jeudi 28 juillet 2016

Live Report : DOWNLOAD FESTIVAL PARIS, Jour 2 - 11/06/16

Retour sur le deuxième jour de cette première édition française du Download Festival ; revivez cette journée à travers notre live report, à lire dans la suite de l’article.

14 h 00 

Les festivaliers se mettent en place face à la Stage 3 – aujourd’hui, c’est là-bas qu’est donné le coup d’envoi avec Shinedown. Retranchée à l’espace presse pour une interview (d’un groupe japonais qui montera sur scène plus tard dans l’après-midi), je les manque de peu. 

Mais je file ensuite vers la Mainstage, pour profiter au maximum du set d’Apocalyptica. Armés de leurs fidèles violoncelles, Eicca, Perttu et Paavo arpentent l’immense scène de long en large, jouant avec les caméras qui suivent chacun de leurs pas. Les virtuoses font preuve d’une prestance remarquable et parviennent très rapidement à charmer les sceptiques. Les premières minutes du show, les musiciens sont seuls sur scène et présentent au public parisien des morceaux 100% instrumentaux.



Mais Eicca demande ensuite à la foule d’accueillir leur chanteur Franky Perez, membre à part entière du groupe depuis l’année passée. Apocalyptica n’ont jamais eu de chanteur attitré, préférant collaborer avec divers artistes. Mais pour leur dernier album en date, Shadowmaker, sorti en 2015, ils avaient décidé de mener des auditions pour trouver une seule et unique voix [pour plus de détails, vous pouvez relire notre interview réalisée en février 2015]. Et on ne peut que saluer l’excellent choix de Franky Perez pour remplir ce rôle quelque peu périlleux. Le chanteur fait preuve d’une énergie communicative, il sait motiver ses troupes et son charisme indéniable attire bien des regards.



Le « cello metal » qui est la signature d’Apocalyptica prend avec ce frontman une nouvelle dimension ; et alors que le set s’approche de sa fin, Franky s’éclipse à nouveau, laissant les applaudissements aux musiciens. 


15 h 15 

De l’autre côté du site, ce sont Mass Hysteria qui ont pris possession de la Stage 2 face à un public assez parsemé, mais composé en bonne partie de connaisseurs et de fervents admirateurs, qu’ils soient ados ou quinquas. Et l’engouement de cette foule attire un bon nombre de curieux qui étaient attroupés sous les chapiteaux du bar à vin et de la cidrerie, tandis que certains partiront à l’opposé du site pour admirer la prestation d’Arcane Roots.



Les musiciens français sont déterminés à prouver qu’ils ont toujours leur place sur une si grande scène, et la réception du public laisse croire que c’est totalement justifié. Un pit en ébullition, un wall of death, un frontman qui va à l’encontre des fans dans les premiers rangs… Le genre de show que l’on ne verra pas au Download britannique, mais qui a tout à fait sa place sur la programmation de cette première édition parisienne.



Une fois ce show terminé, la foule se dirige vers la Main Stage, sur laquelle montent les seniors de Saxon, venus faire profiter au public français de leurs quarante ans de carrière. Mais nous ne pouvons malheureusement pas rester pour assister au show – interview oblige. 


17 h 00 

En revanche, nous sommes à l’heure pour la suite du programme, les yeux rivés vers la Stage 2 alors que les jeunes Japonais de ONE OK ROCK débarquent en trombe face à un public relativement épars, mais composé en majorité de fans venus parfois uniquement pour voir ce groupe-là. Des titres comme "The Way Back", "One Last Dance" ou "Memories" sont repris en chœur par les fans admiratifs.



Sur scène, les Japonais font preuve d’une prestance scénique époustouflante et délivrent un show excellent à tous points de vue. Pleins d’énergie, les musiciens arpentent la Stage 2 d’un bout à l’autre, et il n’y a absolument rien à redire à la prestation vocale du chanteur Taka. Pas besoin de quelconque décor ; le quatuor occupe tout l’espace qui lui est donné et prouve qu’il a le dynamisme nécessaire pour cadrer dans un tel festival. ONE OK ROCK, que nous avions découvert à l’Olympia en décembre dernier, est un groupe qui mérite amplement l’enthousiasme qu’il déclenche.



C’est d’ailleurs dommage que les festivaliers ne se soient pas davantage intéressés à ce groupe, qui vaut le détour et n’a sans nul doute pas fini de faire parler de lui. En tout cas, nous avons été séduits dès décembre par ce talentueux groupe (et oui, c’est bien avec eux que nous avons eu l’opportunité de nous entretenir ; l’interview sera prochainement en ligne sur notre site), et leur show sur cette immense scène n’a fait que nous confirmer ce coup de cœur. 


