mercredi 9 novembre 2016

Live Report : Don Broco + Merge + The One Hundred @ La Maroquinerie, Paris - 23/10/16

Le 23 octobre dernier, la Maroquinerie accueillait en son antre une étape de la première tournée européenne comme tête d’affiche de Don Broco. Les Anglais emportaient avec eux leurs compatriotes de The One Hundred et nos Frenchies de Merge. Ce concert, initialement prévu à La Boule Noire, puis relocalis en raison de la forte demande, affichait complet depuis déjà quelques semaines. Alternativ News était de la fête ! 

On arrive à la Maroquinerie vers 17h30, interview avec le groupe oblige, et l’on constate de très nombreuses personnes dans la queue malgré la pluie battante. On nous apprend même que certaines personnes sont arrivées tôt ce matin, même que d’autres, afin d’être tout devant pour le concert, ont passé la nuit devant la salle… ONT DORMI DEVANT LA MAROQUINERIE ! Cela ne nous empêchera toutefois pas d’être contre la scène pour profiter des trois formations. 

Premier constat : la salle est remplie aux trois quarts de filles. Il n’y a pas un seul garçon (artistes exceptés) dans un cercle de rayon de 3 mètres autour de nous et on entend quelques remarques liées à la taille de la salle, que beaucoup n’imaginaient pas si petite, la grande majorité du public ayant déjà vu Don Broco en partie de Bring Me The Horizon au Zénith ou de 5 Seconds Of Summer à Bercy.




Vers 20h, The One Hundred arrive sur scène. La bande composée de Jacob Field au chant, Tim Hider à la guitare, Phil Kneller à la basse et aux chœurs et de Joe Balchin derrière les fûts propose un style musical qui mélange des sonorités metalcore et hip-hop avec une couche de sons électroniques qui n’est pas sans rappeler Enter Shikari. Le groupe démarre la soirée très fort et le public est bouillant, répondant aux nombreuses sollicitations de Jacob et les siens, sautant dans tous les sens, certains iront même sur la scène pour slammer un peu.


Pas  de doute, si on entend parfois plus de remarques sur les bras musclés du batteur que sur la qualité de la musique en elle-même, ces mêmes personnes mettent une ambiance folle dans la salle. The One Hundred proposera un set relativement court, d’environ 20 minutes pendant lesquelles on pourra entendre notamment les singles "Unleashed" et "Downfall". La qualité est également au rendez-vous: les réglages sonores ne sont pas trop mauvais, la prestation scénique est convenable bien qu’un peu statique (Jacob Field danse cependant de nombreuses fois sur scène) et la communication avec le public est très présente. Les bases sont posées pour la suite.


Setlist The One Hundred 
1 – Kingsmen 
2 – Tale Of Two Cities 
3 – Monster 
4 – Disengage 
5 – No FKX 
6 – Breed 
7 – Unleashed 
8 - Downfall 

Et la suite justement, c’est Merge qui s’en charge. Ce groupe qu’on a l’habitude de voir sur de nombreuses dates parisiennes revient donc à domicile pour un soir (Merge accompagne Don Broco et The One Hundred sur cette tournée européenne) et nous présente son nouveau line-up (Tim et Max, respectivement nouveau bassiste et nouveau chanteur, ont rejoint le Merge il y a quelques mois seulement).


Dès le début du set, Merge nous plonge dans son univers via ses jeux de lumières et ses ambiances musicales plutôt sombres, bien ponctuées par les touches électriques de la batterie de Kazu. Le public adhère immédiatement. Malheureusement, on n’entend que très peu la voix de Max aux premiers rangs, les réglages du micro n’étant pas optimums, par contre rien à dire à propos des instruments, notamment la guitare de Charly. 


Le  quinquet est très motivé et la foule le lui rend très bien en l’acclamant à chaque morceau. L’audience a d’ailleurs fait son travail car les paroles des morceaux connus, comme "Recovery" par exemple, sont reprises par une bonne partie de la salle, l’autre partie étant trop occupée dans les pogos au milieu de la fosse. Sur scène, Tim ne cesse de remuer partout et de chauffer l’audience pendant que Julien oscille entre ses claviers et sa guitare. Les Parisiens nous joueront 6 titres au total, dont 5 sont issus de leur futur album Ineffable à paraître le 2 décembre, le dernier étant l’inévitable "Sacré Cœur".


