vendredi 7 octobre 2016

Live Report : Moose Blood + Luca Brasi + Atlas For Home @ Paris, Le Pop-Up Du Label - 01/10/16

Il faisait bien frais en cette soirée du 1er octobre 2016. L'automne est tombé brutalement ! Le concert de ce soir arrive donc à point nommé : on prolonge l'été, mais on garde les feelings automnaux. Et ça, Moose Blood sait très bien le faire. Accompagné de Luca Brasi, un chouette groupe de punk-rock australien, et des petits gars locaux de Atlas For Home, ils n'auront pas fait mentir leurs textes et leur musique, en témoigne l'énorme enthousiasme du public, et la prestation de chaque groupe ce soir au Pop-Up du Label de Paris.

Malheureusement, le timing toujours aussi pénible entre la banlieue et Paris m'aura empêché de voir Atlas For Home. J'espère fortement pouvoir vous en parler la prochaine fois que l'occasion se présentera, ayant eu écho de leurs sons il y a quelques temps par Valentin (chant / guitares), situés dans cet entre-deux pop-punk / alt-rock que représentent The Dangerous Summer ou Angels & Airwaves, des groupes qui font partie des influences des garçons.



Nous voilà en revanche tous et toutes bien présents pour assister au set de Luca Brasi... Une petite découverte pour nous, et elle fût à la hauteur de nos attentes : ils correspondent fortement à l'esprit général de la headline, tout en apportant des influences qui leur son propre, une vibe plus punk-rock au sens "true" du terme. Trois quarts d'heure de refrains chantés en sing-along par une petite fanbase française, de morceaux catchy et super-énergiques, et de petits instants de douceur quasi-emo. À noter que le groupe existe depuis 2009, soit cinq ans de plus que le groupe anglais, et qu'ils ne prennent de l'ampleur que maintenant !


Aussi cool que fût cette petite surprise venu d'Océanie, quand bien même elle a très précisément chauffé l'ambiance, il faut avouer que ce n'était qu'un prémice, un tout petit début de ce qu'allait réellement être cette soirée : la fête ! Il faut dire que Moose Blood était très attendu en France, d'abord par le microcosme emo-underground à la sortie du superbe EP Moving Home en 2013, puis par de plus en plus de kids venus du pop-punk et d'horizons différents à partir de la sortie de I'll Keep You In Mind, From Time To Time, et qui ont pu les découvrir au Batofar en première partie de Man Overboard l'an dernier. Et force était de constater que ce soir-là, en effet, il était très facile de se sentir vieux, tant le public était constitué d'adolescent.e.s. De quoi garantir une ambiance certaine, pourrait-on juger hâtivement, mais cette idée s'est concrétisée quasi-instantanément, dès les premières notes de "Pastel", présent sur l'album Blush, un disque où le groupe rend sa musique encore plus catchy mais pas moins chargée en émotions, en ont également témoigné "Honey" et "Knuckles", deux autres bombes de ce dernier.



La foule a explosé en sing-alongs et en gentilles bousculades (ou en pogos un peu plus pénibles) sur "Bukowski", l'un des hits du groupe depuis ses débuts. Et ce sans discontinuer tout le long du concert, ce qui étonnait les musiciens, et les faisait même marrer (on cherche un peu comment le prendre, pour tout avouer). Après tout, on était là pour ça : chanter tou.te.s ensemble ces recueils plein de tendresse et de chaleur, une chaleur d'ailleurs étouffante dans cette petite salle ou nous étions bien à l'étroit pour ce concert complet, mais qui ceci dit peuvent faire se sentir leur auditoire célibataire terriblement seul, surtout lorsque l'on assiste au concert à côté d'un couple de copains-copines et d'un autre couple espagnol enthousiaste et on ne peut plus complice...



Maintenant, petit coup de gueule. Soyons d'accord : un tube, c'est un tube. Lorsque le groupe le joue en live, il est fortement dommage qu'il soit gâché, et l'intérêt est d'ailleurs qu'il joue sans ce dit gâchis. Et c'est précisément ce qui a failli se passer pour le superbe "Shimmer", l'ether aux accents post-rock de Blush, l'une des chansons les plus emo que le groupe ai composé depuis bien longtemps, et où une partie du public passait le temps à discuter... À tel point qu'un solennel et assuré "Fermez vos gueules !" a été hurlé du fond de la salle. Merci à ce spectateur : on ne gâche pas les vrais instants de musique, point.



Cette remise en place n'a cependant pas un seul instant refroidi l'ambiance, qui aura pour sûr donné beaucoup de force et d'enthousiaste à un groupe pas bavard du tout et même assez détaché, mais qui ont interprété leurs morceaux avec classe et envie, Autant les derniers morceaux de la bande que d'autres tels que même si les quelques tics de voix de Eddy Brewerton gachaîent un peu les intentions des morceaux où il le plaçait. Et le son, bien que très fort, était relativement correct. Au final, un chouette concert avec beaucoup de bonnes vibes, et qui a donné du baume au coeur.

Merci à Alternative Live !

Texte par Guillaume D.
Photos par Mathilde M. (site officiel)





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