lundi 10 octobre 2016

Chronique Express : Yellowcard - S/T

Avec cet album éponyme, Yellowcard nous disent adieu. Ils nous avaient déjà dit au revoir avant de faire un retour fracassant en 2011. Cette fois, en toute apparence du moins, on a la sensation que l’on assiste à la vraie fin de Yellowcard. Non pas que les membres ne s’entendent plus, loin de là. Mais la vie a pris le dessus ce coup-ci. Mais ce qu’on aime, c’est qu’à la manière d’Anberlin, le groupe part en lâchant un dernier album et une dernière tournée. 10 nouveaux titres pour laisser les fans faire leur deuil en chanson. Mais alors, que vaut-il ce dixième album ? Si on se base sur leur discographie entière, il poursuit l’évolution logique de la bande jusqu’à Lift A Sail, leur album le plus à part. Là, on se retrouve pile poil après l’excellent Southern Air. Le pop-punk des premiers albums a quasiment totalement disparu, au profit d’un son plus emo-rock. On trouve des grosses guitares sur les énormes "Got Yours" et "Savior’s Robes" : deux refrains imparables plus tard, on est sur le cul. Mais comme Lift A Sail a laissé des traces, "Rest In Peace", "What Appears" ou encore "Empty Street", jouent la carte de la continuité avec de beaux passages atmosphériques et bourrés d’émotion. Il y a bien quelques passages entendus et téléphonés comme sur "The Hurt Is Gone" ou "A Place We Set Afire". En fait, rien de particulier à leur reprocher, ce sont de bons titres où rien ne dépasse, mais où les mélodies sonnent vraiment réchauffées et où le côté cheesy est trop fortement présent. A contrario, les ballades "Leave A Light On" et "I’m A Wrecking Ball" fonctionnent bien. La première, piano/voix, de plus de 5 minutes, où rien n’est en trop, la voix de Ryan se mariant parfaitement avec les cordes et les claviers. La seconde, où une forte influence midwestern ressort (à l’image de la pochette) où on imagine la bande sur le porche d’une ferme au fin fond du Wyoming. Mais on ne peut pas parler de cet adieu sans mentionner "Fields & Fences" : 7 minutes où Yellowcard prouve encore à qui en douterait que leur talent et leurs chansons vont manquer. Alors, cette sortie constitue-t-elle leur meilleure offrande ? Non. Non, car le groupe a sorti tellement de tubes que l’on n’a pas le recul nécessaire pour juger cet album par rapport au reste de la discographie. Mais une chose est acquise : les 5 de Jacksonville resteront comme un des groupes les plus talentueux de leur génération et cet album ne déroge pas à la règle. Yellowcard est mort, vive Yellowcard !

4/5
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Guillaume W. 




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