mercredi 23 novembre 2016

Live Report : Ice Nine Kills + Affiance + Shields + 7 Years Back @ Backstage By The Mill, Paris - 11/11/16

Ce vendredi 11 novembre, nous nous étions donné rendez-vous au Backstage By The Mill de Paris – eh oui, encore – pour la première date française d’Ice Nine Kills. Une soirée à revivre dans la suite du post.

Le coup d’envoi des festivités était donné par 7 Years Back, cette formation parisienne très prometteuse assurant ici son tout premier concert face à un public composé d’amis et de curieux. Le groupe a sorti son premier EP intitulé Heartdust le 4 novembre et vient donc présenter ses premiers morceaux.



Au chant, nous retrouvons Alex Vincent-Rey, que nous avions connu au sein d’Our Theory, et qui se retrouve cette fois avec bien plus de chant clair que ce à quoi il avait pu nous habituer. À ses côtés, des musiciens issus d’autres groupes de la scène parisienne ; si c’est le premier show de 7 Years Back, les membres du groupe sont en revanche habitués à se retrouver sur scène, et ça se sent. Ils sont tous très à l’aise et offrent au Backstage un set plutôt court mais ultra-énergique, excellente mise en jambe pour la suite de la soirée.



7 Years Back, c’est tout à fait le genre de groupes que l’on aime voir émerger, et au vu des réactions survoltées du public, tout laisse à croire que nous n’avons pas fini d’entendre parler d’eux !



Vient ensuite le tour de Shields, un groupe de chevelus britanniques qui propose un son beaucoup plus metal, mais se retrouve étrangement face à un public bien moins fourni (les amis et la famille ayant quitté la fosse pour féliciter 7 Years Back, sans doute). Cela dit, le dynamisme du groupe et le côté très sympathique du souriant frontman ne tardent pas à attirer l’attention, et les Parisiens se laissent séduire, saisissant l’opportunité de se défouler dans le pit.




Le set dure un peu moins d’une demi-heure, et tout le monde – le groupe comme le public – semble satisfait à la fin. Si Shields ne présente rien qui soit révolutionnaire, ce qu’il fait, il le fait bien, et ça impose forcément le respect.



On enchaîne rapidement avec Affiance, un groupe américain plus « ancien », qui s’apprête à souffler sa dixième bougie. Le premier élément marquant de ce set, c’est la voix quasi-envoûtante du chanteur Dennis Tvrdik. L’énergie que dégage le groupe motive le public à bouger et à applaudir à chaque fin de morceau ; même si peu de gens semblent connaître Affiance, personne ne reste de marbre. L’univers plus « dark » et heavy de la formation originaire de Cleveland semble convaincre les Français : bon point pour cette dernière ligne droite avant d’accueillir enfin le groupe de tête d’affiche de la soirée !



Un très bon set express, encore une fois, et tout nous porte à croire que nous aurons l’occasion de revoir ce groupe sur le sol français dans les prochains temps, en compagnie pourquoi pas de groupes comme Killswitch Engage, Miss May I ou Stray From The Path, avec qui ils ont déjà tourné.



Mais ceux que tout le monde attend ce soir, ce sont les quatre Américains d’Ice Nine Kills, venus tout droit de Boston, qui montent sur la scène du Backstage peu après sous des acclamations très enthousiastes.
C’est la première fois que le groupe se produit sur une scène française, et il faut dire que l’accueil réservé par la foule parisienne est plutôt encourageant. Le chanteur Spencer Charmas s’empresse, au bout de deux ou trois morceaux, de remercier les fans français d’Ice Nine Kills, qui ont pour certains parcouru quelques centaines de kilomètres pour ne pas louper ce moment.
Le dernier album de la formation, Every Trick In The Book, est sorti il y a déjà presque un an (décembre 2015), mais l’année qui a précédé cette tournée européenne a été très chargée pour le groupe, avec notamment un spot sur l’affiche 2016 du Vans Warped Tour.



Ice Nine Kills propose un genre musical plutôt authentique, que les musiciens appellent eux-mêmes « theatricore », et mêlent une musique rock/métal à des sonorités qui rappellent des films d’horreur ou l’univers de Tim Burton. Pour Every Trick In The Book, le groupe a expliqué que chacune des chansons de l’album est inspirée d’une œuvre de littérature (Roméo et Juliette, Alice aux Pays des Merveilles, Mr. Jekyll & Mr. Hyde ou encore L’exorciste pour n’en citer que quelques-uns), ce qui rend l’univers d’Ice Nine Kills d’autant plus passionnant et intriguant.



L’accent est d’ailleurs bien mis sur ce dernier opus en date, que les fans semblent particulièrement apprécier.  Quand Spencer annonce le titre "Hell In The Hallways", il provoque l’hystérie chez certains d’entre eux – notamment dans les premiers rangs – mais il faut dire que, malheureusement, le public reste très statique pour un tel concert, alors que l’on pourrait s’attendre à voir bien plus de mouvements.



Le groupe enchaîne pas mal de morceaux issus de son nouvel album, tels qu’"Alice, The Plot Sickens", "Star-Crossed Enemies" ou encore "Tess-Timony". Puis, Spencer annonce "Me, Myself & Hyde" comme étant « le dernier morceau de la soirée », et l’on constate une sorte de regain d’énergie chez les fans (à moins qu’ils n’apprécient particulièrement cette chanson). Toujours est-il que d’un coup, on remarque que le pit se met à remuer un peu plus – dommage qu’il ait fallu tout le set pour que ça se réveille un peu.
Cela dit, le public ne se fait pas prier pour rappeler le groupe à peine celui-ci a quitté la scène. Ice Nine Kills revient peu après pour un dernier titre, "The Coffin Is Moving", et Spencer décide de faire confiance aux fans des premiers rangs pour le porter pendant quelques instants. Il est ensuite déjà l’heure de dire au revoir au groupe.



Visiblement satisfaits de leur soirée, les quatre musiciens quittent la scène en affichant de larges sourires. Du côté du public, nous avons tous pu assister à un très bon show, et même si la foule n’était pas des plus motivées (ou motivantes), cela n’en reste pas moins une bonne soirée.
Avec un univers si théâtral et original, la seule chose qu’Ice Nine Kills devrait ajouter à son show pour le rendre encore meilleur, c’est une véritable mise en scène, des décors, des costumes, du maquillage… Peut-être que les Américains y ont droit, quand le groupe se produit dans des salles plus grandes ; toujours est-il qu’on espère que la prochaine fois, les Bostoniens auront ici aussi l’opportunité de se produire face à une foule plus dense, car ils le méritent incontestablement !

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. (site officiel)

Merci à Alternative Live





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