mercredi 20 juillet 2016

Live Report : Betraying The Martyrs + Solitaris @ Rack'am, Brétigny-sur-Orge - 28/05/16

Grèves dans les transports, inondations, RER C sous l’eau : ce 28 mai, cela paraissait être un pari risqué de prévoir un concert en banlieue parisienne. Pourtant, c’est ce qu’a fait Betraying The Martyrs. Après cinq mois sans monter sur scène, le groupe emblématique de la scène française signait ce jour-là son grand retour au Rack’am de Bretigny-sur-Orge et les fans ont été nombreux à répondre présents. Retour sur cette chouette soirée dans la suite de l’article.

Les Parisiens de Solitaris ont été chargés d’ouvrir la soirée, face à une foule déjà relativement compacte – et surtout très motivée. L’énergie communicative des musiciens et les encouragements du frontman n’ont eu aucun mal à réveiller les spectateurs, qui n’ont mis que quelques minutes avant d’ouvrir le premier pit dans cette petite salle bien sympathique.
Copains, famille, connaisseurs ou non, tous se sont pris au jeu et ont répondu aux sollicitations du chanteur tout au long de ce set d’une petite demi-heure, qui semble avoir satisfait le public.


Une fois que tout le monde a refait le plein de bière et que les derniers spectateurs prennent place dans la salle du Rack’am, cette dernière est plongée dans le noir. Les rangs se resserrent pendant l’intro, les acclamations fusent alors que les musiciens de Betraying The Martyrs prennent place sur scène. Le chanteur Aaron Matts est le dernier à venir compléter le tableau, et c’est "Liberate Me Ex Inferis" qui donne le coup d’envoi du set. 



Victor Guillet, l’autre chanteur et claviériste du groupe, profitera du premier moment de répit qu’il trouvera pour remercier le public d’être venu en si grand nombre. Conscients que le combo grèves + inondations + concert en banlieue était un peu audacieux ce jour-là, les musiciens semblent agréablement surpris de se retrouver face à une salle quasi-comble – et survoltée pour couronner le tout. Il est clair que Betraying The Martyrs avait manqué à ses fans parisiens (aux autres sans doute aussi). Après cinq mois loin de la scène, le groupe était attendu au tournant… et on a vraiment du mal à croire que la pause a été si longue, même si les musiciens répètent à plusieurs reprises que « c’est plus d’leur âge ces conneries ». 



Toujours le même dynamisme, la même prestance scénique, et surtout, cette qualité que l’on ne retrouve chez aucun autre groupe français de ce genre. Chacun des membres remplit son rôle à la perfection – même si ce n’est pas la chevelure de Mark Mironov que l’on retrouve derrière les fûts ce soir-là – et nous montre que la France n’a pas à rougir face aux grosses pointures américaines ou britanniques.



Le groupe avait promis sur les réseaux sociaux de présenter plusieurs nouveaux morceaux au public français… Malheureusement, certaines contraintes indépendantes de la volonté des musiciens le leur interdisent. Le troisième album studio est pourtant bouclé, mais il faudra encore attendre quelques semaines avant d’en découvrir les premiers extraits. 



La foule a beau être déçue, tout le monde comprend et savoure tout autant des morceaux comme "Because Of You", "Man Made Disaster" ou "Life Is Precious", qui sont ponctués par de multiples interactions avec les fans et par quelques dabs furtifs. Avec des titres aussi puissants, Betraying The Martyrs a de quoi satisfaire les envies de chacun, et ce ne sont pas les mosheurs qui diraient le contraire. 


Tout au long de la petite heure de set, le pit reste en ébullition constante, et après un clin d’œil à Mitch Lucker pour "Legends Never Die", il est temps pour le groupe de reprendre son souffle en coulisses, alors que les spectateurs réclament un morceau supplémentaire – et attention, pas n’importe lequel !




C’est avec "Let It Go", la reprise de la bande originale de La Reine Des Neiges (« Libérée, délivrée » si vous préférez) que le groupe clôture son set. Et évidemment, ce morceau est repris en chœur par absolument tout le monde dans l’enceinte du Rack’am. Ça danse, ça chante, ça moshe, ça slamme ; c’est une sorte de bouquet final pour cette reprise des shows. Quand on voit à quel point ce titre fait l’unanimité, on pourrait presque espérer que le groupe nous prévoit une nouvelle cover Disney dans le prochain album…




En tout cas, ce 28 mai a marqué un retour en beauté du groupe français, et la frustration de n’avoir pu entendre les nouvelles compositions n’a fait qu’accroître notre hâte de découvrir ce nouvel album tant attendu.



Betraying The Martyrs a un agenda joliment rempli en juin/juillet (quelques dates en France, en Italie, festival en Allemagne…), il ne reste plus qu’à espérer que le groupe ne mettra pas cinq mois à remonter sur une scène en région parisienne !

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. (site officiel)

Merci à Marine et à toute l'équipe du Rack'am. 





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