18 h 00 

On passe d’un groupe japonais à un autre. Sur la Main Stage, c’est le trio BABYMETAL qui est maintenant attendu par une impressionnante masse de festivaliers (on ne va pas se mentir, ce sont davantage des curieux que des afficionados). Primé « Best Live Act » par les Kerrang Awards, on se dit que forcément, ça vaut le détour. 
Un bruit sourd, comme un coup de gong, vient sonner le début du show. Les deux écrans géants de part et d’autre de la scène diffusent une vidéo d’introduction ; on sent que le groupe a essayé de s’intégrer dans un contexte mythologique, qu’il y a une vraie mise en scène, ce qui est plutôt rare dans le cadre d’un festival quand on n’est pas la principale tête d’affiche. Une dizaine de protagonistes capés de blanc apparaissent, marchant en file indienne, et traversent doucement la scène, on sent que l’arrivée des trois chanteuses/danseuses est imminente mais d’un coup, tout s’arrête. Les vidéos, la musique, les hommes en blanc… De toute évidence, quelque chose a sauté et ce n’était pas du tout censé se passer de la sorte. 
L’équipe technique du Download tente de rectifier le tir au plus vite et repasse les écrans vidéos aux cameramen, qui se chargent de filmer la foule pour faire patienter cette dernière. On voit alors toutes sortes de déguisements (plusieurs teams de Power Rangers, un Pikachu, des animaux divers, des filles montées sur les épaules de leur mec ou d’un pote qui montrent fièrement leurs atouts féminins aux caméras…) et le temps passe un peu plus vite, mais au bout d’une vingtaine de minutes tout le monde commence à se lasser, y compris les cameramen, qui filment alors les panneaux de sortie du festival, puis le t-shirt « Festival de tocards » d’un spectateur. Ça reste bon enfant et tout le monde saisit le second degré, mais ça commence à faire vraiment long – et si tout le monde semble conscient du fait que cet incident est totalement indépendant de la volonté du festival, le ras-le-bol du public se dirige en revanche vers BABYMETAL. Un nombre important de spectateurs se détournent de la scène et préfèrent profiter de ce moment de silence (aucun autre groupe ne joue en parallèle) pour se diriger vers les bars des alentours.

Quand, enfin, les choses bougent à nouveau sur scène et que la musique reprend, la marée humaine qui fait face à la Main Stage lève les yeux vers les trois adolescentes qui débarquent dans leurs habituelles robes noires bordées de rouge et leurs couettes. Ça hurle dans les premiers rangs, ça fronce les sourcils vers l’arrière, où sont rassemblés tous les sceptiques, mais le spectacle attire tous les regards… du moins pendant les premières minutes. 
Il faut dire que la plupart de ces curieux se lassent vite du show : chorégraphies enfantines – mais ultra-synchronisées – voix minaudantes, chant japonais… Instrumentalement, rien à redire, c’est bel et bien du metal. Et les jeunes chanteuses mettent toute la bonne volonté du monde à effectuer leurs petites chorégraphies, trépignant sur l’immense scène. Certains sont en extase, c’est vrai, et ce n’est pas mauvais, mais cette formule ne semble pas séduire la majeure partie de la foule du Download parisien. Les Français n’adhèrent pas vraiment à ce produit marketing, qui fait pourtant fureur à travers le monde. Mais c’est rigolo, et puis de toute façon il n’y a rien à voir ailleurs, alors on reste un peu à observer le phénomène BABYMETAL faire son show. 


19 h 00 

À la fin de ce spectacle (car oui, c’était finalement plus un « spectacle » qu’un concert pour une bonne partie de la foule), certains se dirigent vers la petite scène, sur laquelle Twin Atlantic sont attendus, mais la plupart foncent vers la Stage 2, où les Suédois d’Amon Amarth s’apprêtent à donner le coup d’envoi de leur show sur une scène agrémentée de deux proues de drakkar. Effets pyrotechniques, headbangs, solos de guitare et ce que certains pourraient qualifier de « chants de barbares » : ici, c’est clairement le Nord !



Mais les Scandinaves sont plus des virtuoses que des barbares, et impressionnent par leur dextérité et la justesse vocale et instrumentale. Ils présentent notamment des extraits de leur dernier album en date, Jomsviking, sorti plus tôt cette année.





Mais on ne s’éternise pas, car à l’autre bout du festival, les Écossais de Twin Atlantic ont déjà bien entamé leur set face à une foule un peu timide. Mais qu’est-ce qu’ils sont bons ! Leur rock alternatif semble avoir pris du galon au fil des ans, et leur album GLA, dont la sortie est prévue en septembre, est on ne peut plus prometteur. Les quelques morceaux qui en sont extraits reçoivent un accueil chaleureux de la part des fans ; notamment le tube "No Sleep", sur lequel Sam McTrusty, le frontman du groupe, s’octroiera même un bain de foule, traversant cette dernière et allant chanter avec les festivaliers. Un très beau moment, un très beau set ; Twin Atlantic était censé revenir à Paris le 27 juin, mais la date a été annulée au dernier moment. Espérons qu’il ne se passera pas trop longtemps avant qu’on ait l’occasion de les revoir ! 


