoi ce choix d’avoir des disques relativement courts ?

S : On préfère faire des musiques de 2 minutes 30, 3 minutes, on est moins à l’aise sur les formats plus long. On reste quand même à la base un groupe de modern et généralement ça dépasse pas 3 minutes, 3 minutes 30. Je pense qu’on peut être efficace avec des musiques de 2 minutes, et puis on est des gros flemmards faut le savoir ! (rires) 
Mais je pense qu’un bon album ne fait pas nécessairement 50 minutes, t’as des albums qui font 20, 25 minutes et qui sont magiques et t’en as d’autres qui font 50 minutes avec la moitié qui est à jeter… Ce sera un album c’est sûr qui sera plus long que les autres parce qu’il y a quand même plus de chansons, mais voilà on va voir, peut-être 25 à 30 minutes, mais pour te dire la vérité, c’est pas le plus important pour nous. On va essayer de faire déjà des chansons qui nous plaisent, et espérons qu’elles plaisent aux autres. Je préfère avoir 10 chansons qui font 20 minutes et qui défoncent que 10 chansons qui font 40 minutes et dont t’en as la moitié qui sont relou, que tu vas passer. 

Ça fait 7 ans que TGD existe, vous avez sorti peu de disques contrairement à d’autres groupes qui existent depuis aussi longtemps et qui en ont sorti beaucoup. Est-ce que tu penses que le fait de prendre son temps ça aide à souder la vie du groupe ?

S : Ça dépend… Non je ne suis pas sûr, t’as des mecs qui sortent des albums tous les ans et ils peuvent être super soudés. Nous on met du temps, on est proches, y a des hauts et des bas mais au final quand il y a des problèmes on se rend compte que ça soude encore plus.

Pour revenir sur l’album, je suppose que y a déjà des chansons de prêtes.

S : Ouais, on a déjà pas mal de titres qui sont terminés, dans quelques mois on sera en studio. Y a pas mal de lyrics qui sont terminées également, les choses avancent mais je ne peux pas t’en dire plus c’est encore top secret tout ça ! (rires).

Peux-tu nous parler du processus de composition de vos morceaux ? Y a-t’il eu une évolution de votre manière d’écrire entre les premiers morceaux et aujourd’hui ?

S : Alors chez nous ça se passe comme ça : t’as Antoine, l’un des guitaristes du groupe, qui depuis le début compose pratiquement toujours tout donc il a sa propre façon de faire. On suit un peu ce qu’il fait, il nous propose des sons et ensuite c’est en répétitions qu’on se voit et qu’on bosse tout ça ensemble. Moi des fois pour les lyrics, je l’accompagne chez lui parce qu’on les revoit tous le 2.
Voilà, on aime bien se retrouver en répètes pour avancer en groupe, c’est lui qui apporte des choses et après on bosse tout ça. 

On vous sait fans de glisse et notamment de surf, vous essayez de transmettre ça dans vos titres ? De manière plus générale comment vous y prenez-vous pour transcrire musicalement vos passions ?

S : Y a beaucoup de gens qui me connaissent qui savent que les sports extrêmes c’est important pour moi, ce n’est pas seulement une passion. Après dans le groupe c’est plus des fans de musique, un peu moins de sports extrêmes, c’est vraiment moi qui suis passionné. Mais ouais, quand je suis sur scène, j’aime bien dégager toute cette folie un peu comme quand tu vas faire du snow, du surf, tu te prépares tranquillement et après tu fonces, t’y vas à fond. En concert c’est un peu le même genre, je me prépare tranquillement et après je donne tout ce que j’ai. Après j’essaye aussi de faire des chansons qui parlent de ça, car c’est important pour moi et ça m’inspire beaucoup. 

Vos précédentes sorties l’étaient avec Useless Pride Records. Vous allez continuer avec eux ?

