dimanche 5 mars 2017

Live Report : A Day To Remember + Neck Deep + Moose Blood @ Le Trianon, Paris - 12/02/17

C’était l’une des dates les plus attendues de ce début d’année : A Day To Remember était enfin de retour dans la capitale pour un show en tête d’affiche après cinq ans d’absence (en salle). Pour cette unique date française, les fans avaient été très nombreux à faire le déplacement. Et pour ouvrir les festivités, que demander de mieux que Neck Deep et Moose Blood ? Retour sur cette belle soirée dans la suite du post.

Il y a peu de choses que les gens aiment moins que les lundis – à part peut-être les dimanches soirs. Mais ce 12 février, pas question de squatter le canapé devant une émission assommante ; nous avions rendez-vous au Trianon, l’une des plus belles salles de Paris, pour un concert des plus prometteurs. Les très attendus A Day To Remember étaient de retour, emmenant avec eux sur leur run européen les deux formations britanniques Neck Deep et Moose Blood.


Ces derniers sont les premiers à monter sur scène, alors que la salle est déjà bien remplie. Moose Blood compte un bon nombre de connaisseurs ici, dont certains fans qui ne se font pas prier pour scander les paroles en chœur avec Eddy Brewerton. Fondé en 2012, ce jeune groupe a déjà fait ses preuves sur le sol français, mais ce retour sur une si grande scène changeait la donne.  


Le groupe a sélectionné une demi-douzaine de morceaux pour mettre en jambe le public d’A Day To Remember sur cette tournée, dont "Gum", "Honey" ou "Bukowski". À l’annonce de certains titres, des connaisseurs lancement même des exclamations enthousiastes, et le frontman profite de chaque pause entre deux morceaux pour s’adresser aux fans.


Ce qui est plutôt drôle au Trianon, c’est que même en fond de fosse, quand il y a de l’ambiance devant, on le sent. Le parquet semble faire des vagues sous nos pieds, nous empêchant de rester immobiles – pas très pratique pour boire sa bière, certes, mais au moins tout le monde participe. Le groupe anglais conclut sa prestation avec "Knuckles", s’éclipsant ensuite sous des tonnerres d’applaudissements.


Rapide changement de plateau avant d’accueillir un autre groupe britannique, fondé lui aussi en 2012 mais qui occupe le devant de la scène depuis plus longtemps que le premier ; c’est à présent au tour de Neck Deep d’entrer en piste. Très appréciés ici, nous avons eu l’occasion de les voir à plusieurs reprises ces deux dernières années, et c’est à chaque fois un plaisir de retrouver la bande à Ben Barlow.


Là encore, le groupe ne fait pas face à un public d’inconnus ; les fans les acclament, leur réservant un accueil aussi explosif que leur entrée sur scène. L’énergie qui se dégage des musiciens est contagieuse, et c’est plutôt amusant d’observer le frontman gambader d’un bout à l’autre de la scène, son micro à la main.
Neck Deep n’ayant malheureusement pas de nouvel album à nous présenter, les titres interprétés ce soir sont tous plus au moins des morceaux « phares » du groupe – au bout de moins de cinq ans d’existence c’est une expression un peu exagérée certes, mais c’est en tout cas l’impression que cela donne au vu de l’accueil réservé à chacune de ces chansons. La plupart sont extraites de l’album Life’s Not Out To Get You ; nous avons ainsi droit, entre autres, à "Kali Ma", "Serpents" ou "December".



Sur scène, les musiciens sont tout sourire et pas timides pour un sou, n’hésitant pas à interagir avec le public dès que l’occasion se présente. Ben récupère même un drapeau français, offert par une fan des premiers rangs. Quand le chanteur demande à la foule de sauter, cette dernière ne se fait pas prier pour faire trembler le Trianon.