20 h 00 

Après un quart d’heure de pause, pendant laquelle une bonne partie des Parisiens se dirigent vers les stands de boissons et de nourriture, ce sont Biffy Clyro qui arrivent sur scène pour un show des plus bruts de la journée. Pas de fioritures, pas de mise en scène, juste un groupe ultra-talentueux qui retient l’attention de tout le monde. Écossais eux aussi, et eux aussi là pour présenter leur dernier album – pas encore sorti à ce moment-là –, les musiciens imposent clairement le respect.



Biffy Clyro a droit à une heure sur la Main Stage, ce qui permet au public français de découvrir ou de réentendre une quinzaine de morceaux, les plus récents se mariant parfaitement aux anciens. Pas de gros mouvements dans la foule, pas de « jump, jump » ; on peut pleinement profiter de ce set pour reprendre son souffle, déjà excités à l’idée de voir Korn plus tard dans la soirée. 



Quand le trio et leurs musiciens live s’éclipsent sous un tonnerre d’applaudissements, il est temps pour nous de traverser – encore une fois – la pelouse de Longchamp pour rejoindre la Stage 2 et Jane’s Addiction. Pour le premier morceau, le public est très, très épars. Ça se densifie quelque peu au cours du set, mais sans énorme engouement non plus (à quelques exceptions près évidemment, car il y a également des fans de la première qui sont venus retrouver leur groupe favori des années 80).



Danseuses dénudées, chorégraphies provocantes, un frontman qui semble avoir un peu perdu de sa prestance (la faute à la bouteille peut-être), des problèmes techniques ; ce set n’est de loin pas celui qui nous bluffera le plus aujourd’hui. Sans doute que la majeure partie des non-fans n’ont pas énormément apprécié le spectacle non plus, en tout cas, nombreux sont ceux qui tournent le dos à la Stage 2 pour se rabattre vers The Inspecteur Cluzo sur la Stage 3 ou boire un dernier coup avant le bouquet final (… c’est d’ailleurs ce qu’on choisit de faire). 



22 h 30 

Une impressionnante marée humaine revient se former devant la Main Stage. Alors que les festivaliers étaient moins nombreux aujourd’hui, on a du mal à croire que le site puisse accueillir davantage de personnes ; plus aucun brin d’herbe n’est visible, le public occupe tout l’espace jusqu’aux tentes, bars et compagnie, et on n’en voit plus le bout. 
Korn débarque sur scène alors que le soleil n’est pas tout à fait couché et c’est parti pour une heure trente d’un show magistral comme le groupe sait les faire. Présent sur un nombre impressionnant de scènes de festivals cet été, Korn ne fait pas partie de ces groupes qui se laissent vraiment désirer (contrairement par exemple à Iron Maiden qui clôturaient la veille et signaient là leur unique date française), mais de nombreux nostalgiques se font un plaisir de les voir et de les revoir à chaque occasion.



Quand les premières notes de "Right Now" retentissent, on sent que le public est au taquet et prêt à répondre à toutes les sollicitations du frontman, Jonathan Davis. Et effectivement, la foule est très réceptive ce soir – plus encore sur les anciens morceaux, désormais cultes. On remarque que le public français est surtout composé de nostalgiques de fin 90/début 2000.



Les musiciens ont tous gardé une sacrée énergie, et ce spectacle sublimé par des jeux de lumières merveilleux, captive toute l’audience. Korn n’ont plus grand-chose à prouver, mais ils confirment ce soir qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot et que la retraite, c’est pas demain la veille (remarque, quand on sait que les vétérans de Saxon ont foulé cette même scène quelques heures plus tôt, on se dit que Jonathan et sa bande ont encore le temps de voir venir la fin de leur carrière). 

"Somebody Someone", "Falling Away From Me", "Coming Undone", "Shoots And Ladders", on enchaîne tout ça, Jonathan profitant de quelques pauses pour glisser des petits messages de remerciements au public de ce premier Download français. 
Nous avons ensuite droit à un incontournable « drum solo », le temps pour les autres membres du groupe de reprendre des forces pendant que le batteur donne tout ce qu’il a face à une foule en extase.
 


Après leur cover de "Another Brick In The Wall" de Pink Floyd, les musiciens sortent de scène sous une salve d’applaudissements enthousiastes. Mais on le sait tous : le concert ne peut pas être fini. Des milliers de personnes se mettent à réclamer Korn d’une même voix, et le groupe réapparaît au bout de quelques secondes pour un dernier run. 
"4U", "Faget", "Got the Life" et enfin "Freak on a Leash" viennent clôturer cette deuxième journée de festival, Jonathan Davis semble ravi de l’accueil réservé à son groupe, et face à lui, la foule du Download l’est tout autant du show auquel elle vient d’assister.