S : Nouvelle exclue, qu’est-ce qu’il se passe ? Oui on reste avec eux, ils nous ont fait confiance dès le début, on s’entend vraiment, vraiment très bien. Pour les présenter un peu, c’est des gars de Toulouse et dans leur roaster il y a Alea Jacta Est, Real Deal, des groupes comme ça qu’on aime beaucoup, ils ont fait plein de choses pour nous, ils nous ont fait faire de super concerts avec eux partout en France et en Europe, ils sont toujours proches de nous, ils font le maximum pour que ça se passe bien… Franchement, on a envie de rester chez eux et de faire un bel album pour que tout le monde soit gagnant. C’est la moindre des choses par rapport à ce qu’ils nous ont apportés.

On vous sait très actifs en live, tu nous parlais de tes dates avec les Chunk, Rise etc. Vous avez pas mal de tournées à votre actif en Europe, en Chine, en Malaisie, au Japon entre autres, on reviendra dessus plus tard, mais forcément, avec une nouvelle galette en préparation on se dit qu’on va vous revoir vite sur scène. Si on veut vous voir, où faut-il aller ?

S : Il va y avoir des concerts au moment de la sortie de l’album, ça c’est sûr ! Forcément on va jouer en France, en Europe : y a déjà des pourparlers qui se mettent en place. Ce qu’on aimerait vraiment c’est retourner au Japon, on espère que ça se passera en 2018, que ça va se réaliser, parce que ça c’était vraiment bien passé avec le booker, il y avait pas mal de monde aux concerts et on a vraiment apprécié cette culture. On est passionnés de voyages, de rencontres avec les gens qui aiment notre musique, ou non d’ailleurs. Quand je vais au bout du monde et que je vois ne serait-ce qu’une seule personne qui connait nos paroles et apprécie notre musique ça me fait quelque chose, c’est formidable, c’est inexplicable. Donc partout où on peut aller on ira, si c’est des conditions convenables évidemment. (rires)

photo : Edouard Camus


Il y a des destinations que vous n’avez pas encore faites qui vous font rêver ? Vous n’avez pas joué aux States et au Royaume-Uni.

S : C’est un peu compliqué de jouer là-bas quand même parce que des groupes comme nous t’en as plein, si on a des bonnes opportunités pour aller aux US, au Canada ou en Angleterre on le fera. Mais l’Angleterre je trouve que c’est assez compliqué, faut vraiment être un groupe qui tourne beaucoup, qui a pas mal de reconnaissance pour vraiment être respecté. Nous on aime bien jouer en France, dans des pays en Europe comme l’Allemagne par exemple. S’il faut aller en Angleterre et que ça se fait dans de bonnes conditions et qu’on a une carte à jouer, on ira avec plaisir, mais si on n’a pas de bonne proposition on restera en France, en Allemagne, pourquoi pas en Asie où on a fait plein de tournées et où notre nom circule et donc j’ai envie de les remercier, de revenir là-bas et de leur présenter le nouvel album.

The Great Divide est un groupe relativement apprécié du public parisien et français en général. Cependant vous avez fait au moins deux tournées en Asie, une en Chine et une au Japon, quel a été l’accueil du public là-bas ?

S : C’est toujours un peu spécial d’être au bout du monde et de voir qu’il y a des gens qui viennent pour te voir et t’écouter jouer… Evidemment quand tu joues en France, que des gens te connaissent t’es super content, ça te fait super plaisir, qu’ils aiment ta musique c’est génial. Mais quand tu te dis que t’es au bout du monde et que d’autres personnes puissent l’apprécier aussi, forcément ça multiplie le truc. Après, y a pas tant de différences que ça, je trouve que dans notre style de musique, ce qui est génial c’est que les fans, qu’ils soient français, indonésiens, japonais, brésiliens… ils ont tous cette même façon d’être. C’est ça qui est agréable, ils ont tous les mêmes code. Ça se retrouve en France, au Japon en Allemagne et ça c’est important, la culture rock est comme ça, tu traverses tous les pays et tu retrouves cet esprit, moi je trouve ça génial !

