mardi 19 juillet 2016

Les 15 albums indispensables de ce début d'année 2016

2015 nous avait laissés un peu K.O. et on ne peut pas dire que ce soit à nouveau la joie dans les chaumières hexagonales au vu des circonstances actuelles, mais ces six premiers mois de 2016 ont apporté de belles choses à nos oreilles fragiles plus que jamais en attente de mélodies réparatrices. On vous a listé quinze albums qui ont occupé nos platines et nos écouteurs et à côté des lesquels il ne fallait pas passer.


ARCHITECTS - All Our Gods Have Abandoned Us

Délaissant les parties claires trop entendues pour se concentrer sur le cri et des passages chantés avec une voix légèrement éraillée, Sam Carter contribue à créer l’atmosphère si spéciale de l’album. Les Anglais arrivent à maintenir une certaine tension à la limite de la saturation tout en développant un motif sonore poignant, véritable fil rouge de l'album. En maniant avec dextérité les possibilités du genre, Architects nous offre un résultat inédit. Exercice réussi haut la main ! -Martin G.



BASEMENT - Promise Everything

De retour après une pause de deux ans dans leur jeune carrière, les quatre Anglais nous proposent avec Promise Everything une version plus policée de leur musique, dopée aux influences 90's. Maîtrisant une fois de plus avec justesse les ingrédients qui ont forgé leur succès, les gaillards nous offrent un lot de titres qui valent le détour. -Martin G.



GOJIRA - Magma

L’album de la sur-maturité, dans le bons sens du terme, pour la bande des frères Duplantier, où concision rime avec émotion, où le catchy se mélange à l’intelligence de composition. Un disque court, précis, renforcé par son côté artisanal qui crée cette sensation de naturel et d’intime à l’écoute. Chaque morceau est une entité à part entière et apporte sa pierre à l’édifice. Simple, efficace, non moins puissant et surprenant pour autant, beau, mais surtout impossible à rater. -Alexandre M.



I LOVE YOUR LIFESTYLE - We Go Way Back

Comment faire rimer les combats qui agitent actuellement les milieux alternatifs et une musique festive ? Ces Suédois proposent une réponse avec leur premier long-jeu, engagé contre le sexisme ou la mainmise des réseaux sociaux sur le jugement de chacun. Il évoque l'anxiété et la dépression sur des mélodies diablement entraînantes avec tapis de fuzz, élans twinkly et petits solos incongrus. Le disque de l'été des emokids. -Guillaume D.



JACK GARRATT - Phase

Multi-instrumentiste doté d’une voix d’or, Jack Garratt fait partie des jeunes sensations de cette année. Son premier album Phase est un savant mélange d’électro, de pop et de hip-hop qui enflamme autant les dancefloors qu’il séduit les cœurs à vif. Difficile de croire que le jeune anglais n’a que deux bras lorsqu’il s’affaire en même temps sur son drum kit, sa guitare et son clavier ! Une entrée en matière tonitruante qui ne promet que du bon pour la suite. -Benoît D.



LETLIVE. - If I'm The Devil...

If I’m The Devil… nous laisse apercevoir les fous furieux de letlive. sous un jour plus pop.  Tournant le dos aux rythmiques rapides et aux structures décousues afin de se concentrer sur les mélodies, le groupe impressionne toujours par sa précision d’exécution. A l’image du single "Good Morning, America", cet album vous accompagnera lors des premiers rayons de soleil sans aucun souci grâce à toute l’énergie et l’émotion qu’il laisse transpirer. -Martin G.



NOTHING - Tired Of Tomorrow

Plus léger et varié dans la composition, beaucoup plus sombre dans l'esprit, et terriblement coïncident avec le ressenti général en ces temps obscurs, Tired Of Tomorrow est le juste milieu entre grunge insolent, dream pop classieuse et shoegaze insouciant. Le deuxième long-jeu de Nothing évoque à la fois la sérénité et le nihilisme, au travers de compositions presque ironiques, directement inspirées par un vécu tragique et violent. Un témoin touchant et bouleversant de notre époque. -Guillaume D.



