dimanche 28 mai 2017

Live Report : PVRIS + Prides + MAJOR @ Trabendo, Paris - 08/05/17

C’était LE concert de ce mois de mai : PVRIS était de retour à Paris dans le cadre d’une mini-tournée européenne précédant la sortie du tant attendu deuxième album du groupe. Une soirée magique, comme à chaque fois, que nous détaillons dans la suite du post.
Lundi 8 mai 2017, Trabendo. Les fans font la queue depuis des heures sous un ciel gris, mais les sourires illuminent tous les visages : car PVRIS, même si cela ne fait que deux ans que le groupe a fait sa première scène française, c’est déjà une institution ici. Pas seulement dans la ville du même nom, d’ailleurs : les fans ont fait le déplacement des six coins de l’Hexagone, mais certains sont aussi venus de Grande-Bretagne, des Pays-Bas ou d’Allemagne.


Les premiers rangs sont très convoités, et les fans pressent le pas au moment d’entrer dans la salle pour s’assurer d’avoir une bonne place. Pour les faire patienter, c’est tout d’abord MAJØR qui ouvre le bal ; mené par Mehdi, anciennement Our Theory, ce tout jeune groupe parisien a dévoilé il y a quelques semaines "Requiem", un extrait de son premier album. Ce titre avait beaucoup fait parler – en bien – la scène alternative parisienne. C’était donc l’occasion de voir ce que ça donnait en live, et on n’a pas été déçus !



Le trio parisien est accueilli avec enthousiasme dans un Trabendo quasi-complet, les connaisseurs aussi curieux que nous de découvrir le nouveau projet de Mehdi, qui prend pour le coup un virage radical. Les trois musiciens nous embarquent dans un univers électro-pop / R&B alternatif – sur le papier, c’est plutôt dur à écrire, mais le résultat est là, il est bon, et l’ensemble des personnes présentes semble de cet avis. Certains experts reprendront en chœur les paroles de "Requiem", les autres prendront note de ce nom. Une chose est sûre : MAJØR a fait carton plein ce soir, et nous risquons de le retrouver bien rapidement !


Ce sont ensuite les Écossais de Prides qui prennent le relais. Très peu connus dans nos contrées, ces deux artistes, Stewart Brock au chant et Callum Wiseman à la guitare et au clavier, sont accompagnés pour leurs tournées par trois autres musiciens – impossible de savoir qu’il s’agit seulement d’un duo. La formation propose un rock indie aux accents d’électro-pop là aussi ; c’est bien mené, plutôt entraînant sur certains morceaux, plus mélancolique sur d’autres.


Le public est assez réceptif, mais on sent que l’attente se fait longue… Les quelques pertes de rythme au cours du set auront raison de l’attention des fans, qui n’en restent pas moins respectueux et acclament le groupe comme il se doit à la fin de sa demi-heure de show.


Avec une dizaine de minutes de retard sur l’heure annoncée, les lumières s’éteignent et des hurlements enthousiastes emplissent la salle ; PVRIS prend place sur la scène du Trabendo. Le trio, accompagné comme toujours de son fidèle batteur Justin Nace – qui, non, ne fait toujours pas officiellement partie du groupe. C’est "You & I" qui sert de morceau d’ouverture pour ce set ; dernier morceau de « l’ère White Noise », il apparaît sur la version deluxe du premier album du groupe. Dès les premières notes, on sait que l’on a toujours affaire au PVRIS que l’on connaît : pas de chichis, de jeux de scène superflus, ils se contentent de leur musique et cela remplit toutes nos attentes.


S’enchaînent ensuite un grand nombre de titres issus de White Noise : "Fire", "Mirrors", "Holy", entre lesquels la chanteuse Lynn Gunn essaye toujours de placer un petit mot gentil à l’adresse des fans parisiens, les remerciant entre autres de les laisser utiliser le nom de leur ville comme nom de groupe.