Tu as un souvenir marquant, une anecdote que tu n’es pas prêt d’oublier suite à ces dates sur le continent asiatique ? 

S : Ah ouais ouais, grave ! Y en a beaucoup mais y en a une en particulier. On était dans la banlieue de Tokyo, le 12 janvier, donc le jour de mon anniversaire et on joue tout ça et bim, les gars arrêtent le concert et t’as le booker et le reste du groupe qui m’amène un gâteau d’anniversaire pour mes 31 ans et qui me chantent joyeux anniversaire avec tout le public. Ils m’ont presque foutu les larmes aux yeux, c’était mortel. Tu sais c’est un super souvenir. Y en a des dizaines et des dizaines bien évidemment mais celui-là particulièrement m’a touché et il me touchera encore très longtemps parce que c’était fou !

De manière générale, y a un morceau que tu aimes particulièrement jouer en live ?

S : J’en ai plusieurs, mais un que j’aime particulièrement jouer c’est "Innocence". Je me sens bien vraiment avec cette chanson, c’est vraiment un plaisir, un kiff de la jouer. Y'a "Tide" aussi, qui est sur l’EP. Ces deux chansons là, c’est vraiment un putain de plaisir.

Et si demain on te proposait de tourner avec le groupe de ton choix, tu choisirais qui ?

S : (soupir) Je peux en dire qu’un ou je peux en dire une vingtaine ? Parce qu’il y en a au moins 20 ! (rires)

J’ai le temps moi.

S : Roh c’est compliqué… Laisse-moi encore dix secondes, il faut que je réfléchisse… Euh, ça s’est déjà réalisé, j’ai adoré partager la scène avec Comeback Kid, pour tout ce qu’il s’est passé, parce qu’on était fans depuis tout petits. Mais après, c’est compliqué parce qu’il y en a plein. On va dire, ça n’a rien à voir mais Don Broco. (rires) On va dire celui-là, y en a plein d’autres mais c’est le premier qui me vient. Ça n’a rien à voir avec ce qu’on fait mais je kiffe puis ils sont cools ! 



TGD fait beaucoup pour notre scène musicale. Si on s’en tient juste à toi, tu tiens le Landscape Rockshop, où nous sommes actuellement, qui est un endroit où l’on ressent vraiment l’existence de cette scène : on peut y acheter du merch, des albums, vous y tournez des clips, parfois des gars viennent y jouer… On voit que c’est super important pour vous. 

S : Le Landscape en fait c’est une grande histoire, ça fait maintenant 10 ans qu’on a ouvert avec Fab, qui joue dans Rise, et mon ancien associé et ami Ben. On avait cette passion commune pour la musique, pour les sports extrêmes, donc y a 10 ans on a ouvert ce shop, qui n’était pas un salon de tatouage comme maintenant, mais un lieu de vie, de rencontre dans le milieu rock. On vendait des marques qui avaient un rapport avec la culture rock, la culture skate. Donc bien évidemment on s’est rapproché de tous les groupes parisiens ou même de plus loin et on avait envie de les aider. S’il fallait tourner des clips on les aidait. On avait envie de créer un univers, pas seulement de groupes parisiens mais français, même de l’étranger… D’amitié, de passion et ça c’est ce qu’on a aimé le plus. Les années ont passé, le business a fait que la fringue c’était compliqué donc on a ouvert un salon de tatouage. Moi je suis toujours là et c’est toujours un plaisir. Si on doit tourner un clip dans le magasin avec un groupe qu’on aime, on le fera avec plaisir. Voilà, si on peut mettre en avant des groupes qu’on aime, notre culture, le sport extrême ou le rock, on le fera toujours avec plaisir. Malgré l’âge qui avance, là j’ai 33 ans, j’en avais 23 quand j’ai ouvert, la passion ne s’arrête pas, elle est toujours présente.

