lundi 5 septembre 2016

Live Report : Festival de Dour @ Jours 4,5 - Dour, Belgique - 16-17/07/16




Alternativ News vous emmène pour la première fois au coeur d'un des plus gros festivals d'Europe (235 000 personnes sur les 5 jours). Plus de 300 artistes et groupes ont joué sur les neuf scènes de la plaine de la Machine à Feu. Quand on connaît la réputation du DOUR festival en termes de programmation aventureuse et éclectique acquise au cours de ces 27 dernières années, le défi était de taille pour la rédaction de faire rentrer tout ce petit monde dans notre ligne éditoriale. Pas plus fou que de passer 5 jours et 5 nuits en mode de vie festival.

Voici venir le moment que vous attendez tous, le report du week end ! Véritable institution pour les initiés, découverte magique pour les autres, un moment à ne rater sous aucun prétexte. Nous sommes enfin parvenus au bout de nos rushes vidéos et mon Dieu que ce fût long! Nous avons sélectionné pour vous la quintessence de ce week end dense en termes de programmation et chargé d'émotions. La plaine de la Machine à Feu est un lieu où tout ce mélange, vous l'avez bien compris. Après 3 jours pleins et à force d'errance dans les marées humaines nous allons à présent devoir puiser dans nos réserves d'énergie pour affronter ces 2 jours. Comme on dit, le meilleur reste à venir !



Afin de faire honneur au samedi comme il se doit, nous attaquons les hostilités par la Cannibal Stage avec les hardcoreux parisiens de The ARRS qui, malgré le public peu nombreux, donneront toute l'énergie qu'ils ont. De quoi patienter correctement jusqu'à l'arrivée de nos petits chouchous, Being As An Ocean. C'est à croire que ces derniers passent plus de temps à tourner en Europe que sur leur propre sol. On ne va pas bouder notre plaisir ! Joël, égal à lui même, va se montrer très généreux avec le public passant une bonne moitié du concert à gigoter dans la fosse et offrant son corps au public aussitôt que l'occasion se présente à lui. Il aura également quelques mots bienvenus suite à la tragédie survenue quelques jours plus tôt à Nice. Au final c'est une configuration et un horaire de passage qui nous offriront les meilleures conditions possibles pour apprécier ce show à la fois puissant et introspectif. Notre session rock'n'roll se terminera par un show survolté de Frank Carter qui revient foutre le bordel après son passage remarqué lors du Groezrock en avril dernier.



Nous voilà partis nous reposer sur un air un plus léger et profiter du soleil qui brille maintenant sur l'ensemble du site. Direction, la "Red Bull Elektropedia" pour bouger son booty au son des Hollandais barrés de Dope D.O.D. L'ambiance décontractée est bien présente. la magie du festival opère une fois de plus, nos repères sont complètement brouillés et nous nous sentons simplement bien.

Après une petite sieste réparatrice, nous anticipons l'arrivée du plus célèbre groupe Islandais sur la Last Arena. En effet, Sigur Ros est très attendu sur fond de couché de soleil. Leur prestation a d'ailleurs été magnifique. Les mots ne sont pas assez forts pour retranscrire ce que nous avons vu et que vous apercevrez dans le vidéo report. La musique cristalline du combo est couplée à des écrans LED distillant des animations à couper le souffle. Tout est exécuté avec grande classe et le public environnant est envouté. Nous nous sentons enveloppés dans cette communion qui à elle seule valait le déplacement journalier à Dour. La plaine ne s'y trompe pas et entamera un clapping digne des quarts de finale de la coupe d'Europe afin de remercier chaleureusement les Islandais. 



Nous choisirons de finir tranquillement la soirée par le live percussions de N'To, un petit gars originaire de Marseille qui a fait son petit bonhomme de chemin. Rencontré pour la première fois lors d'un de ces premiers lives dans une discothèque perdue du sud de la France, il a 8 ans de celà, l'émotion est grande de le voir animer le chapiteau plein à craquer de la "Jupiler Dancehall". C'est encore l'effet Dour, qui opère l'euphorie des grands soirs en somme. 



Le dimanche qui se préparait à être plus soft dans nos agendas, sera finalement tout aussi chargé en découvertes et en baffes inattendues. Jugez du peu: nous avons chillé une bonne partie de l'après-midi à la  "Red Bull Elektropedia" au son de très bons DJs tel que l'éternel Kerri Chandler ou encore Maya Jane Coles. Un dernier détour par notre scéne favorite de la Canibal stage pour apercevoir The Bronx ou encore la claque prise à la petite maison dans la prairie avec le live band de David August. La suite de la nuit sera un retour dans le passé avec les sets de Boys Noize et le finish complètement fou de Mr Oizo. 

Après ces 5 jours forts en découvertes musicales, en fabuleuses rencontres et en dépassement de soi, il est vrai qu'il est dur de sortir de cette bulle mais l'envie de retrouver le calme et son petit confort se fait quand même grandement ressentir chez les festivaliers les plus téméraires qui seront restés jusqu'au lundi matin, 12h, horaire de fermeture officielle du camping. Pour notre part, nous vous laissons en compagnie de la deuxième et dernière partie de notre report vidéo en espérant vous donner le goût de vous joindre à cette grande famille au mois de juillet prochain !




Textes & Vidéo : Martin G.
Photos : Martin G. et Festival de Dour

Merci à Damien Corbel et à toute l'organisation du Festival de Dour

LIVE REPORT (+vidéo) des JOUR 1, 2 et 3



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