vendredi 26 mai 2017

Chronique Express : At The Drive-In - in•ter a•li•a

17 après l’incontournable et culte Relationship Of Command, At The Drive-In est de retour. Enfin, pas complètement non plus. Exit Jim Ward, l’un des compositeurs majeurs du groupe et tête pensante de Sparta, et surtout assurance tout risque de la mélodie dans les chansons de la bande. Un peu là pour canaliser la branlette de manche d'Omar Rodriguez-Lopez (qui se soulage bien en solo avec The Mars Volta ceci-dit) et aussi apporter une couche de mélodie dans le chant en jouant le rôle de deuxième lame. Un peu comme un sixième de luxe dans une équipe de basket. Alors qu’attendre d’un album d’un groupe qui a explosé en plein vol il y a voilà 15 ans ? Et bien en fait, in•ter a•li•a reprend les choses où Relationship les a laissées. Mais le résultat est-il à la hauteur de toutes ses attentes et espoirs donnés lors de la reformation ? Oui et non : oui, car les compos tiennent toutes la route, presque plus simples qu’à l’accoutumé, ce qui est étonnant. Il y a des morceaux que l’on retient bien ("No Wolf Like The Present", un "Call Broken Arrow" très Rage Against The Machine ou encore "Governed By Contagions"), la production est au poil mais il y a plusieurs mais : Cedric Bixler sonne fatigué et lorsqu’il pousse sa voix, on le sent en difficulté vocalement et elle réussit même à irrité sur certains passages. Et surtout, aucun de ces 11 titres n’arrivent la cheville de Relationship Of Command. Et d’ailleurs, ce n’est absolument pas un hasard si au terme de l’écoute de in•ter a•li•a, on a juste envie de remettre son prédécesseur où rien n’est à jeter même après autant d’années. Un retour attendu qui réussit à sauver les meubles, mais sans rien apporter de neuf. Une semi-déception quand même quand on connaît le talent des bonhommes. 

3/5 
Recommandé si vous aimez : la question ne se pose même pas

Guillaume W. 



Aucun commentaire :