C’est l’énergique "Can’t Kick Up The Roots" qui vient clôturer ce set, Neck Deep confirmant une nouvelle fois que le pop-punk a encore de beaux jours devant lui ! Les Britanniques prennent le temps de saluer la foule, balançant médiators, baguettes et sourires aux fans des premiers rangs. Même si on est tous impatients d’accueillir la tête d’affiche de la soirée, il est vrai que beaucoup d’entre nous aurions souhaité que le set dure un peu plus longtemps… Reste plus qu’à espérer que le groupe reviendra rapidement dans l’Hexagone !


La pression semble monter dans le Trianon alors que nous attendons les « héros » du jour. Quand les lumières s’éteignent dans la salle et se rallument sur scène pour nous laisser voir A Day To Remember prendre place, l’euphorie est à son comble. Le groupe entame son set avec "Mr. Highway’s Thinking About The End", et d’emblée on comprend que les tremblements du sol de tout à l’heure n’étaient en fait qu’un entraînement.


Le frontman Jeremy McKinnon remplit son rôle de leader à la perfection dès les premiers instants, arpentant la scène d’un bout à l’autre. Un Ben Barlow déguisé en légume (une tomate allongée ? un piment rouge ?) vient le rejoindre sur scène armé d’un fusil à tee-shirts, qu’il balance dans la fosse et les balcons pour le plus grand bonheur des fans. Le show commence donc avec un public tout sourire et au meilleur de sa forme – que demander de plus ?


Peut-être de bons morceaux, mais à ce niveau-là on est servis également : "Paranoia", "Right Back At It Again"… tout s’enchaîne très rapidement, Jeremy prenant à peine le temps de saluer les fans. Cela ne pose problème à personne, l’ambiance est électrique et bondissante, le concert a d’ores et déjà comblé nos attentes.
On switche de "Fast Forward to 2012", titre qui fête ses dix ans, à "We Got This", "Bad Vibrations" et "Exposed", tous trois extraits du dernier album du groupe sorti l’année passée, mais personne ne bronche, l’enthousiasme ne faiblit pas et les paroles de chaque morceau sont reprises en chœur par la foule.


Le tube "Have Faith In Me", qui date quant à lui de 2009, déclenche une nouvelle salve de cris d’extase, et même de loin, on peut sentir que le pit est en constante ébullition. C’est un bonheur de pouvoir assister à un tel spectacle dans une si belle salle, et tout semble parfaitement orchestré, pas un seul bug ne saute aux yeux, le show est très carré, les musiciens savent ce qu’ils font et on sent qu’ils ont une gestuelle de scène quasi-mécanique – mais ne snobent pas leur public pour autant, échangeant regards et sourires avec même les fans debout à l’avant des balcons.


On ne voit même pas le temps passer et, au bout d’une quinzaine de morceaux, le groupe quitte la scène. Cette absence très brève laisse tout juste au public le temps de se réveiller pour demander un rappel, et Jeremy McKinnon réapparaît pour un morceau acoustique. C’est la belle ballade "If It Means a Lot to You" qu’il interprète maintenant, rejoint sur la fin de la chanson par le reste du groupe.


Mais ce n’est pas un, ni deux, mais bien trois morceaux auxquels nous aurons droit pour ce rappel ! Après "All Signs Point To Lauderdale" et quelques échanges de blagues avec le public, l’intro de "The Downfall of Us All" emplit la salle. Le résultat est explosif aussi bien sur scène que dans la fosse, et on a même droit à des canons de confettis multicolores.


Jusqu’au bout de leur set, A Day To Remember ont prouvé que cela valait le coup de les attendre si longtemps, et à en voir les mines épuisées mais comblées des fans qui se frayent un chemin hors de la salle, le groupe a largement su répondre aux attentes de tout le monde.

Pour l’un des premiers gros concerts de 2017, la barre a été placée très haut. Si vous n’avez pas pu être là, vous avez loupé une sacrée soirée – mais rassurez-vous, d’autres concerts géniaux sont à prévoir, et A Day To Remember a promis de revenir plus vite (notamment au Hellfest en juin prochain) !


Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. (site officiel)

Un grand merci à Alternative Live !




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