dimanche 30 octobre 2016

Chronique Express : Jimmy Eat World - Integrity Blues

Integrity Blues fait sortir Jimmy Eat World de sa zone de confort. Déjà en employant Justin Meldal Johnsen derrière la console. Le bonhomme, responsable des albums de M83 ou encore du dernier Paramore en date, donne à cette 9ème réalisation, un son à la fois ample, propre et riche en atmosphères. Attention, on retrouve encore les 4 Arizoniens comme on les a toujours connus et aimés. Le phrasé si reconnaissable de Jim Adkins est présent de fond en comble ici. La haute teneur en émotions du disque est une preuve irréfutable qu’ils arriveront toujours à foutre le frisson. L’aspect familier de certains morceaux allié à cette envie de s’aventurer vers des structures inédites pour eux, donnent un mélange à la fois porté vers leur propre passé et leur futur. Dès l’ouverture "You With Me", on sait qu’on a à faire à Jimmy Eat World, aucun doute n’est permis. Pourtant l’intro avec guitare et chœurs font clairement penser à ce que peut produire Mew. Il en est de même pour "Pretty Grids" où ces quelques notes de piano, cette basse saturée, et le traitement des voix donnent ce côté atmosphérique cher à nos Danois favoris. Et que dire de l’ovni de la galette, le morceau-titre : une sorte d’a capella où cuivre, cordes et synthé font carrément penser à Sigur Ros. Mais le tout à la sauce Jimmy Eat World, et ça c’est fort. Les amoureux de leurs morceaux plus rock ne seront pas déroutés car les grosses guitares ne sont pas en reste non plus : "Sure and Certain", "Get Right", le final presque stoner de "Pass The Baby" et "Through" régaleront les fans de Bleed American et pousseront le bouton nostalgie des auditeurs. Et un album de Jimmy Eat World ne serait jamais un album de Jimmy Eat World sans ces morceaux longs, déliés, tire-larmes dans le bon sens du terme (pas cheesy) : ‘’You Are Free’’ et son refrain magique porté par la batterie de Zach Lind, la sublime ‘’The End Is Beautiful’’ et cette ligne qui résonnera encore longtemps : ‘’It doesn’t have to hurt anymore’’ et la magnifique ‘’Pol Roger’’ qui vous emmène vers les étoiles pour aller direct vers l’infini et au-delà. Impossible de rester de marbre face à ce petit bijou d’emo/indie rock, et ce n’est pas peu dire que Integrity Blues est sûrement le meilleur album du groupe depuis Futures. On ira même plus loin en disant qu’il s’agit du mélange parfait entre Bleed American et Futures, et qu’à coup sûr, il sera un des albums phares de cette année 2016.

4,5/5
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Guillaume W.  




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