Que l’on soit fan, nostalgique ou sceptique, un concert de Korn est toujours bon à prendre. Ça fait du bien de retrouver certains morceaux cultes dix ou quinze ans après leur sortie, et d’avoir l’impression qu’ils n’ont pas pris une ride (et que nous non plus). 



Personnellement, même si j’ai passé une très bonne journée, j’ai été légèrement moins convaincue par ce deuxième jour que par le premier. Certains groupes se sont largement démarqués des autres, à mes yeux : les prestations de ONE OK ROCK, Twin Atlantic, Apocalyptica et évidemment Korn ont été mes favorites. Au niveau de l’échange artiste/public, Mass Hysteria c’était vraiment pas mal aussi. 
Pour ce qui est des déceptions, en première ligne et sans hésiter, je citerais BABYMETAL, et je sais que je ne suis pas la seule à penser cela. Si les fans y ont trouvé leur compte, je m’attendais à quelque chose de plus bluffant, de plus entraînant. Mais c’est une bonne chose qu’on ait pu se faire une véritable idée de ce à quoi ça pouvait ressembler en les voyant face à nous. 

Rendez-vous très vite pour le compte-rendu de la troisième et dernière journée du Download Paris !

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M (site officiel)





2 commentaires :

Anonyme a dit…

la critique de babymetal est d'un ridicule, on dirait que c'est le seul groupe vraiment métal de la fin de cette semaine et ils sont jugés par une personne qui n'y comprend rien... et ne s'est pas intéressé au groupe avant. Meilleur groupe live mais pour elle c'est mieux Korn ah ah ah... Aimé la musique de Babymetal et jugé les chanteuses avec chorégraphie "enfantine", enfantine pfff... c'est pas du easy listening, vraiment pas... avec apocalyptica il n'y a que ça la musique mais elle a aimé...


Un exemple d'un festival où zéro problème technique n'arrive et des milliers de personnes qui ont pris connaissance de ce qu'étaient le groupe...

Tout cas, mon lien de ce qui s'est passé à chicago https://www.youtube.com/watch?v=3lQ_0iLnd8Y&t=148s

aimer Apocalyptica et Korn et avoir préféré le vendredi qui était merdique au samedi... comme pas possible. En tout cas

Alternativ News a dit…

Cher "Anonyme",

Tout d'abord, merci d'avoir pris de ton temps précieux pour lire ce live report, et désolée de constater qu'il n'a pas été à la hauteur de tes espérances. Même si je ne comprends pas tout à ton commentaire (peut-être as-tu utilisé un logiciel de traduction ? Si tu préfères, libre à toi de continuer en anglais!)
Néanmoins je me permets de te répondre pour mettre au point deux-trois petits détails :
Premièrement, je n'ai JAMAIS prétendu "comprendre" Babymetal. Deuxièmement, ma "critique" est en fait davantage une analyse et une description des réactions du public qu'une véritable critique de ce qui se passe sur scène, JUSTEMENT parce que j'avoue que Babymetal, c'est vraiment pas mon délire et que si j'avais dû être tout à fait franche, j'aurais peut-être été plus tranchante dans mon propos. Mais je pars du principe qu'à partir du moment où un groupe a l'opportunité de monter sur une scène, que ce soit face à 10 ou face à 30 000 personnes, ce groupe DOIT être respecté. Ce que je fais. Et les termes "enfantin" et "minaudant" sont les termes les plus "méchants" que tu trouveras ici (oui je sais, je suis un monstre).
C'est sympa de nous montrer à quoi ressemble un show de Babymetal face à un public de connaisseurs, mais cet article, c'est le live report du Download Paris, pas d'un show lambda. Je décris ce qui s'est passé ce jour-là, à cet endroit-là.

Puis comme tous les goûts sont dans la nature (je ne vais pas te rabaisser pour aimer Babymetal, merci de respecter en retour les gens qui n'adhèrent pas), OUI, j'ai préféré la journée du vendredi. Et OUI, j'ai aimé voir Korn, qui est un groupe que je suis depuis 12-13 ans, et OUI, j'aime aussi Apocalyptica, et NON, il n'y a pas "que ça la musique" dans un show d'Apocalyptica, étant donné que le talentueux Franky Pérez a rejoint le groupe (ce que tu saurais si tu avais lu l'intégralité du report).

Cela dit, merci d'avoir pris le temps de te pencher sur cet article et d'y répondre, j'espère que tu ne m'en voudras pas trop pour ne pas avoir fait l'éloge de Babymetal et que tu repasseras nous voir sur le site ou sur nos réseaux.
Excellente journée à toi et à la prochaine,

Laurie / Alternativ News