jeudi 30 mars 2017

Live Report : State Champs + As It Is + Northbound @ La Boule Noire, Paris - 25/02/17

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Le rendez-vous pop-punk de ce début d’année, c’était ce 25 février à La Boule Noire. En guise d’invités, les talentueux et ultra-prometteurs State Champs, As It Is et Northbound. Une affiche qui donnait envie, et qui – pardon pour le spoil – a su combler toutes nos attentes.
La date affiche sold-out, des fans ont fait la queue de longues heures avant l’ouverture des portes pour s’assurer une place au plus près de la scène… Tout porte à croire que le terme de « phénomène » n’est ici pas hyperbolique.

Les premiers à monter sur scène sont les Floridiens de Northbound. La composition du groupe est un peu floue ; Northbound était en fait le projet solo de Jonathan Fraser, qui se fait accompagner par d’autres musiciens en tournée, mais peut-on véritablement parler d’un groupe ? Toujours est-il que ce soir-là, c’est bel et bien un groupe que l’on a sur scène, et que chacun des musiciens tente à sa manière d’apporter sa touche au show.



As It Is, deuxième groupe à prendre la scène de La Boule Noire d’assaut, semble très attendu par le public parisien, et l’arrivée de Patty Walters et de sa bande provoque des cris stridents auprès des fans des premiers rangs. La formation britannique jongle entre des morceaux issus de ses deux albums Never Happy, Ever After (2015) et Okay (2017), et pioche même un titre dans un ancien EP, This Mind Of Mine… datant de 2014. Il faut dire que le groupe s’est formé en 2012, et même s’il n’a pas chômé depuis, on ne peut pas vraiment parler de « vieux » morceaux.


La fanbase est jeune, dynamique, et reprend toutes les paroles en chœur. Sur scène, difficile de ne pas se dérider face au constant sourire du frontman, qui bondit dans tous les sens, s’imposant en tant que véritable maître du show et fait rire l’assemblée quand il se retrouve face à un micro réglé bien trop haut pour lui, lâchant « Je suis tout petit, moi… » d’un air penaud.


Le set fait la part belle au dernier album en date du groupe, Okay, sorti tout juste un mois auparavant, mais dont les morceaux sont déjà connus par les spectateurs. Les musiciens donnent tellement d’énergie sur scène qu’on ne peut qu’avoir envie de participer, et rares sont ceux qui restent de marbre face au pop-punk ultra-punchy de la formation britannique.


Et bien sûr, le morceau qui vient clôturer le set est le tube "Dial Tones". Le frontman Patty et le guitariste Ben, qui se partagent les parties vocales, ne paraissent même pas fatigués et on regretterait presque de ne pas pouvoir prolonger la soirée en leur compagnie – même si l’on sait que ce qui nous attend sera tout aussi bon !
Le groupe quitte la scène sous des applaudissements nourris, après que le frontman ait remercié le public conquis à de multiples reprises.



Faisons à présent place aux stars de la soirée, les très attendus State Champs que nous n’avions pas eu l’occasion de voir depuis septembre 2015 dans la capitale. Si ça ne paraît pas si long que ça, ça peut parfois l’être pour les jeunes groupes, qui n’ont pas encore eu le temps de s’imposer et risquent donc d’être vite oubliés par les fans.
Mais il est évident que le public français attendait patiemment le retour de la formation new-yorkaise, qu’il accueille avec un enthousiasme assourdissant.



On entame le set avec le très entraînant "Losing Myself", et le frontman Derek DiScanio, fidèle à lui-même, bondit d’un bout à l’autre de la scène dès les premiers instants, comme s’il était monté sur ressorts. Tout comme Patty Walters, il a ce visage souriant qui lui donne d’emblée un côté très sympa.
Les ressemblances ne s’arrêtent pas là ; les deux groupes fonctionnent parfaitement bien l’un à la suite de l’autre, tout en gardant chacun son identité. Voilà le genre de combo qu’on apprécie !


Les titres comme "Hard To Please", "Remedy", "If I’m Lucky" s’enchaînent et sont repris en chœur par le public. Pas de chichis du côté des musiciens ; ils sont toujours très proches de leurs fans, interagissant beaucoup avec eux. Il faut dire que Derek n’a aucun mal à faire bouger cette foule déjà motivée de base, qui répond avec enthousiasme à chacune de ses sollicitations.


 Quand il demande qui était déjà là lors de la première venue du groupe à Paris, nombreuses sont les mains qui se lèvent, et à en croire les cris qui accompagnent cette question, nombreux aussi seront ceux que nous retrouverons la prochaine fois.
Le tube "All You Are Is History" déclenche de nouvelles acclamations de la part des fans, qui se reprennent rapidement pour scander les paroles. 


Il est dommage que la scène de la Boule Noire soit si étroite, car on sent que les musiciens se sentent un peu serrés et préféreraient avoir plus d’espace pour s’exprimer (surtout à la fin du set d'ailleurs, quand le frontman invite une horde de fans à les rejoindre sur scène), mais tout nous porte à penser que lors de la prochaine venue du groupe dans la capitale, ils auront droit à une salle plus grande…


Quand arrive l’heure de dire au revoir aux Américains et à leur pop-punk-dynamite, on se rend compte qu’on n’a pas senti la soirée filer. La très bonne ambiance qui régnait tout au long du show et, surtout, la qualité des trois performances auxquelles nous avons eu droit ont mis tout le monde d’accord.

Si Northbound était le groupe le moins attendu ce soir, il n’en était pas moins une bonne surprise en live ! Et As It Is et State Champs, attendus au tournant, ont su combler les attentes de leur public français… L’excellente nouvelle, c’est que nous aurons la chance de revoir ces deux groupes lors du Longlive Rockfest qui se tiendra à Lyon les 12 et 13 juin ! Si vous étiez présents à Paris ce 25 février, c’est certain que vous aurez envie de revivre ça – et si vous n’étiez pas là, ne loupez surtout pas cette occasion en or !
Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. 
Merci à Ninon d'Alternative Live !

+ Pour revoir As It Is et State Champs au Longlive Rockfest, c'est par ici
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