mardi 28 mars 2017

Live Report : Tokio Hotel @ L'Olympia, Paris - 21/03/17

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Vous avez peut-être jeté un œil à ma chronique de leur dernier album, Dream Machine, il était pour moi l’heure de voir ce que donnait ce changement de direction en live ; je suis donc allée voir Tokio Hotel à l’Olympia le mardi 21 mars 2017. Le live report de cette soirée exceptionnelle est à lire dans la suite du post.

Si la date n’était pas sold-out, la salle de l’Olympia était tout de même pleine à craquer pour accueillir les quatre Allemands du groupe-phénomène Tokio Hotel, si souvent décrié et qui pourtant déclenche toujours l’hystérie partout où il passe, douze ans après ses débuts.

En première partie, nous avons droit à une demi-heure de mix du DJ Alex Wat, déjà connu de certains pour être DJ résident sur NRJ. Le jeune homme, caché derrière l’épais rideau noir mis en place pour garder secrets les décors de scène, tente malgré tout d’établir un lien avec un public déjà très impatient. En proposant des remix de certains morceaux de Tokio Hotel, il parvient à déclencher des vagues de hurlements de la part des fans, qui répondent avec enthousiasme aux sollicitations du DJ.
Mais le fait de ne pas voir le jeune homme gesticuler derrière sa table de mixage va finir par lasser les fans, qui se contenteraient tout aussi bien d’une simple bande-son. Dommage pour lui, certes, mais ce n’est pas un hasard si Tokio Hotel n’a pas de première partie sur les autres dates européennes de sa tournée : d’une part, la scénographie est bien trop imposante pour être installée en dernière minute, et d’autre part… les fans sont suffisamment en forme comme ça, une mise en jambe est inutile.

Après un « entracte » de 20 minutes (selon les termes précis de la voix off de l’Olympia), les lumières s’éteignent et les hurlements fusent de tous côtés. L’heure a sonné, et pour la première fois depuis deux ans, Tokio Hotel prend place sur scène – toujours derrière l’épais rideau noir. La longue intro de "Something New" permet aux quatre membres du groupe de rejoindre son spot de prédilection avant que l’on ait enfin droit à ce tomber de rideau qui déclenche de nouveaux cris stridents.
Une chose est sûre : même après ces changements de registres, les fans font toujours preuve de la même ferveur quand il s’agit de leurs Allemands préférés. Le batteur Gustav Schäfer est placé sur le côté droit de la scène, tandis qu’au centre, vers l’arrière, un promontoire circulaire sert de piédestal aux trois autres membres du groupe, qui ont les visages cachés derrière des masques futuristes qui nous permettent tout juste de voir les lèvres du chanteur Bill Kaulitz remuer.


On enchaîne illico avec le deuxième morceau de l’album Dream Machine, "Boy Don’t Cry", et le chanteur descend de sa plateforme pour se rapprocher un peu de la foule, juché sur d’épais talons d’une bonne dizaine de centimètres de hauteur. Il finit par retirer son masque – inutile de préciser que les réactions des fans ne se font pas attendre – et dévoile ainsi ses cheveux courts, teints en blond. Pour ceux qui auraient raté plusieurs épisodes, surprise : on est bien loin de la coupe hérisson !
Le chanteur salue la foule avant que l’on embraye sur "Feel It All" et "Love Who Loves You Back", deux des singles extraits du précédent album du groupe, Kings Of Suburbia. On remonte encore un peu plus le temps avec "Darkside Of The Sun", tiré d’Humanoid qui est quant à lui sorti en 2009.

Les fans font trembler le parquet de cette salle mythique qu’est l’Olympia, reprenant en chœur chacune des paroles. Ce n’est pas un secret ; depuis plusieurs années, le groupe a fait le choix de passer de l’allemand à l’anglais pour leurs chansons, et le set du Dream Machine Tour est 100% anglophone. Une aberration pour les fans certes, mais peut-être une meilleure chose pour les oreilles de tout le monde, tous ne sachant pas apprécier la langue allemande à sa juste valeur.


