lundi 12 septembre 2016

Chronique Express : Of Mice & Men - Cold World

On peut dire qu'il était attendu ce nouvel opus de la bande à Austin Carlile, et n’y allons pas par quatre chemins, ce Cold World est très loin d’être une réussite. Visiblement très marqué par sa tournée avec le géant californien Linkin Park, la réédition de Restoring Force montrait de nouvelles pistes annonçant la couleur pour ce qu’allait être ce nouvel et quatrième album. "Pain", premier single de la galette, montrait une face pourtant très agressive, mais sera malheureusement la seule dans cette veine. "Game Of War" ouvre les hostilités d’une manière assez étrange. Une ballade ne décollant pas un seul instant pour ouvrir un album estampillé post-hardcore/nu-metal ? Quelle drôle d’idée. Après tout, force est d’avouer qu’aucun des morceaux ci-présents n’a l’impact adéquat pour débuter un disque. Hormis les deux titres sortis en single rien ne retiendra vraiment l’oreille. On peut tout de même sauver "Contagious" ou encore "Relentless" et ses scratchs rigolos, ainsi que "The Lie", morceau tout à fait correct, mais c’est à peu près tout. "The Hunger" possède l’un des refrains les plus irritants qui soit à cause d’un chant plaintif et poussif à souhait, et le reste défile dans l’indifférence la plus complète. On a l’impression de se retrouver en 2002 lorsque des groupes comme TrustCo. se prenaient pour des cadors… Côté nouveauté, on remarque qu’Austin impose sa voix claire au detriment de son timbre écorché. Le traitement de celui-ci est d’ailleurs étrange, rendant le tout comme forcé. La production ne sauvera pas les meubles. Au final, on peut dire qu'Of Mice & Men s’est planté, et en beauté.

2/5
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Axel R.




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