jeudi 23 février 2017

Live Report : The Wonder Years + Trash Boat + Tiny Moving Parts @ Backstage By The Mill, Paris - 07/02/17

Retour dans l’une de nos salles parisiennes préférées (… et surtout, l’une de celles dans lesquelles on passe le plus de soirées), le Backstage By The Mill, pour une soirée sous le signe du pop-punk avec les Américains de The Wonder Years en tête d’affiche. Compte-rendu de la soirée à lire dans la suite du post !

Il est 20 heures quand Tiny Moving Parts donnent le coup d’envoi de la soirée, face à une foule relativement dense. Et ce soir, pas de jaloux : les gens ne sont pas venus uniquement pour la tête d’affiche, chacun accordant de l’importance aux trois groupes qui se succèderont sur la scène, avec parfois même une préférence pour les deux premiers.


Dylan et Matthew, respectivement guitariste et bassiste du groupe, se partagent les parties vocales et interagissent à tour de rôle avec un public visiblement plus que satisfait de cette mise en bouche. Leur set comporte huit morceaux, dont les titres "Headache", "Common Cold" ou encore "Birdhouse", et dure environ une demi-heure, de quoi combler les amateurs – et il y en a, ce soir !
Quand les musiciens originaires du Minnesota tirent leur révérence et quittent la scène du Backstage, des applaudissements nourris les accompagnent.


Après un rapide changement de plateau, les Britanniques de Trash Boat prennent le relais. Même si nous les avons vus relativement souvent ces derniers mois, c’est toujours un plaisir de les retrouver en live ! Débordant d’une énergie communicative, ils ne tardent pas à dérider les fans qui leur font face, et on peut compter sur le frontman Tobi Duncan pour motiver ses troupes.


Le show s’ouvre sur "How Selfish I Seem", et les morceaux s’enchaînent rapidement, même si les musiciens profitent de chaque instant de répit pour échanger avec leurs fans français. Tobi prend même le temps de raconter que le matin du show, le groupe a fait un tour à Disneyland – une grande première pour eux – et qu’il leur est arrivé une petite mésaventure au moment de vouloir repartir. Pour la troisième fois consécutive, leur van venait de les lâcher sur la route de Paris. Mais le chanteur précise qu’à chaque fois, ils avaient trouvé le moyen d’être à l’heure pour le concert, ne se laissant pas dépasser par ces imprévus. Prouesse acclamée par les fans !


Car ce groupe tout jeune (il a été fondé en 2014) a d’ores et déjà un public de fidèles en France, qui reconnaissent les morceaux dès les premières notes et reprennent les paroles en chœur. Là aussi, on peut affirmer avec certitude que certains sont là davantage pour Trash Boat que pour la tête d’affiche ! Le spectacle est rythmé, les titres se suivent sans forcément se ressembler, et l’on peut affirmer qu’on assiste ce soir à ce qui est sans nul doute la meilleure prestation parisienne de Trash Boat à ce jour. Le set s’achève sur "Strangers", et le groupe disparaît pour laisser place à la tête d’affiche de la soirée.



Sans trop de fioritures encombrantes, The Wonder Years arrivent sur la scène du Backstage à l’heure prévue, face à une foule compacte et plutôt sage. Après plus de 10 ans, les cinq Américains ont de la bouteille, cela se ressent à l’instant même où ils prennent possession de cette scène parisienne.


Des morceaux comme "Local Man Ruins Everything", "I Don’t Like Who I Was Then" ou "Washington Square Park" se succèdent assez rapidement, repris en chœur par un public enthousiaste qui ne loupe pas une occasion de le faire savoir.
Les premières notes de "Cardinals", extrait de No Closer To Heaven, le dernier album en date du groupe, déclenchent une nouvelle ovation de la part des fans français. Si The Wonder Years est là ce soir, c’est en effet avant tout pour présenter son nouvel album. La setlist est donc truffée de titres récents comme "A Song For Patsy Cline", "Brothers &", "Cigarettes & Saints", "A Song For Ernest Hemingway" ou encore "Palm Reader".




Dans la fosse, pas de gros mouvements de foule à signaler, on assiste plutôt à une sorte de communion entre les musiciens et leur public majoritairement composé de fidèles (dit comme ça, c’est vrai qu’on se croirait presque à la messe). The Wonder Years est une valeur sûre et n’a plus vraiment à faire ses preuves ; la qualité est au rendez-vous, le public aussi, ça reste un concert relativement intimiste certes, mais au moins on sait pourquoi on vient.



La setlist est composée d’une quinzaine de morceaux et d’un rappel, "Came Out Swinging", sur lequel Tobi Duncan, frontman de Trashboat, vient rejoindre le groupe sur scène. Puis l’heure de rallumer les lumières sonne, et les musiciens visiblement satisfaits du concerts qu’ils viennent de livrer prennent le temps de remercier les fans ayant fait le déplacement et nous laissent vaquer vers d’autres occupations, des mélodies pop-punk plein la tête. 

























Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.

Merci à Ninon d'Alternative Live.




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