lundi 26 septembre 2016

Live Report : MOTHXR @ La Maroquinerie, Paris - 13/09/16

Retour sur la soirée exceptionnelle organisée par Super! et Kitsuné mardi 13 septembre 2016 à La Maroquinerie de Paris, avec en tête d'affiche le groupe MOTHXR. Un moment magique et plein de poésie à revivre dans la suite du post (et que l'on espère d'ailleurs pouvoir revivre très vite "pour du vrai" !).

C’est un mois de septembre relativement tranquille à Paris, niveau concerts. Ce mardi 13, il nous fallait donc nous rendre à La Maroquinerie pour voir MOTHXR, ce groupe originaire de Brooklyn que nous avions loupé en mars dernier (semaine de rush Enter Shikari/Simple Plan/Crossfaith/Burning Down Alaska oblige).

En première partie, les Britanniques de Courts et le Français Namast LL’ se chargent de chauffer le public. Si le premier groupe fait l’unanimité et récolte des applaudissements et acclamations bien méritées, le second, un rappeur qui semble avoir ramené dans la salle tous ses potes, sa famille, ses voisins, met littéralement le feu à la Maroquinerie. Les gens reprennent les paroles, sautent, viennent high-fiver le jeune chanteur.

Mais le groupe que tout le monde attend, c’est le quatuor mené par le charismatique chanteur-acteur Penn Badgley. Quand les membres de MOTHXR arrivent sur scène après 22 heures, c’est l’euphorie dans la foule. La salle est quasiment remplie, il fait déjà très chaud, mais la température vient de grimper de quelques degrés encore. 





Le groupe ouvre son set avec "She Can’t Tell" ; les téléphones se lèvent un peu partout dans la salle, les fans reprennent les paroles en chœur. Caché sous une masse de cheveux bouclés, Penn ne semble pas laisser son public indifférent, et on ne compte plus les « I love you » scandés à travers la salle, qui ne sont pas relevés par le leader du groupe. Pour être tout à fait honnête, ces élans d’amour viennent un peu ternir le concert ; MOTHXR sont tellement bons en live que c’est vraiment dommage que leurs morceaux soient à ce point ponctués de déclarations d’amour déplacées. Mais bon, c’est la preuve d’un engouement certain !
Au moins, on ne pourra pas reprocher aux fans de ne pas connaître les morceaux : "Underground" ou "Stranger" sont entonnés par une majeure partie du public, et quand Penn présente le morceau-titre de leur album, "Centerfold", et qu’il demande qui a déjà pu écouter celui-ci dans son intégralité, c’est encore une fois la plus grande partie de la salle qui lève la main.

S’ensuit l’excellent et planant "Wild Ride", et MOTHXR nous transportent dans un univers bien à eux ; impossible de détacher son regard de la scène, impossible de ne pas fredonner les paroles ou de se laisser bercer par les mélodies envoûtantes de la formation sortie tout droit de Brooklyn. Le très busy Jimmy Giannopoulos (producteur, musicien au sein de multiples formations, scénariste, et on en passe des meilleures) est remplacé sur la tournée. Penn Badgley lâche çà et là quelques mots en français qui ne manquent pas de faire réagir les fans.



Après "Victim" et le tube "Easy", le groupe remercie son excellent public et quitte la scène. Il ne faut pas dix secondes aux fans pour réclamer à grands cris un rappel – il manque en effet l’un des morceaux phares du groupe, l’excellent "Touch". Une minute plus tard, MOTHXR est donc, en toute logique, de retour sur scène.

Penn empoigne une guitare, et cet ultime titre gagne encore en intérêt quand il est interprété en live. Les musiciens peuvent s’en donner à cœur joie sur les parties non-chantées en mode semi-impro, le public danse, chante, et applaudit à tout rompre une fois que les membres de MOTHXR relâchent leurs instruments.



MOTHXR, c’est une chose en version studio, c’en est une autre version live : même si le rendu est très fidèle à ce qu’on connaît, voir les musiciens sur scène révèle une nouvelle facette d’eux, de leur musique, et prouve que leur premier album Centerfold n’est que le début d’une belle aventure. Non seulement on ressort de La Maroquinerie sans la moindre déception, mais avec un engouement renforcé pour ce groupe prometteur, qui a d’ores et déjà fait ses preuves.

Notre seul conseil ? Foncez ! Écoutez, regardez, prenez le temps de découvrir cette toute jeune formation qui vient de souffler sa deuxième bougie. 


Texte : Laurie B.
Photos : Chloé Glasshart https://www.instagram.com/chloeglasshart/

Merci à Chloé Corbelin et William Royer, ainsi qu'à toute l'équipe de Kitsuné pour cette superbe soirée. 




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