vendredi 18 novembre 2016

Live Report : Pierce The Veil + letlive. + Creeper @ Trabendo, Paris - 29/10/16

Encore un concert qui affichait sold-out cet automne ! Et pour cause : après trois ans d’absence sur le territoire français, les Californiens de Pierce The Veil étaient enfin de retour, accompagnés par nuls autres que les très appréciés letlive et Creeper. Une soirée prometteuse qu’il ne valait mieux pas manquer. 

Un samedi au beau milieu des vacances scolaires : la date ne pouvait pas mieux tomber pour certains (et surtout certaines), venus très tôt pour s’assurer d’avoir des places au plus près de leurs idoles. Les plus chanceux – ou plutôt, ceux qui ont payé plus que les autres – ont même droit à un meet & greet avant le show, ce qui leur permet de prendre la pose avec le groupe. 



Quand les portes ouvrent, les fans se précipitent dans la salle pour s’emparer des premiers rangs. C’est le phénomène anglais Creeper qui a pour tâche d’ouvrir le bal ce soir, et les musiciens sont acclamés avec enthousiasme au moment de monter sur scène. On a du mal à croire que le groupe est né il y a tout juste deux ans quand on voit l’engouement qu’il provoque auprès du public parisien, pourtant réputé si difficile ! 



Le chanteur Will Gould est au centre des attentions, et le « horror punk » du groupe fait son petit effet dans la fosse, où les connaisseurs reprennent les paroles de morceaux comme "Suzanne" et "Black Mass" en chœur. Le set de Creeper, très dynamique, est aussi très court, et les derniers arrivés ont tout juste le temps de se mettre dans le bain que le frontman remercie le public parisien avant de s’éclipser. 


Quand les lumières s’éteignent pour la deuxième fois, la plupart des fans des premiers rangs, venus surtout pour Pierce The Veil, ne savent pas vraiment à quoi s’attendre. Mais quand letlive. prend possession de la scène du Trabendo, on le sent passer ! À peine est-il apparu que le frontman Jason Butler va déjà sauter dans le public (pas en mode crowdsurf, mais plutôt en mode « Jésus qui marche sur l’eau », assommant l’une ou l’autre fan du front row). Les connaisseurs se fraient illico un chemin jusque dans la fosse, ouvrant un premier mosh-pit, encore un peu timide. 


Et  c’est parti pour une bonne demi-heure haletante : on ne sait plus où donner de la tête à essayer de suivre le terrible frontman, qui ne peut s’empêcher de sauter dans tous les sens, dans la fosse puis sur l’estrade de la batterie sur laquelle il manque de s’écraser. Il suffit qu’on le quitte des yeux trois secondes pour qu’on le perde de vue ! 



Le  chanteur s’est totalement approprié le Trabendo, qui lui servira de salle de jeux pendant toute la durée du set. Les musiciens sont complétement relégués au second plan, tous les regards sont rivés vers Jason, qui va s’asseoir sur le rebord d’un mur, à presque trois mètres de hauteur, avant d’embarquer son micro jusqu’à l’autre bout de la salle, escaladant le petit balcon du Trabendo. Débarrassé de sa barbe et rasé de près, on aurait presque pu croire que le chanteur s’était assagi. Mais loin de là ! Difficile de dire si c’est uniquement l’adrénaline qui le met dans un tel état d’euphorie, en tout cas c’est impossible de rester de marbre face à un tel spectacle. 



Les nouveaux morceaux comme "Good Mourning, America" font l’unanimité auprès du public, qui répond avec tout autant d’enthousiasme à ceux désormais cultes, comme "Renegade 86’". Et quand, après un dernier bain de foule, Jason annonce qu’il est pour eux l’heure de passer le relais à la tête d’affiche de la soirée, il faut avouer qu’on aurait bien signé pour quelques chansons supplémentaires (mais ce n’est sans doute pas l’avis des plus jeunes fans calées aux premiers rangs qui ont dû éviter les pieds et jets de bouteilles du chanteur). 



Toujours est-il que le Trabendo vibre presque d’excitation lors des instants qui précèdent l’arrivée sur scène de Pierce The Veil. Alors quand les lumières s’éteignent une nouvelle fois, que l’intro du set retentit dans la salle et que les ombres des quatre Californiens apparaissent, c’est l’euphorie dans le public. 
C’est "Dive In", le premier morceau explosif du dernier album du groupe, Misadventures, qui donne le coup d’envoi du dernier set de la soirée. Et quel coup d’envoi ! Les cris sont remplacés par des chants, et le public ne tarde pas à se mettre à bouger – l’enthousiasme de cette foule ne fait qu’enfler à l’entente des premières notes du tube "Caraphernelia", l’un des titres emblématiques du groupe. 



Sur scène, les musiciens donnent leur maximum – et si Vic Fuentes est au centre de la scène, tous les quatre se retrouvent à un moment ou à un autre au centre de l’attention. Ultra-complices, ils n’hésitent pas à prendre la pose ensemble pour les photographes – et au plus grand bonheur des fans. L’énergie qu’il dégage est communicative, il est impossible de rester de marbre face aux sourires des musiciens, qui ne feignent pas une seconde leur bonheur d’entamer cette tournée européenne ce soir-là à Paris, qui plus est dans une salle comble. 