PINEGROVE - Cardinal

Run For Cover a encore le nez fin : en signant le confidentiel groupe du New Jersey Pinegrove l’an dernier, ils s’assuraient l’une des plus belles sorties de 2016. Cardinal a le capital sympathie immédiat d’un album rock des années 90, évoquant les guitares de Wilco, Bult To Spill ou Broken Social Scene à la première écoute, avant de se révéler dense et intense dans ses thèmes et son écriture, magnifiquement portée par un chant qu’on a rarement vu aussi juste sur le label. -Romain Jeanticou



RADIOHEAD - A Moon Shaped Pool

Le disque est à l’image du chant de Thom Yorke : il s’est simplifié pour n’en ressortir que plus percutant et retrouver sa grâce que certains auraient qualifiée d’usée. Cette baffe mélodieuse en devient une œuvre dense et hypnotique qui lève le voile sur une surprenante seconde maturité. Une telle liberté et surtout une telle justesse, selon un modèle de conception « du neuf avec du vieux » est fondamentalement marque d’un immense talent, s’il était encore à prouver. -Alexandre M.



SPORT - Slow

Sorti (presque) par surprise, le troisième album de la formation française fait évoluer sa musique, la rendant plus simple et moody. La thématique de l'album explique en partie ce choix : l'acceptation de l'âge adulte, le rapport avec le temps et l'éphémère. On n'est pas pour autant dépaysé, le chant braillé et les accents math-rock étant toujours bel et bien présents. Et de toute façon, comme l'évoque cette phrase du titre "Trompe L'Ennui" : "Où est le mal à vouloir prendre le temps" ? -Guillaume D.



THE 1975 - I Like It When You Sleep, For You Are So Beautiful Yet So Unaware Of It

The 1975 peuvent-ils tout faire ? C’est ce que leur deuxième album laisser penser. S’ils assument leur côté adolescent sur les singles, les longues plages atmosphériques renouent avec les débuts du groupe et illustrent leur capacité à étendre leur maîtrise sur tout type de rythme et d’ambiance. Le saxophone contribue à colorer l’album d’une touche néo-70s qui s’ajoute à leur impressionnante palette esthétique. Incontournable ! -Benoît D.



THE HOTELIER - Goodness

La quatrième vague emo s'était trouvé un classique en Home, Like NoPlace Is There, le deuxième LP de The Hotelier. Plus ambitieux, plus varié mais moins sombre et défait de l'élément de surprise, le statut qu'endossera celui-ci sera forcément différent. Il n'en est pas moins captivant dans sa force dramatique et narrative et sa singulière intensité. The Hotelier mène la danse de l'emo 2016. -Romain Jeanticou



THRICE - To Be Everywhere Is To Be Nowhere

Le retour de Thrice est à l'image de ses acteurs : extrêmement naturel. Au-delà de l'euphorie de savoir que ces quatre-là refont de la musique ensemble, l'approche plus directe appliquée à la cohésion habituelle de leurs albums apporte réellement un peu de fraîcheur à leur son. Celui-ci revient un peu en arrière, rappelant parfois le côté heavy de Vheissu en l'ajoutant aux sonorités alternatives de Major/Minor. L'alchimie du quatuor est toujours aussi indéniable. -Romain Jeanticou



VIOLENT SOHO - WACO

Sur l’inoubliable Hungry Ghost, les Australiens Violent Soho démontraient un impressionnant appétit pour le rock’n’roll, enseveli sous des couches de cheveux longs et de vapeurs d’herbes aromatiques. Moins branleur que son prédécesseur, WACO est à la fois plus retenu et plus sophistiqué dans ses textures, mais maintient le règne des riffs et des sing-alongs pour en faire un indispensable album estival. -Romain Jeanticou



WHITE LUNG - Paradise

Dans la forme, Paradise lave plus blanc que blanc dans la discographie des Canadiens de White Lung : beaucoup plus direct dans la construction et beaucoup plus propre dans la production. Dans le fond, ce quatrième LP les montrent plus véhéments que jamais par la ferveur féministe de la chanteuse Mish Way et les fulgurances du guitariste Kenneth Williams. -Romain Jeanticou







2 commentaires :

ACVPV a dit…

Merci beaucoup pour cette liste!!

Anonyme a dit…

Manque "Painkillers" de Brain Fallon :)