lundi 6 mars 2017

Live Report : Chelsea Grin + Betraying The Martyrs + Make Them Suffer + Void Of Vision @ Petit Bain, Paris - 11/02/17

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Ce samedi 11 février, nous avions rendez-vous sur la péniche du Petit Bain de Paris pour une affiche très prometteuse : Chelsea Grin en tête d’affiche, certes, mais aussi les Français de Betraying The Martyrs et les deux formations australiennes Make Them Suffer et Void Of Vision pour ouvrir le bal.

Le set de Void Of Vision commence relativement tôt, mais la foule est plutôt dense pour un début de soirée, vraiment pas de quoi rougir pour le groupe qui livre un set plutôt court mais à la hauteur des espérances, avec un chanteur énergique et monté sur ressorts qui se met le public dans la poche – même si les échanges restent encore un peu timides. Cette formation prometteuse a sans nul doute marqué quelques esprits ce soir-là, attirant quelques amateurs du côté du stand de merch dès la fin du premier set.

On enchaîne rapidement avec Make Them Suffer, que nous avons eu l’occasion de voir sur scène lors de la tournée Never Say Die!, qui avait fait un passage au Trabendo le 23 novembre dernier. Si nous n’en avions malheureusement pas gardé un souvenir impérissable, nous constatons rapidement que c’était en partie dû à la salle et au mauvais son de ce soir-là. Ce 11 février, le show est indéniablement meilleur et permet aux Australiens de rattraper le coup.



Nous notons l’absence de la claviériste et choriste Louisa Burton, remplacée sur la tournée – sans toutefois que son départ du groupe ait été confirmé de façon officielle. Cela dit, on peut se demander si un remplacement était vraiment nécessaire quand on voit que cette claviériste de substitution passe la majeure partie du set à faire de la figuration et que le groupe aurait très bien pu combler le vide avec des bandes son…



Dans la fosse, on repère quelques afficionados qui reprennent en chœur les paroles de morceaux comme "Widower", "Fake" ou "Ether". Après une bonne vingtaine de minutes de set, le groupe quitte la scène sous des applaudissements satisfaits ; il est l’heure de passer aux choses sérieuses !



Les très attendus Betraying The Martyrs sont les prochains à monter sur scène, et on sent l’enthousiasme de la foule monter d’un cran dès que les lumières s’éteignent à nouveau. Il semble évident qu’une partie du public parisien est davantage venue pour voir ce groupe français que pour la « vraie » tête d’affiche. La sortie de l’excellent The Resillient, qui semble faire l’unanimité auprès des différents magazines, mais aussi auprès des fans. C’est d’ailleurs un titre issu de ce nouvel opus qui donne le coup d’envoi du set ; "Lost For Words", un morceau inspiré par les attentats de janvier 2014 ayant touché Charlie Hebdo et la liberté d’expression en général.



Dans la salle, fans et proches du groupe reprennent les paroles en chœur avec Aaron Matts et Victor Guillet, le bateau se met rapidement à tanguer sous les mouvements qui agitent le pit. Entre deux morceaux, les musiciens prennent le temps d’échanger avec le public, et l’annonce du tube "Man Made Disaster" provoque une sorte de montée d’adrénaline, les fans se réjouissant à l’idée de pouvoir se défouler sur ce titre un peu plus ancien.



On enchaîne avec "Wide Awake", le dernier morceau du nouvel album ; les fans tâtonnent encore un peu mais le cœur y est, de toute évidence, et des acclamations toujours aussi enthousiastes viennent clore la chanson. Pour "The Great Disillusion", premier single extrait de The Resilient qui a été dévoilé il y a plusieurs mois déjà, pas de problème : la foule maîtrise ce morceau sur le bout des doigts, et embrayer sur les désormais cultes "Where The World Ends" et "Liberate Me Ex Inferis" permet au groupe de satisfaire les fans de la première heure.



Avant-dernier morceau de la soirée et dernier extrait de l’album The Resilient, "Unregistered" semble faire l’unanimité auprès du public parisien. Face à l’engouement pour ces nouveaux morceaux, le groupe assure que c’est la dernière fois qu’il se tient à l’écart des scènes parisiennes pendant si longtemps – promesse accueillie par des « On espère bien ! » de toutes parts dans la salle.
Après une petite dizaine de chansons et environ 45 minutes d’un show époustouflant, c’est déjà l’heure de dire au revoir à Betraying The Martyrs, qui clôturent leur set avec "Life Is Precious", le chanteur et claviériste Victor Guillet s’accordant un petit saut dans la foule.  



Si leur dernier album en date est une véritable pépite dans sa version studio, sa version live est tout aussi explosive ! Le seul point négatif de ce set, c’est qu’il était bien trop court (bon, niveau lumières on était pas au top non plus, mais ça ne nous a pas empêchés de profiter, ni de constater l’indéniable talent des six musiciens), mais on aura l’occasion de se rattraper très, très vite : le 1er avril – et non, ce n’est pas une blague, petits chenapans – le groupe sera en tête d’affiche du Heart Sound Metal Fest, à Sucy-en-Brie, et offrira à la foule un set entier.
Pour plus d’informations sur ce festival qui sert à la bonne cause, référez-vous à notre article !

Dernier changement express de plateau avant que les Américains de Chelsea Grin ne prennent la scène du Petit Bain d’assaut. Venus ici promouvoir leur dernier album, Self Inflicted, sorti quelques mois plus tôt, ils semblent bien décidés à prouver à leurs fans qu’ils en avaient encore sous le capot. Menés par le frontman Alex Koehler, les musiciens ne tiennent pas en place sur scène, interprétant avant tout les titres issus de ce dernier opus en date. Ce sont ainsi "Skin Deep", "Clickbait" et "Strung Out" qui viennent donner le ton de l’ultime set de la soirée.



Dans la salle, une grande majorité de connaisseurs certes, mais aussi quelques curieux venus pour Betraying The Martyrs et restés ensuite ; mais tout le monde semble être d’accord sur le fait que cela valait bien le coup.
Les pauses entre deux morceaux ne sont pas très longues, les échanges entre les musiciens et le public plutôt limités, mais le public exalté n’en tient pas rigueur dans ce Petit Bain déjà transformé en étuve (oui, très agréable).



Pour ne pas faire de jaloux, le groupe interprète des morceaux de chacun de leurs quatre albums, laissant cependant la part belle à Self Inflicted, qui représente quasiment la moitié du show. Mais les habitudes ont la vie dure, on le remarquera au moment du rappel : quand Chelsea Grin revient sur scène sous les cris d’une foule ultra-enthousiaste, c’est pour interpréter deux morceaux issus du premier album de la formation, Desolation of Eden. Nous avons donc droit à Cheyne Stokes et, enfin, Recreant, deux titres-phares du groupe, qui sont particulièrement bien accueillis par les fans français.



Les passages relativement fréquents de Chelsea Grin sur le sol français n’ont pas terni l’engouement des fans, toujours présents et qui l’ont une nouvelle fois prouvé pour ce nouveau concert, qui affichait quasiment complet. Et si l’excellente prestation du groupe est bien sûr à saluer, il faut également souligner le succès du retour de Betraying The Martyrs sur une scène parisienne. Il nous tarde déjà de revoir le groupe en action, d’abord à Sucy-en-Brie ou au Hellfest, puis espérons-le sur d’autres dates françaises d’ici la fin de l’année !

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. (site officiel)






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