Les très électro "The Heart Get No Sleep" et "We Found Us" avaient fait sensation lors de la précédente tournée, et c’est un plaisir pour la foule parisienne de retrouver ces deux morceaux dans le set. Combinés à deux titres de la nouvelle ère "Dream Machine", "Better" et "Cotton Candy Sky", cela nous donne une succession très dance, plutôt surprenante pour ceux qui avaient quitté le train Tokio Hotel après Zimmer 483.
Entre deux morceaux, le frontman s’adresse à son public ; il répète à de multiples reprises à quel point il est ravi d’être retour sur une scène parisienne, et on n’a aucun mal à le croire en voyant le large sourire illuminant son visage.

Petite accalmie ensuite avec "Run, Run, Run", puis l’ancien morceau "Black" (que les fans reprendront en chœur mais… dans sa version allemande, "Schwarz") et le tout nouveau "Easy".
Tom Kaulitz, guitariste et frère jumeau du chanteur, s’avancera ensuite sur scène avec sa guitare, et l’intro de "Girl Got A Gun" déclenche une nouvelle vague d’acclamations dans la salle. On retrouve des sonorités plus rock et ce côté électro adopté par le groupe depuis l’époque d’Humanoid – en 2009. Parlant de cet album, c’est justement le premier single qui en avait été extrait qui est le prochain morceau de la setlist : "Automatic". Bill invite quelques fans VIP à le rejoindre sur scène, leur tendant le micro à tour de rôle.


Puis arrive le si redouté « dernier titre ». Il s’agit de "As Young As We Are", l’un des morceaux chouchous des fans sur Dream Machine.
Quand le groupe quitte la scène à la fin de la chanson, le public ne tarde pas à le rappeler, scandant des « Tokio Hotel » à en faire trembler les murs. Bien sûr, la formation allemande est de retour quelques instants plus tard pour un petit quart d’heure supplémentaire. Nous avons droit au tube "What If", puis à l’incontournable "Durch Den Monsun" que, pour la première fois depuis le début de cette tournée européenne, le groupe interprétera en allemand et non pas en anglais.
C’est "Stop, Babe" qui clôture ce set parisien sur une note un peu mélancolique. Et les membres du groupe prennent tous le temps de saluer leurs fans avant de disparaître l’un après l’autre, jusqu’à ce que le batteur Gustav Schäfer se retrouve seul sur scène.  


L’un des points marquants de ce concert, c’est cet ultime moment, alors que l’Olympia vibre sous les cris des fans et que Gustav s’avance face à eux pour offrir une hola. C’est peut-être un détail insignifiant pour certaines personnes, mais pour les « die-hard fans », c’est tout un symbole – cela fait plus de dix ans que nous y avons droit à la fin d’un show de Tokio Hotel, et toutes les dates de cette tournée n’y ont pas eu droit !

Puis le batteur disparaît à son tour, laissant la scène déserte, mais le public n’en finit pas d’acclamer son groupe préféré. Une façon de dire « merci » à ses quatre musiciens, merci de ne jamais oublier de passer par la France, merci de continuer, merci d’exister.


Et que l’on soit fan de Tokio Hotel ou non, ce serait mentir que de dire que cette soirée n’a pas été agréable. L’Olympia n’a plus grand-chose à voir avec le Bercy sold-out de 2010, mais les fans les plus fidèles sont toujours là, et plus motivés que jamais à donner de la voix – plus pour chanter que pour hurler, désormais.

Ça fait toujours du bien de se retrouver face à des musiciens passionnés, de constater une évolution pour le moins évidente et parfaitement réussie. Tout nous porte à croire que les quatre Allemands ont encore de beaux jours devant eux et dans le cœur de leurs fans, quelle que soit la direction musicale qu'ils choisiront d'emprunter par la suite !



Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.

Merci à Elodie de HIM Media. 




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