Vic prendra la parole à de multiples reprises pour remercier les fans d’être venus, parfois de loin (autour de nous, nous avons des Anglais, quelques Néerlandais ou Allemands qui ont fait le déplacement pour ne pas manquer ce premier show). Puis on enchaîne avec deux morceaux extraits du nouvel album, "Texas Is Forever" puis "The Divine Zero", deux titres très rapides qui remuent le pit. 


Sur "Bulletproof Love", le frontman peut tendre le micro à la foule sans hésiter ; les Parisiens connaissent ce morceau sur le bout des doigts et n’ont pas peur de crier les paroles jusqu’à en couvrir la musique, ce qui fait d’ailleurs beaucoup rire les artistes. 
Vic Fuentes est un véritable entertainer et sait parfaitement comment distraire ses fans entre deux titres, trouvant toujours les bons moments et le timing parfait pour faire rire, sans casser le rythme du show. 



Derrière ses fûts, son petit frère Mike Fuentes n’est pas en retrait comme le sont malheureusement trop souvent les batteurs. Son charisme et son énergie attirent le regard alors qu’il ne cesse de s’agiter sur son tabouret, cherchant lui aussi à interagir autant que faire se peut avec le public. À l’avant de la scène, Tony Perry et Jaime Preciado adressent de multiples sourires aux premiers rangs, gambadant d’un bout à l’autre de la scène. Personne ne reste immobile très longtemps ici, les musiciens transpirent la bonne humeur et rien que pour ça, cela valait le coup de faire le déplacement. 


Après "Floral & Fading" et le plus ancien "Kissing In Cars", les oreilles affutées reconnaissent l’intro du précédent album du groupe, Collide With The Sky, et savent ce que ça veut dire : c’est "Hell Above" qui va suivre ! 
La température monte encore d’un cran, et le quart d’heure qui va suivre sera consacré au précédent album du groupe, sorti en 2012. Déjà quatre années ont passé, mais l’accueil réservé aux extraits de cet opus en dit long sur le fait qu’il reste quelque part le chouchou des fans. 



On  garde le même punch pour "Bulls In The Bronx", et avant d’enchaîner avec la suite Vic prend quelques instants pour demander à la foule d’accueillir à nouveau Jason Butler sur scène, qui est en featuring sur le morceau "Tangled In The Great Escape" et fait donc le plaisir aux fans de venir l’interpréter avec Pierce The Veil, restant un peu plus sage que lors du set de letlive (cette fois-ci on ne le retrouvera pas à l’autre bout de la salle). 
Les fans réservent une nouvelle ovation au chanteur du groupe de première partie, puis Vic prend deux minutes pour expliquer que la chanson suivante était très appréciée des fans et lui avait été inspirée par l’une de ses amies d’enfance, résumant brièvement les faits sous des « Oooh » attendris du public. Voilà donc "Hold On Till May", qui permet à la fosse de reprendre ses esprit quelques instants, avant que le groupe ne quitte la scène. 


Mais bien entendu, ce n’est pas fini pour ce soir : les frères Fuentes, Jaime et Tony refont très rapidement leur apparition sous des acclamations franches et méritées. Vic dédie le morceau suivant, "Circles", à Paris – plus tôt dans l’après-midi, Jaime nous avait expliqué ce qui avait inspiré ce morceau extrait de leur dernier album, l’interview sera mise en ligne d’ici deux semaines sur notre site, ne la loupez pas pour les explications ! 

On repart donc pour un tour, toute la salle vibre sous l’excitation de la foule. Les musiciens se défoulent et s’éclatent au moins autant que les fans, et quand Vic annonce que le dernier titre de la soirée sera "King For A Day", tout le monde se passe le mot pour faire honneur au groupe et donner de la voix – peut-être que cela fera revenir les Californiens plus rapidement ? 


C’est donc sur une note très, très positive que s’achève cette soirée, les infatigables musiciens ayant conservé de leur énergie jusqu’aux derniers instants, offrant au public parisien le meilleur d’eux-mêmes. 

Voici un show qui méritait largement d’être complet, et quand on voit les sourires béats des fans qui quittent la salle, on se demande franchement pourquoi le groupe n’a pas plus souvent l’occasion de venir nous voir dans l’Hexagone… 
En tout cas, Pierce The Veil ont offert à Paris une soirée mémorable, un show à la hauteur de toutes les espérances qui figurera sans nul doute sur mon Top 10 personnel des meilleurs concerts de 2016 !




Texte : Laurie B. 
Photos : Mathilde M.

Setlist 

Dive In 
Caraphernelia 
Texas Is Forever 
The Divine Zero 
Bulletproof Love 
Floral & Fading 
Kissing In Cars 
May These Noises Startle You in Your Sleep Tonight 
Hell Above 
Bulls in the Bronx 
Tangled in the Great Escape 
Hold On Till May 
---
Circles 
King For A Day 

Merci à Ninon d’Alternative Live. 




1 commentaire :

Anonyme a dit…

Un très bon concert de Pierce The Veil mais j'ai trouvé que la setlist était mal organisée avec des morceaux ou des intro longues qui tombaient au mauvais moment. Letlive à part le show du chanteur le son était tellement mauvais que j'avais hâte que ça termine. Un dernier mot pour remercier tous ces gens qui prennent des vidéos du concert, bras tendu avec leur smartphone. C'est vraiment super pour gêner la vue de ceux qui sont derrière...