Quand le bassiste Brian MacDonald et Justin quittent la scène, elle demande à la foule si ça ne dérange personne de calmer le rythme l’espace d’un instant, pour repasser en acoustique. Tout le monde semble ravi, au contraire, et Alex Babinski empoigne une autre guitare pour "White Noise", "Ghosts", puis "Smoke". Deux chansons qui se prêtent à merveille au jeu de l’acoustique, se retrouvant ainsi sublimées par le guitariste et la chanteuse.


Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises : après cette parenthèse acoustique, le bassiste et le batteur reprennent place sur scène, et Lynn annonce un petit cadeau aux fans. Pour la première fois en France, le groupe interprète "Half", un extrait de son prochain album – All We Know Of Heaven, All We Need Of Hell, dont la sortie est prévue pour le 4 août. Nous ne connaissions jusqu’alors que "Heaven", qu’ils avaient dévoilé le 30 avril. "Half" a un côté plus rock, plus accrocheur encore, et pas un seul fan ne reste de marbre face à ce titre inédit, des acclamations assourdissantes fusant dès les dernières notes dans la salle. Décidément, ce deuxième opus semble bien prometteur ! (On a appris aussi que Half était le morceau favori d’Alex Babinski… Vous l’aurez peut-être deviné, une interview arrive bientôt sur Alternativ News)


Pour enchaîner sur les surprises de la soirée – à peu de choses près, on se serait remis à croire au Père Noël – Lynn annonce aussi qu’exceptionnellement, des places seront mises en vente à la billetterie dès la fin du concert pour… leur prochain show, qui aura lieu à l’Élysée Montmartre de Paris le 18 novembre. Grande nouvelle pour les fans, qui ne cachent pas leur joie, même si l’étonnement est tel que certains semblent ne pas avoir compris.


Petite accalmie ensuite avec "Eyelids", l’un des morceaux les plus mélancoliques de White Noise, avant de repartir de plus belle avec l’explosif et très dansant "St Patrick", annoncé par la chanteuse comme étant le dernier titre du set… Déjà ! Effectivement, à la fin du morceau, les musiciens saluent la salle et s’éclipsent rapidement dans les loges. Si l’on sait pertinemment que le show n’est pas vraiment fini, on ne peut s’empêcher de ressentir déjà une pointe de nostalgie. Novembre, ça paraît étrangement loin…


Quelques instants plus tard, les quatre musiciens reprennent place sur scène pour deux ultimes morceaux : "Heaven", tout d’abord, que nous découvrons pour la première fois en live. Même si nous n’en n’avions pas douté une seconde, la version live est tout aussi captivante que la version studio. La puissance de la voix de Lynn est ici particulièrement mise en avant, et la chanteuse s’attire tous les regards, s’accordant même quelques pseudo-bains de foule, en allant se percher sur les crash barrières du premier rang pour serrer les mains des fans les plus chanceux.


Parce qu’on ne change pas les bonnes habitudes, le set se termine sur le tube "My House", toujours aussi punchy et dont on n’a pas encore eu le temps de se lasser. Le groupe non plus, apparemment, car ils font preuve de la même énergie communicative sur scène, jusqu’aux derniers instants du set. Quand les dernières notes résonnent dans le Trabendo, bien sûr que l’on a trouvé ça court, bien sûr que l’on aurait aimé avoir une nouvelle chanson en plus, ou un petit "Let Them In"… Mais au final, on est surtout très contents d’avoir eu l’opportunité de revoir le groupe « entre deux ères », après une année d’absence, au court de cette mini-tournée européenne de seulement cinq dates (2 à Londres, une à Amsterdam et une à Berlin). Que demande le peuple ?


Nous, nous vous demandons surtout de ne pas louper la prochaine venue de PVRIS dans la capitale – le 18 novembre prochain à l’Elysée Montmartre, vous avez pris note ? – mais aussi de ne pas manquer la sortie de All We Know Of Heaven, All We Need Of Hell le 4 août. Nous sentons arriver la belle pépite !

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.

Merci à Ninon d'Alternative Live






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