La  performance est relativement bonne tant visuellement qu’auditivement (malgré les quelques problèmes de micros qui n’ont toutefois pas affecté le son de la salle), les jeux de lumières sont très travaillés, les musiciens sont dynamiques sur scène et la musique entendue ce soir nous donne fortement envie d’aller jeter une oreille à l’album à venir (Merge sera en concert à La Flèche d’Or de Paris le 2 décembre pour la release party de leur deuxième album Ineffable avec Tri Hidden Panic et Paerish en première partie), même si maintenant c’est Don Broco que l’on souhaite voir. 


 Setlist  Merge 
1 – The Exit 
2 - Ineffable 
3 – Recovery 
4 - Soaring 
5 – The Password 
6 – Sacré Cœur 

C’est un peu après 21h30 que les lumières s’éteignent pour accueillir la tête d’affiche, inutile de préciser que la Maroquinerie hurle de folie. Les Anglais débutent leur soirée avec leur tout dernier morceau à la chorégraphie étrange : "Everybody" histoire de mettre tout le monde dans le tempo. Toutes les paroles sont scandées par les nombreux fans présents ce soir et de nombreux pogos sont déjà lancés dans la fosse. Bien que déjà au rendez-vous, l’ambiance est montée d’un cran.




Sur scène Rob Damiani (chant) et sa clique composée de Simon Delaney (guitare), Tom Doyle (basse) et Matt Donnelly (batterie + chœurs) sont accompagnés par leur musicien de tournée Adam Marc au clavier (et cowbell pour "Everybody" notamment). Ce joyeux carré d’as plus joker est toujours aussi fou sur scène (notre chroniqueur du soir avait déjà pu les voir en première partie de Young Guns il y a 4 ans) et c’est toujours aussi rafraîchissant. 


La  setlist est très énergique, tous les gros titres y passent : "You Wanna Know", "What You Do To Me", "Priorities"… Le public est toujours aussi enthousiaste (parfois trop) en témoignent les nombreuses acclamations, toutes les paroles reprises au mot près et les nombreuses réactions du genre « ooooooh il m’a regardée », « oooooh il m’a parlé » ou encore « aaaaah il a regardé mon téléphone » (l’emploi du féminin ici est dû au fait que, comme nous le disions plus haut, nous étions entourés uniquement de filles). Le groupe apprécie la soirée, il s’agit d’ailleurs pour eux « du meilleur concert de la tournée ». Vérité ou simple phrase répétée chaque soir, les larges sourires visibles sur la tête des différents musiciens (notamment Tom) ne trompent pas.


Le  public a de nombreuses occasions d’interagir avec ses idoles qui nous font toujours chanter plus fort avec leurs hymnes "Fire", "Hold On", "Actors"… Les fans de la première heure seront d’ailleurs ravis d’entendre "Thug Workout", titre issu du EP de 2008 du même nom et ne se feront pas prier pour se faire reconnaître dans la salle (cela dit, les fans plus récents connaissent eux aussi les paroles). 
Le set est très énergique, le son est irréprochable, les lumières sont calées parfaitement avec la musique et surtout la salle au complet prend son pied ! 


Pendant  environ une heure, Don Broco met tout le monde d’accord en nous servant des titres de tout leur répertoire dans une parfaite cohérence (Rob nous disait dans notre interview à venir sur AN qu’avec leur nouveau public, c’était une véritable problématique d’intégrer des morceaux de leurs réalisations précédant Automatic, leur deuxième album).



Le  moment du rappel arrive bien trop vite et c’est sur "Superlove" et "Money Power Fame" que nos amis originaires de Bedford proposent aux Parisiens de s’époumoner une dernière fois et concluent une soirée riche en découvertes et en émotions. Don Broco prouve ce soir plus que jamais que c’est un groupe qui mérite vraiment d’être vu en concert ! 

Setlist Don Broco 
1 – Everybody 
2 – You Wanna Know 
3 – What You Do To Me 
4 – Whole Truth 
5 – Hold On 
6 – Fire 
7 – Priorities 
8 – Further 
9 – Actors 
10 – Nerve 
11 – Fancy Dress 
12 – Thug Workout 
13 – I Got Sick 
14 – Automatic 
15 – Superlove 
16 – Money Power Fame


Remerciements à Ninon d’Alternative Live, Valérie de JMT Consulting et Mark Kozuch, tour manager de Don Broco.

Texte : Axel G.
Photos : Mathilde M. (site officiel)




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