On a un peu abordé le sujet au travers de cette question et même un peu avant, mais y a bien des clips qui vont arriver pour le groupe ?

S : Ouais carrément, déjà y en a un qui va, si tout se passe bien, se tourner en fin d’année. On va cliper une chanson de ce nouvel album, attention je te donne une exclu de ouf, ça s’appelle "The Night", c’est la première chanson qui sortira.

Pour revenir sur nos groupes français, beaucoup s’exportent à l’étranger notamment vous en Asie, Betraying The Martyrs aux US et au UK, les Chunk aux States, font de grosses premières parties et parfois même accompagnent de gros groupes sur toute une tournée comme Paerish avec Sum 41. Quel est ton ressenti à ce propos ? Penses-tu que les groupes français gagnent en crédibilité aux yeux du monde ?

S : Je suis toujours fier quand un groupe français va s’exporter du moment qu’il soit respecté dans son pays. Si ensuite il peut s’exporter et être respecté, il va représenter les couleurs de la France et ça me fait toujours plaisir. Parce que c’est vrai qu’on est dans un monde où c’est nous qui recevons un peu toute cette culture américaine, tous les groupes ricains c’est nous qui sommes fans et ce n’est pas l’inverse. J’aimerais bien que ça se passe comme ça. Quand je vois Rise Of The Northstar qui sont connus partout en Europe, qui sont respectés au Japon, en Asie c’est un plaisir. Ça veut dire que les mecs bossent, ils se sont battus et leur travail est reconnu, ça, ça me fait super plaisir. Ça ne peut être que positif pour le rock français et pour la culture française d’avoir des groupes français qui s’exportent à l’étranger.

Si je te demande de me citer un groupe français à absolument écouter, tu me dirais qui ? 

S : Je ne t’en dirais pas qu’un, mais déjà parce qu’on est super proches depuis toujours et que je suis fan de leur musique, déjà y a Rise Of The Northstar, à chaque fois qu’ils font quelque chose, ils le font bien et avec passion, t’es obligé de respecter ces mecs. Ensuite, j’ai un petit coup de cœur pour Hightower, j’étais très proche du premier chanteur Vincent qui hélas est parti mais bon, je suis quand même encore le groupe, et là aujourd’hui même j’ai vu leur premier clip (ndlr : l’interview a été réalisée le lendemain de la sortie de leur titre "The Party") et franchement c’est le groupe à suivre, c’est mortel, c’est catchy, ça donne envie de faire la fête. Donc faut vraiment suivre ce groupe Hightower, vraiment.

Et si je te demande un groupe à interviewer ?

S : Bah tu vois Hightower ils sortent un album donc vas-y fonce, va les voir direct !

Finalement, 2017 risque d’être assez chargée pour The Great Divide. Outre ce dont on a déjà parlé, vous avez des objectifs précis pour cette année ? Des envies, des rêves à part que le PSG remporte la Ligue Des Champions un jour (ndlr - Seb est un grand fan du PSG) ?

S : Ah ça c’est le rêve principal là, mais c’est mal barré ! (rires) Les objectifs c’est de faire avancer le groupe, qu’il soit encore plus reconnu qu’avant, d’enregistrer l’album à la fin de l’année, de le sortir, de jouer un peu partout en France, se faire plaisir en Europe et partir en Asie... Tout ça en 2018. Après mon rêve, j’en ai plus vraiment, mais TGD c’est une aventure humaine qui dure depuis 7 ans, c’est des gars qui sont là qui sont vraiment mes amis. Y a eu des hauts, y a eu des bas comme tous les groupes et vraiment j’ai envie de continuer encore un peu, qu’on se fasse plaisir, qu’on défende cet album pendant un an, un an et demi, qu’il nous amène au bout du monde et qu’on se marre. C’est ça le plus important, et de rencontrer des gens qui font de la musique et qu’on passe un moment avec eux. 

Merci beaucoup ! 

Interview : Axel G.
Photos : Edouard Camus



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